‹ Lecons d'anatomie comparéeChapitre 112 sur 191 · ART. V. ORGANES MALES ET FEMELLES D' ACCOUPLEMENT · texte numérisé non relu

ART. V. ORGANES MALES ET FEMELLES D' ACCOUPLEMENT

sur le flanc droit du corps, à la fin de son tiers antérieur. L'orifice de la verge, plus petit et rond, est supérieur ; celui de loviducte est plus grand, en demi-lune et inférieur (i). La verge est longue d'un à deux pouces, et se déroule au-dehors, comme celle du colimaçon , etc.

Vamùrette nous servira encore d'exemple pour les organes d'accouplement sans vestibule générateur. Les orifices de la verge et du vagin sont rapprochés à l'intérieur et seulement séparés par un repli, sorte d'éperon (2).]

IL Des organes d'accouplement chez les Gastéropodes hermaphrodites qui ont l'issue de la verge plus ou moins séparée de celle de loviducte.

[Il y a encore dans cette catégorie*deux dispositions différentes dans les organes mâles et femelles.

Dans l'une, les organes préparateurs des deux sexes ont la même issue, laquelle est séparée de celle de la verge. C'est la seule que M. Guvier paraisse avoir connue. Dans une autre combinaison , celle des Siphonaires , les organes mâles, préparateurs et copulateurs,sont séparés des organes femelles.]

La première de ces deux dispositions comprend ceux des Gastéropodes hermaphrodites où la verge sort par un point du corps éloigné de loviductus. Ce qu'ils ont de plus bizarre, c'est que le canal déférent reste toujours collé à Toviductus, et qu'il ne communique

(1) Mémoire sur. le genre Tritonia, par M. Ctrvier, pi. H, fig« *

(2) M. Deshayes , m. c.

avec la verge que par un sillon creusé à la surface extérieure du corps.

Ce sillon est creusé au côté droit du col, dans ïaplysia, ou sous le rebord droit du manteau, dans Vonchidium, etc.

Décrivons d'abord Yapljsie. Le cordon commun qui va à l'extérieur du corps est d'abord divisé en deux canaux. Celui qui vient du testicule est formé d'une membrane plus mince et très plissée; l'autre , qui vient de l'oviductus, a des parois plus épaisses. Une fente établit entre ces deux canaux une libre communication , dès le premier tiers de la longueur ; mais ils restent néanmoins distingués par une cloison membraneuse saillante. C'est vers le deuxième tiers que s'ouvre, par un petit conduit particulier, la vessie ovale. La partie du double canal située plus loin que l'orifice de cette vessie forme une saillie visible à l'extérieur, au côté droit du corps , et son orifice se continue avec une rainure profonde qui règne le long du côté droit du cou, et qui sillonne le corps de la verge. Cette rainure sert-elle à conduire la liqueur séminale d'une aplysie dans le corps de l'autre? C'est de cette question que dépend l'explication de la manière dont ces animaux se fécondent.

Lïonckidium est dans le même cas que l'aplysie pour la séparation des organes. L'oviductus, après s'être collé au testicule, va se joindre au canal delà vessie, tout près du col de celle-ci; et le canal commun sort au même point que le canal déférent. De leur orifice, règne le long du dessous du manteau, du côté droit, un sillon jusqu'à celui de la verge, situé du côté droit de la tête. Celui-ci donne d'abord dans une bourse à

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deux culs-de-sac. Ali fond de l'un des deux, donne un tuyau cylindrique , qui traverse un renflement musculaire elliptique, et se prolonge au-delà dans une longueur plus que quintuple de celle du corps. Près de son entrée dans la bourse, ce tuyau recèle une pointe aiguë et cornée. Dans l'autre cul-de-sac de la bourse aboutit un tuyau un peu moins long et beaucoup plus mince que le précédent, sans renflement. Il a aussi, à son issue dans la bourse, une petite pointe cornée. Il paraît bien difficile d'assigner l'usage précis de ces deux organes.

