ART. I. CHEZ LES VERTEBRES
le coati, n'en ont que six ; la loutre , le lion et la panthère, quatre seulement; le cougouar, six; le chat et le se/val, huit ; ie chien, jusuuk dix ; mais ce nombre peut être réduit à sept, comme clans le furet.
C'est dans Tordre des Rongeurs , et dans Y agouti en particulier, qui en a de douze à quatorze, que nous avons trouvé le plus grand nombre de mamelles; mais ily en a aussi qui n'en ontque deux, Yanoêma ou cochon ffïnde , et d'autres qui n'en ont que quatre, le puca , ['écureuil pal 'mis te (Se. palmarum , Pallas), Y hélam y s , le jerbo (mus s agit ta), ie Capromys Fournie ri Desm.
Parmi les Pachydermes , ie lapin , le rhinocéros 3 l'hippopotame, n'en ont que deux sous l'abdomen, tandis que le cochon domestique en a dix.
Le cheval a deux mamelles inguinales seulement.
Les Ruminants les ont de même inguinales, au nombre de deux ou de quatre.
Parmi les Edentês , le fourmilier didactyle en a quatre, deux sur la poitrine et deux abdominales; la plupart des espèces de tâtonne n'en ont que deux sur la poitrine; celles qui en ont quatre en ont deux inguinales. Le Cachicame (Dasypus novem-cincius , L.) e t dans ce cas. (Je petit nombre de mamelles n'est plus ici en rapport avec celui des petits, chez ces animaux , qui sont très féconds.
Il n'est pas besoin d'avertir que les vaisseaux des mamelles doivent différer d'après leur situation. Lorsqu'elles sont inguinales ou abdominales, c'est à l'artère et à la veine épigastrique qu'appartiennent leurs principaux vaisseaux sanguins.
Les mamelles ne sont pas généralement distendues
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hors et dorant la gestation comme chez la femme . aussi ne deviennent-elles bien apparentes , le plus souvent, qu'à l'époque de l'allaitement, lorsqu'elles se remplissent de lait.
Eue autre différence remarquable est celle que présente la structure du mamelon. Il est ordinairement creux , et percé seulement d'un ou de deux orifices. Sa cavité est l'aboutissant d'un ou de plusieurs réservoirs plus grands, dans lesquels les conduits lactifères versent le lait.
[11 sort par un seul orifice, dans les Cétacés ; par un ou deux dans la vache, le cheval ; par huit , selon Levaillant, dans Y éléphant; par cinq dans le lapin; par dix dans le cl tien.
Leur structure se compose toujours de groupes de cœcums vésiculeux , origine des canaux excréteurs qui les rassemblent en lobules, et successivement en lobes.
Les vésicules sont généralement très petites, sphériques , oblongues, en massue, suivant les espèces (1).
Les Cétacés ont leurs glandes mammaires placées entre les muscles droits de ï abdomen et le paucier de cette région; de sorte que ce muscle, soumis à la volonté de l'animal, doit servir à comprimer la glande, et à faire couler le lait dans la bouche, peu propre à la succion , du petit cétacé (2).]
(i) Voir M. J. Millier, De glandularum sercrncnlium structura peniîiori, pi. IV, fig. i, 2 et 3 pour celles du lapin; hg. 4-7 pour celles du hérisson, et fîg. 8 pour celles de la vache; et pi. XVII, fig. î pour la glande mammaire du marsouin, et î'iq. i de la haleine. La structure intime des glandes mammaires avait été reconnue et décrite d'après le hérisson , par J. G. Dtivërnoy. Commentaria Petropo'., t. XIV, i ^5 1 .
(2) M. Rapp . o. c,
akt. i. cHEèi les iféRti&k&. 609
IL Chez les Mammifères lilarsuuiaujc.
§ 1 . Dans la section des Dicie/phes.
La série des Didelphes a des mamelles très variables pour le nombre, même d'une espèce à l'autre, à en juger parle nombre des mamelons; et ce qu'il y a de plus singulier, c'est que ce nombre n'est pas le même à l'état de fœtus et à 1 état adulte. Nous l'avions indiqué de sept dans le sarigue (à oreilles bicolores). MM. Eidoux et Laurent ont trouvé le même nombre dans l'adulte; tandis qu'il était de treize dans un fœtus mammaire (i).
Ce dernier nombre subsistait dans une femelle adulte de même espèce, suivant M. il. Ovven. Cette différence confirme celle que nous avions indiquée dans le cbiffre de sept à quatorze que nous avious donné pour le marmose , Did. murina (2).
Le crabrier (did. cancrivora) en a onze; le quatreceil (Did. opossum) neuf (3) ou quatre (4).
Le perameles nasuia en a six ou huit ; le p fiascogale penicillata huit, disposées en cercle; le t/tylacine , quatre.
Nous avions indiqué deux mamelles seulement clans le phalanger [renard?], hes autres phalangers et les pelauristes en ont quatre; les kanguroos de même, quoiqu'ils soient unrpares.
(1) Recherches anatomiques et zoologiques sur les Mammifères marsupiaux , pi. I, iig. 4 et 6. (2) M. E. Geoffroy, Études progressives du naturaliste, pi. VI, en a fait représenter neuf". (3) M. Owen, article Mursupialia. Gyclopedia of anatomy and physiology. Loudon, 1 84 1. (4) MM. Eidoux et Laurent , in. c, pi, 11 . fig, 2.
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Lorsque le nombre des mamelles est impair, dans cette grande section des Marsupiaux que nous appelons DUlelphes , la mamelle surnuméraire est toujours au milieu du cercle ou de l'ellipse que figurent les paires de mamelles , sur la partie la plus reculée du ventre.
Une circonstance que nous devons signaler, chez ces singuliers animaux, à gestation extérieure , c est l'extrême petitesse du mamelon , au moment du passage des avortons dans la bourse; sa position permanente dans la bouche de ce petit être, pendant les premières semaines de son accroissement ; son allongement extraordinaire et son développement durant cette époque (1).
Ce mamelon à son extrémité est percée de six orifices des principaux canaux galactophores disposés circulairement.
§ 2. Dans la division des Mo notre mes.
La seconde division des Marsupiaux, celle des Monotrêmes , ne montre ses mamelles avec le mamelon développé qu'au moment de l'allaitement. C'est au célèbre Meckel qu'on en doit la première connaissance.
Elles sont situées sur les côtés de l'abdomen entre le panicule charnu, le muscle oblique descendant,et les muscles antérieurs de la cuisse.
Elles se composent d'environ cent quarante vésicules en forme de ccecums sinueux et en massue , c'est-àdire qu'elles sont dilatées vers leur fond, et rétrécies en canal étroit vers le mamelon, où elles se concentrent.
(i) Observations de M. Barton, cité par M. E. Geoff'roy-Saint-Hiiaire, article Marsupiaux^ Dict.cîes se. natur., t. XXiX, p. 241.