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ART. I. GLANDES SPERMAGENES DES POISSONS. U

créteur ont l'organisation compliquée quelle présente dans les trois classes supérieures.

Nous avions bien distingué ce dernier type , en i8o5, du type le plus général; mais nous avons eu tort de supposer que tous les, autres poissons étaient pourvus de testicules en forme de sac, avec un canal déférent; nous avions méconnu le type de X anguille et des lamproies.

La glande spermagène des poissons est toujours double et rarement symétrique, à la fois dans sa forme et dans son volume.

Sa position dans la cavité abdominale sous les reins et la vessie natatoire, quand celle-ci existe, est absolument semblable à la position des ovaires.

Elle y est de même retenue par un repli du péritoine qui renferme ses vaisseaux sanguins et ses nerfs et l'enveloppe de tous côtés.

Dans le premier type, celui sans canal excréteur, la forme générale de la glande est celle dune longue bande plissée à ses deux bords, ayant une de ses faces, l'externe, couverte de lamelles membraneuses transversales, dans l'épaisseur desquelles se produit et s'amasse le sperme; tandis que la face interne est lisse. Dans ce type en rnancbette , la bande que forme la glande est plissée par son bord supérieur et se déploie par son bord libre, qui est très étendu et festonné en lobes et en lobules. Ici, il n'y a pas de lamelles proligères sur l'une des faces seulement ; mais les granules spermatiques se montrent dans toute l'épaisseur de cette longue manchette.

Son tissu ne se compose que de deux membranes, l'intérieure ou péritonéale et sa membrane propre. On

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y reconnaît, à 1 époque du rut, une quantité innombrable de granulations, ou de petites capsules spermatiques , dont la forme arrondie les a fait confondre souvent avec les ovules, du moins chez les anguilles ; ici à la vérité ces capsules ont à peu près le volume des ovules; mais ceux-ci se distinguent par leur forme ovale.

Chez les lamproies , les capsules spermatiques sont plus petites, anguleuses; tandis que les ovules sont parfaitement ronds et à surface lisse.]

Ceux des autres poissons, connus plus généralement sous le nom de laite, sont de grands sacs en partie membraneux, en partie glanduleux , de forme régulière, cylindrique ou conique, ou divisée en lobes. Leur volume augmente singulièrement dans le temps du frai; ils sont remplis, à cette époque, d'une matière blanchâtre, opaque, laiteuse, ou de liqueur séminale. Ils ne paraissent essentiellement composés que de cellules, dont les parois, formées d'une membrane très déliée, sécrètent cette dernière liqueur.

[Quelque minces que soient ces parois , on doit y reconnaître trois membranes : l'extérieure ou péritonéale, l'intérieure ou la muqueuse, et la moyenne ou orolip'ère, dont le tissu est fibro-celluleux , et doit jouir d'une contractilité très prononcée pour l'expulsion de la semence, à l'époque du frai, et pour reprendre le petit volume que montre cet organe après cette époque. La muqueuse et la membrane fibro-cellulaire forment généralement des replis nombreux transverses, parallèles, interrompus, pressés les uns vers les autres, mais qu'il n'est plus possible de démêler â l'époque du frai. Ils sont alors tellement collés les uns rs.ix mitres que tout ce testicule ne semble composé que

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