Dans la buttée, l'oviductus est partout distinct du testicule et du canal de la vessie, quoique ces trois organes aient leur issue au même endroit. Il y a de plus une vésicule accessoire qui sort avec eux, et une autre plus petite qui se décharge dans l'oviductus. La verge forme en dedans un tube presque aussi long que celui del'onchidie, mais sans renflement ni tube accessoire.

[Dans la Sipkonaire , la verge reçoit le canal déférent tout près de sa base; son orifice s'ouvre à l'extérieur, dans Féchancrure qui sépare du côté gauche [?] la tête du corps. L'entrée du vagin qui se continue avec l'oviducte est du même côté , mais bien plus en arrière, au-devant de la valvule de la respiration (1).]

B. Des organes d'accouplement dans la Classe des Ptéropodes.

[Pour leurs organes d'accouplement , ils doivent être rangés dans la catégorie des Gastéropodes herma-

(i) MM. Quoy etGaimard. Voyage de X Astrolabe, et Règne animal des mollusques, p!. XfiVîfî h\^ %. 36.

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phrodites , dont la verge en fourreau ne reçoit pas le canal déférent, et sort par une ouverture distincte de ce canal et du vagin.

A la vérité M. Cuvier indique dans le Clio borealis une sorte de vestibule génital dans lequel aboutit le canal commun de l'ovaire et du testicule : c'est une bourse ronde qui remplit le tubercule gauche de la tête, et qui s'ouvre près du col(i). Mais la verge n'est pas déterminée dans cette description.

Dans le pneumoderme , M. Cuvier a reconnu bien évidemment cette séparation de la verge et des organes préparateurs mâle et femelle ou de leur conduit commun. L'orifice delà verge est en effet entre les deux petites lèvres, et cet organe en fourreau est petit et situé sous la bouche ; tandis que le canal commun de la génération a son orifice un peu en avant de l'anus et se prolonge en dehors en un sillon qui se dirige en avant.

Dans Xhyale, la verge est de même séparée du tes îicule, repliée sur elle même, au-dessus de l'œsophage et sort par un orifice situé en avant et un peu au-dessous de la bourse (2).

Dans la limacina arctica, l'ouverture de la verge est tout près de la bouche, très rapprochée de la ligne médiane , entre les deux nageoires. Cet organe est toujours une poche musculeuse susceptible de se dérouler au dehors. L'orifice du canal excréteur commun

(1) Mémoire sur le Clio borealis, p. 8, et planche , tig. 3 et 7.

(2) Mém. sur Yhyale et le pneumoderme , par M Cuvier, tig. 9, et (5

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des organes préparateurs hermaphrodites se voit sur la nuque , un peu à droite.

C'est plutôt l'orifice d'un vestibule générateur qui contient la vésicule copulatrice et une poche glanduleuse déterminée comme une prostate (1) ?

La séparation de la verge et de l'orifice du vagin est de même très remarquable dans la cymbulits. Le premier se déroule au dehors, dans la ligne médiane audessus des tentacules et de la bouche, et comme il est assez considérable, il avait été pris pour une trompe.

L'orifice du vagin ou du canal commun des organes préparateurs et de la vésicule copulatrice est situé sur le côté droit du corps sous la branchie de ce côté (a).

Dans les autres Ptéropodes , les cléodores , les euvieries^ il y a de même une verge en fourreau séparée des organes préparateurs. Celle des cuvieries aurait des crochets très durs à pointes cartilagineuses. C'est le seul exemple que je connaisse, dans ce type, de verge armée et irritante (3).]

(1) Sur la Limacina arctica, Cuv., par M. Van Beneden, p. 57, et pi. 5, % IV, VIII, X et XII, (2) Mém. de M. Fan Beneden ,'p. 1 5 et 20 de la pi. I. (3) Mém. de M. Van Beneden, p. 47«

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