‹ Lecons d'anatomie comparéeChapitre 38 sur 191 · ART. II. LEURS CANAUX EXCRÉTEURS CHEZ LES POTSSOKS · texte numérisé non relu

ART. II. LEURS CANAUX EXCRÉTEURS CHEZ LES POTSSOKS

allant du canal déférent à l'uretère, y porteraient la semence. C'est du moins ce qu'affirme M, Rathke (1) pour le grand esturgeon (aecipenser huso, L.)

Dans Y esturgeon ordinaire (aecipenser sturio L.) ce serait le canal déférent qui se joindrait de bonne heure à l'uretère (2).

11 résulterait de ces deux observations que les Esturgeons auraient des glandes spermagènes à sac, avec un canal déférent ou des canaux séminifères, se réunissant à l'uretère, et que les mâles de ces poissons rentreraient à cet égard, ou à peu près, dans le type commun, comme les mâles des Salmorfès. Nous n'avons pu vérifier ces observations. Ce qu'en dit M. Cuvier dans l'histoire naturelle des poissons (3) est, d'après M. Rathke , qui a représenté ces organes se développant.]

Chez les Sélaciens , la semence produite par le testicule passe dans un épididyme très gros et allongé, qui ne tient à la glande que par un prolongement mince qu'elle lui envoie de son bord externe et antérieur, et dans lequel la substance cellulo-laiteuse de l'organe paraît se continuer. Cet épididyme est un assez gros canal très replié, qui augmente encore de diamètre vers son extrémité postérieure, où il ne fait plus que des zigzags qui se touchent. 11 ne cesse d'être flexueux jusqu'à l'endroit de sa terminaison, et il s'avance le long du bord interne du rein de son côté , contre lequel il est collé, 11 aboutit dans une vésicule séminale placée sous

(1) Beitrœge zur Geschichte der Thierwelt, II. Aith : Halle 1824-

(2) Zoologie médicale par MM. Brandt et Raztburg.

(3) Tom. I, p. 536 et 537.

136 XXXIIIe LEÇON. OBGAXES PREPARATEURS, ETC., MALES.

le gros bout du rein, qui n'est proprement qu'une dilatation de ce canal, mais dont l'entrée et la sortie sont un peu anfractueuses. Les deux vésicules s'ouvrent ensemble au milieu d'une papille cylindrique, qui se , voit dans le cloaque.

[Malgré la juste détermination que nous avions donnée dès i8o5, dans le texte précédent, de l'épididyme des Sélaciens, on lavait mise en doute, en i83o, par suite de la grande difficulté de reconnaître les vaisseaux séminifères, allant du testicule à ce corps, que Ion finit par regarder comme une glande dont l'usage restait problématique (1). Mais dès 1 836 le même savant avait pu suivre ces canaux dans la torpille et dans plusieurs espèces de squales.

Peu d'années après, MM. /. Davy (2) et Stannius découvraient des spermatozoïdes dans le testicule, dans les différents points du canal de lépididyme et dans la dilatation de la vésicule séminale (3).

Les vaisseaux sanguins des glandes spermagènes sont semblables, dans chaque espèce, à ceux des glandes ovigènes.

Nous renvoyons pour leur description à ce que nous en avons dit dans la leçon précédente.]

(1) M. J. Millier, dans son ouvrage cité sur les glandes, p. 107.

(a) Researches physiological and anatomica.1, t. II. p. 436. Londres, i835.

(3) Archives d'anatomie et de physiologie de J. Miiller pour i836, p. Ixxxix, et pour i84o, p. 41 et suiv.

ART. in. DU SPERME DES VERTÉBRÉS. 137

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