DES GLANDES SPEKMAGÈNES OU DES TESTICULES
Ces glapdes sont toujours paires chez tous les animaux de ce type; mais leur structure et leur position peuvent varier considérablement.
A. Dans r homme.
Les testicules ou les glandes spermagènes sont au nombre de deux, comme dans tous les animaux vertébrés. Depuis le septième mois de la vie fœtale, ils sont suspendus au-dessous du bassin , dans une espèce de bourse, le scrotum, qui n'est autre cliose qu'un prolongement de la peau.
[Nous reviendrons sur la composition de cette poche, après avoir fait connaître leur forme et leur organisation.]
Les testicules proprement dits ont une forme ovale. Ils ont pour enveloppe extérieure un prolongement du péritoine qui compose leur tunique vaginale, et se comporte à leur égard comme tout le reste de cette membrane à l'égard des viscères abdominaux; c'est-àdire que c'est un. sac fermé ou à peu près, dans l'adulte, qui les contourne et leur adhère dans une par- 8. 7
98 XXXIIIe LECOÏN. ORGANES PREPARATEURS MALES.
tie de la surface externe de ses parois, repliée pour cela dans l'autre partie, qui reste libre.
Leur tunique propre se distingue par sa blancheur , qui Fa fait appeler aîbuginée; par son tissu ferme et serré , et par sa texture fibreuse.
La substance des testicules est de couleur grisâtre et d'apparence homogène. Examinée avec soin, elle na présenté qu'un lacis de canaux, extrêmement nombreux et déliés, remplis de liqueur séminale, et entrelacés de vaisseaux sanguins, de lymphatiques, et sans doute de beaucoup de filets nerveux. Plusieurs des canaux séminifères se rendent dansl'épididyme à travers le corps cï Highmore , dont la substance compacte forme une saillie longitudinale le long de ia paroi interne de falbuginée qui répond à l'épididyme.
11 part de ce corps un assez grand nombre de filaments ou de lames qui séparent les conduits séminifères en faisceaux, dirigés en travers (i), et vont se fixer dans les points opposés de l'albuginée. C'est de ce même corps que rayonne une partie des vaisseaux sanpuins qui pénètrent dans la substance du testicule ; il est encore le rendez-vous des conduits séminifères qui paraissent converger vers lui.
[Ces conduits, extrêmement repliés sur eux-mêmes, que Ion a cru former des tubes isolés, auraient entre eux, suivant^//. Lauth, des anastomoses assez fréquentes. A deux ou trois centimètres du corps àHighinore , ils se redressent, au lieu de continuer d'être flexueux, et forment dans l'épaisseur de ce corps, en
(i) Ce sont ces faisceaux qu'on a désignés sous les noms de lobes et de fabules.