‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 86 sur 133 · A. MÉCANISME DE LA RESPIRATION DANS LES POISSONS OSSEUX · texte numérisé non relu

A. MÉCANISME DE LA RESPIRATION DANS LES POISSONS OSSEUX

$ LE Des cavités branchiales.

a. Leur position; structure de leurs parois; forme et étendue relative de ces cavites,

[Il n’y a que deux cavités branchiales dans la sous-

classe des poissons osseux ; elles sont situées de chaque *: 35

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côté de la tête et de la partie la plus avancée du tronc, immédiatement en arrière de la cavité buccale.

Leurs parois sont formées, en dehors, par lopercule osseux, par les branches hyoïdes, par les rayons osseux qui s’y fixent et par l’opercule membraneux que ces rayons soutiennent, lequel s'étend plus ou moins au-delà de l’opercule osseux.

Du côté de la cavité buccale, elles sont limitées par les branches hyoïdes, par les ares branchiaux etpar les os pharyngiens. Les inférieurs de ceux-ci les séparent d’ailleurs l’une de l’autre, en arrière, ainsi que le pharynx, lequel occupe, comme l'on sait, l'axe du corps.

En bas, elles ont entre elles une cloison, une sorte d’isthme, suivant M. Cuvier (Hist. nalur. des Poissons, &. 1, p. 970), qui sépare encore leurs orifices ex= icrieurs. Cette cloison est formée, en avant, par le corps de l’hyoïde, et en arrière par les extrémités réunies des os coracoïides; parlesmuscles coraco-hyoïdiens, quivont de l’un à l’autre de ces os; par la muqueuse qui la recouvre en dedans, et par la peau qui la revêt en dehors.

Enfin, en dedans et en arrière, ce sont encore les os pharyngiens inférieurs, par leur face externe, et la ceinture osseuse composée des os sus-scapulaire, scapulaire et huméral, qui limitent cette cavité.

Nous avons vu (dans l’article sur la structure des branchies) que chaque branchie peut être distinguée en deux portions, l’une supérieure et l’autre inferieure. La premiére est assez généralement plus séparée de la cavité buccale, dans une sorte d’anfractuosité supérieure de la cavité branchiale, que limite en bas un repli de la muqueuse buccale, qui part de la face interne et inférieure du préopereule, Nous appel-

lerons cette anfractuosité la chambre supérieure de la cavité que nous décrivons.

Cette chambre nous a paru généralement plus limitée, plus facile à déterminer, et plus grande dans les poissons dont la cavité branchiale est plus enfermée, comme dans les anguilliformes ; elle est encore trèsbien limitée dans les cyprins, ete. ; elle l’est moins dans les clupées. L'eau n’y arrive de la cavité buccale que par reflux, parce qu'elle ne communique pas avec cette cavité, du moins dans la plupart des cas, aussi directement que la chambre inférieure,

La capacité de la cavité branchiale n’est pas toujours en raison du volume des branchies qu’elle doit renfermer. Elle peut s'étendre bien au-delà de cette mesure, afin de retenir une certaine quantité d’eau autour des branchies; ce qui donne au poisson la faculté d’être mis à sec, ou de vivre plus ou moins long-temps dans l'air.

Cette grande capacité de la cavité branchiale, relativement au volume des branchies, se remarque surtout dans les callionymes et dans les Pectorales pediculées, parmi les Acanthoptérygiens ; dans le cycloptères lump , parmi les Malacoptérygiens subbrachiens ; dans les Anguilliformes, parmi les Apodes, et dans les tétraodons , diodons et moles, parmi les Plectognathes.

Nous reviendrons sur cette circonstance d’organisation, en décrivant l’orifice externe des branchies. Nous verrons alors, que cet orifice est toujours très-étroit, quand la cavité branchiale a une grande capacité pour retenir beaucoup d’eau, ]

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