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ART. II. LEURS CANAUX EXCRÉTEURS CHEZ LES POISSONS

noire), ne se réunit que tout près du cloaque en un seul et très court uretère.

Ainsi, chez les mâles des Urodeïes, c'est l'urine qui va, de bonne heure, chercher la semence dans le déférent; tandis que, chez les Anoures , c'est la semence, dont les canaux pénètrent dans le rein, qui va se mélanger à l'urine , dès l'origine du canal commun de ces deux humeurs.

Chez les Batraciens urodèles ,les canaux déférents s'ouvrent chacun dans une papille de la paroi supérieure du cloaque. Les deux papilles sont très rapprochées dans une fossette où sont les orifices des uretères.

C'est précisément à l'endroit où les plis longitudinaux du rectum finissent et où commence une première division du vestibule génito-excrémeptitiel , ou le cloaque supérieur, que se voient ces deux papilles; elles semblent chacune avoir pour prépuce la terminaison d'un de ces plis.

Immédiatement au-dessous , l'orifice de la vessie urinaire aboutit dans la même partie du vestibule.]

E. Dans la classe des Poissons.

[Les anguilles et les lamproies n'ont pas plus de conduit particulier pour porter au dehors la semence produite par la glande spermagène que d'oviducte pour les œufs. Comme les œufs, leur semence déchire les petites capsules dans lesquelles elle s'amasse , et se répand dans la cavité abdominale, d'où elle est expulsée par les canaux péritonéaux ouverts dans la partie la plus reculée de cette cavitç, et qui se terminent, avec les uretères, dans la papille cylindrique et creuse qui se voit au-devant de la nageoire anale.

134 XXXTTT0 LEÇON. ORGANES PREPARATEURS, ETC., MALES.

Dans le second type que nous avons décrit, celui des testicules à sac, nous avons déjà vu lés canaux séminifères verser la semence dans un canal principal, qui règne tout le long de la paroi supérieure de la glande , et qui se dégage en arrière , de la substance propre du testicule, où ce long sac n'a plus qu'un col allongé et très étroit, qui est son canal déférent proprement dit. Les deux canaax se réunissent, après un court trajet, en un seul conduit éjaculateur, qui n'a, le plus souvent, qu'un orifice commun avec la vessie urinaire, lequel est percé entre l'anus et la nageoire anale.

Il est remarquable que les saumons, qui appartiennent à la catégorie des poissons à ovaires sans oviducte, se retrouvent , pour les organes mâles, dans le second type que nous venons de décrire, celui des testicules à sac, qui est le plus commun.

Leur canal déférent, ainsi que celui de la plie , des blennies, etc., montre intérieurement une paroi celiuleuse, dont les cellules nombreuses sont les aboutissants des conduits séminifères.

D'autres fois les embouchures de ces conduits sont marquées, dans les parois du canal déférent, par de petites papilles.

Dans le labrax lupus, le canal déférent, qui règne, ainsi que cela a lieu généralement dans ce type, le long de la glande , dans un espace étroit, libre de lamelles proiigères, vient aboutir dans un long canal éjaculateur, commun aux deux glandes, qui se termine derrière l'anus.

Les esturgeons présenteraient, à cet égard, une particularité remarquable. Plusieurs canaux transverses ,

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