ART. I. GLANDES SPERMÀOÈNES DANS LES MAMMIFÈRES. J
Je cordon des vaisseaux spermatiques: elles forment dans ce cordon deux faisceaux d'artérioles, dont une partie se distribue aux enveloppes du testicule, et qui percent ensuite, L'un l'épididyme et l'autre la substance du premier. Les rameaux de l'épigastrique, de l'ombilicale, de la honteuse interne et des honteuses externes, concourent, avec ces artères, à porterie sang au testicule, et particulièrement à ses enveloppes, lis ont des veines analogues ; les spermatiques sont remarquables par les valvules qu'elles ont, contre l'ordinaire des veines des viscères, et par le plexus épais connu sous le nom de corps pampiniforme, qu'elles forment au sortir du testicule , et qui s'étend à travers l'anneau jusque dans l'abdomen; elles se rendent dans la veine cave , dans les émulgentes, et même dans les lombaires et les iliaques.
[Les nerfs des testicules sont des nerfs ganglionnaires. Ils proviennent du plexus spermatique et du plexus hypogastrique. Le plexus spermatique, qui reçoit des rameaux du plexus rénal, du plexus aorlique et du mésentérique supérieur, accompagne l'artère spermatique et s'anostoinose avec le plexus hypogastrique, par les filets que celui-ci envoie au canal déférent.
Les nerfs des deux plexus se joignent vis-à-vis de l'anneau inguinal et s'identifient tellement avec les tuniques des vaisseaux du cordon, qu'on ne les suit jus qu'au testicule qu'avec la plus grande difficulté (1).
MM. Krause et J. Muiler les ont suivis, depuis la
(i) Voir J. Swan, Névrologie du corps humain. Paris, 1 838 , pi. V et. VI, et les notes de M. Chassaiqnac. p. 36.
102 XXXIIIe LEÇON. ORGANES PREPARATEURS MALES.
racine du pénis jusqu'à ia proximité du plexus hypôgastrique inférieur. Ils ont remarqué que ces filets nerveux ont une couleur grise (i).]
Les enveloppes du testicule reçoivent des nerfs lombaires.
En générai, les nerfs de ces organes leur donnent une sensibilité exquise qui les distingue de tous les autres organes sécréteurs.
B. Dans les Mammifères.
Les testicules varient principalement dans leur situation, d'où dépend la présence ou l'absence d'un scrotum. Ils sont constamment suspendus dans une semblable bourse chez les Quadrumanes ; chez la plupart des Carnivores , tels que lesows , les mangoustes, les chats, où on les voit en arrière du bassin, au-dessous de l'anus; les hyènes , les martes ; chez les Didelp/ies, tels que les kanguroos et lephascolome, qui ont cette bourse longue et suspendue en devant du bassin, et dans laquelle les testicules sont collés l'un contre l'autre , sans cloison celluleuse intermédiaire; dans les lièvres , où le scrotum est partagé en deux loges assez distinctes; dans les gerboises; chez la plupart des Ruminants , et chez les Solipèdes.
Ils sont serrés sous ia peau du périnée, chez les civettes, parmi les Carnassiers ; chez les Pachydermes ; ou sous celle de Faine , chez les loutres, les chameaux ; ils se glissent du bas-ventre dans l'une ou l'autre de ces régions, particulièrement au temps des amours, chez les Chéiroptères; et chez les taupes, les musaraignes et les
(i) Archives de J. Muller pour 1837, p. 3o.