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moins prononcées en tire-bouchon. Son extrémité est souvent effilée.
Cette forme type, si différente de celle des poissons osseux, est plus ou moins évidente. Nous Pavons trouvée très prononcée dans les spermatozoïdes de Y aiguillât % tandis que ceux de la raie ronce étaient plus en fil (1).]
E. Réflexions générales su* les formes, les dimensions, les manifestations vitales et le développement des spermatozoïdes des vertébrés.
[La forme constante qui caractérise les spermatozoïdes appartenant à une même espèce ; les ressemblances de forme que présentent, en général, les espèces d'une même famille ; les analogies de forme que montrent les espèces d'une même classe, dun même type, sont autant de circonstances remarquables de leur histoire naturelle.
Leurs dimensions, comme celles des .globules du sang, ne sont pas proportionnées à celles de l'animal.
On pourra en juger par le tableau ci-après.
Nous verrons , dans la leçon sur la génération de chacun des autres types , les formes qu'ils affectent dans les classes que ces types comprennent. Beaucoup d'observations , concernant celle des insectes , les ont constamment montrés de forme capillaire, ayant une des deux extrémités plus épaisse , et l'autre très déliée, se réunissant d'ailleurs en écheveaux, se roulant en boucles , en anses , en anneaux.
Aucune observation bien conslatée ne démontre
(r) M. Lallemand a fait représenter ceux de la raie sans désigner IVspèce. Amtklek ries sciences naturelles, t. XV, pi. 20, 2* série.
d'une manière incontestable, dans ces corpuscules, une organisation intérieure, quoique plusieurs observateurs présument leur avoir reconnu extérieurement une ou deux ventouses (1), et même un canal intestinal intérieurement,
J'ai pu, moi-même , apercevoir que leur corps, chez ceux des Salamandres conservés entre deux verres, montrait, dans toute son étendue, l'apparence d'un canal intérieur. La queue n'en a pas généralement , ou, si elle paraît en avoir un, ce n'est que dans son premier tiers, et il est beaucoup plus délié. J'ai même vu chez quelques uns, comme une ligne rougeâtre dans l'axe de ce canal intérieur de leur corps.
Leurs mouvements, du moins ceux des spermatozoïdes de Mammifères et d'Oiseaux que nous avons observés (de lapin, de cochon d 'Inde , de chien , de coq), ont sans doute toutes les apparences de la vitalité et de la spontanéité. Dans ceux des mammifères, la progression du corps en tous sens semble déterminée par les inflexions, par les mouvements de la queue.
Dans les Oiseaux (le coq), les flexions, les onduiations du corps semblent aussi y contribuer beaucoup.
Dans les tritons à crête, nous avons constaté deux sortes de mouvements, l'un plus rapide que l'autre, celui du filament en spirale , qui tourne d'avant en arrière , et l'autre de flexion et de reptation ou de glissement; c'est celui du filament principal qui représente le corps de ce singulier spermatozoïde.
Ceux de la carpe ne s'agitent que lorsqu'on délaie
(l) M. Valentin, dans les zoospermes de l'ours. Voir son Repertorium pour 1837, t. 1 1, p. i43.
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la laite dans un peu d'eau, et leurs mouvements y sonr très passagers.
La durée des mouvements des spermatozoïdes paraît dépendre beaucoup de l'activité , de l'énergie vitale de l'animal duquel on les a extraits. Leur vie propre serait, conséquemment, plus ou moins dépendante de celle de l'individu qui les produit. Le contraire a lieu pour les animalcules infusoires.
Leeuwenhoeck , qui en avait trouvé dans les cornes de la matrice d'une chienne qui venait d'être couverte , avait calculé que les spermatozoïdes pouvaient franchir un espace de quatre à cinq pouces dans une demi-heure.
Nous ferons une dernière observation sur la constitution physique et sur les propriétés des spermatozoïdes.
Ceux qui ont une forme grêle et allongée , telle que nous l'avons fait connaître chez les Batraciens anoures et chez les Urodèles et les Sélaciens , et que nous retrouverons généralement dans les animaux sans vertèbres , se roulent ou se bouclent promptement, comme des cheveux, quand on les met dans l'eau. Cet effet constant semble indiquer leur constitution physique ; tandis que les dernières expériences de M. Prévost montrent que leur irritabilité suit les mêmes lois que celle des muscles, et que les mêmes agents l'excitent ou la détruisent (1).
Les mulets proprement dits , qui sont inféconds , les jeunes animaux avant l'âge de puberté , les animaux
(i) Voir l'Institut, n° 4^3, 10 nov. 1842, et les Mém. de la Socu'té de physique de Genève.
très âgés , qui ne sont plus propres à !a génération , tous les animaux hors de l'époque du rut, n'ont point de spermatozoïdes.
Le développement des spermatozoïdes est une des études les plus intéressantes de leur histoire.
MM. Prévost et Dumas écrivaient, en 1824 •> qu'ils n'ont aucun intermédiaire entre l'état parfait et la nonexistence. Cette proposition était trop absolue.
Nous avons dit que leur développement avait lieu dans une vésicule, laquelle en renferme de plus petites (1).
A mesure que la vésicule principale croît et se développe , les plus petites se remplissent d'une masse granuleuse, qui se métamorphose bientôt en spermatozoïdes.
Alors les parois de la vésicule génératrice se rompent et laissent libre l'écheveau de spermatozoïdes qui s'y est développé, et qui se compose de corps animés ayant leur forme définitive et paraissant avoir, le plus souvent, tout leur accroissement, comme l'insecte qui sort de la chrysalide.
Cependant nous sommes parvenu à saisir un degré de développement intermédiaire, chez lessalamandres, dans une partie du testicule où le développement des spermatozoïdes n'était pas terminé. Le corps avait ses dimensions , mais la queue était encorecourte , comme rudimentaire et sans le fil en tire-bouchon.
Cette multiplication des écheveaux de spermatozoïdes des animaux, dans une seule vésicule principale, est très caractéristique.
(1) Voir les Icônes physiol. de M. JR. Wagner^, i, fig. II , pour le dé-
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Les productions végétales qu'on a comparées à ces spermatozoïdes sont toujours isolées dans chaque cellule.
Les spermatozoïdes croissent-ils dans les appareils de génération compliqués; en passant, par exemple, chez les Sélaciens, des vésicules primaires, contenues dans les grandes ampoules, où nous avons vu qu'ils éclosent, dans les canaux séminifères de ces vésicules; de ceux-ci dans les efférents, qui les portent dans lepididyme , d'où ils passent dans le canal déférent et la vésicule séminale ; de sorte que ceux pris dans cette vésicule auraient un volume double de ceux du testicule?
Cette observation difficile a été faite par M. Lailemand (z).
Tableau des dimensions des spermatozoïdes du type des vertébrés mesurées en jractions décimales de millimètre.