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A.HT. II. DES GLANDES PKOSTATES

douze, s'ouvrent dans l'urètre autour du verumontanum.

[Ces canaux excréteurs ont leur origine dans des cellules de différentes grandeurs , dont les plus petites, véritables cryptes glanduleuses qui n'ont pas plus d'un demi-millimètre dans leur plus grande dimension , versent l'humeur quelles sécrètent dans les plus grandes, d'où elle passe dans les canaux que nous venons d'indiquer.]

§ 2. Dans les Mammifères.

Nous donnerons le même nom aux corps glanduleux , de structure analogue , dont les canaux excréteurs s'ouvrent, par un ou plusieurs orifices, dans le commencement de la portion musculeuse de l'urètre, ou dans la première partie de son étendue. Une pareille glande existe dans tous les Quadrumanes ; dans les Chéiroptères ; les hérissons parmi les Insectivores ; dans les ours, le raton, les mangoustes et autres Carnivores ; dans les écureuils, les marmottes et les lièvres, parmi les Rongeurs; dans les Pachydermes, les Solipèdes, les Ruminants , les amphibies et les Cétacés.

Dans les Singes, la forme de la prostate est moins régulière, plus large de haut en bas que d'avant en arrière, et embrassant l'urètre comme un croissant. Elle ressemble d'ailleurs parfaitemeut à celle de l'homme par sou tissu, sa situation et son volume. On lui voit, dans le mandrill, quelques lobes accessoires.

Celle des makis proprement dits envoie deux prolongements qui enveloppent les canaux excréteurs des vésicules séminales.

On en trouve deux dans le tarsier, formant chacune un tubercule distinct, situé au-devant des vésicules séminales, sur les côtés de l'urètre.

Les galèopithèques en ont de même une seule, large et embrassant la base des vésicules séminales. Son volume est très considérable.

Dans les Roussettes , la prostate est simple, entourant, comme dans les singes, une grande partie de la circonférence de l'urètre, à l'origine de ce canal.

Dans les Chauves-souris proprement dites, elle entoure toute la circonférence de l'urètre, et semble composée d'un grand nombre de lobules.

[Les prostates sont multiples chez le hérisson , d'une énorme proportion, et elles appartiennent au type des prostates tubuleuses. Les deux plus grandes sont les prostates supérieures, qui se composent de tubes longs , ramifié*s et très repliés, réunis en lobules, puis en lobes, et dont les tubes se réunissent successivement pour former un seul canal excréteur, qui perce la paroi supérieure du canal de l'urètre.

Deux autres paquets plus petits, de forme arrondie, les prostates inférieures , se composent de tubes moins longs dont les divisions s'étendent en éventail, et se dirigent vers la circonférence de la glande, dans laquelle elles se terminent en culs-de-sac. Leur canal excréteur s'ouvre dans l'urètre à côté du verumontanura.]

Les tubes' de ces différentes prostates ont des parois membraneuses, minces et faciles à rompre.

[Nous verrons qu'il y a aussi, dans le même animal, des glandes de Cowper, dont l'organisation est exactement semblable à celle des prostates inférieures.]

ART. II. DES GLAINDKS PROSTATES. ' J 73

Dans la taupe , il n'y a qu'une prostate, qui se coinpose de tuyaux membraneux, ramifiés et repliés sur eux-mêmes, formant, dans le temps de la chaleur, un énorme paquet, plus grand que la vessie urinaire, situé sur l'urètre, au-devant du réservoir de l'urine.

Dans les ours, parmi les Carnassiers , sa substance paraît se confondre avec le renflement des canaux déférents réunis. Elle s'étend, outre cela, autour du commencement de l'urètre, auquel elle fournit une couche plus ou moins épaisse , suivant les espèces.

Dans la loutre , ce n'est qu'une couche assez mince sans renflement ; elle est de même très peu développée dans la belette et les autres martes.

Dans Yichneumon, c'est une masse glanduleuse assez considérable , située, comme à l'ordinaire , sur le côté de l'urètre qui répond au rectum, et composée de plusieurs lobes distincts, qui ont chacun leur canal excréteur.

Celle des chats et des chiens est très volumineuse, et fait un gros bourrelet très saillant autour de l'urètre ; son tissu est semblable à celui de la prostate de l'homme, et ses orifices, dans l'urètre, sont également nombreux , et percés de même dans la saillie du verumontanum.

Dans Y hyène ^ elle est également très volumineuse. Celle de la civette forme deux tubercules peu saillants au-devant de l'insertion des déférents.

Parmi les Rongeurs , elle forme, dans la marmotte des Alpes, sur l'origine de l'urètre, un renflement considérable, partagé en arrière en deux lobes arrondis. On peut regarder comme telle, dans le lapin, la substance glanduleuse qui forme une partie des parois

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du sac séminal , et s'étend pins bas sur ia partie musculeuse de Furètre.

Celle de Y écureuil est aussi longue que cette portion de Furètre , à laquelle elle ne paraît adhérente que par les deux points où elle lui envoie ses canaux excréteurs ; son volume est très considérable ; sa forme est ovale, aplatie en dessus, et bilobée en arrière.

On trouve dans la nombreuse famille des Rats plusieurs paquets de tubes ramifiés autour de l'origine du canal de Furètre, qui composent les prostates de ces animaux.

Deux autres sont collées contre la face inférieure des vésicules séminales , et sont formées d'un tronc principal ayant peu de ramifications.

Les lagomys ont ces dernières prostates; [les seules peut-être que l'on pourrait considérer comme des vésicules séminales accessoires.]

Dans Y agouti , les prostates sont composées de même d'un tronc divisé en rameaux et en ramuscules, dont les derniers se terminent par des digitations vésiculeuses.

Ge sont également, dans le cochon d'Inde, des tuyaux nombreuxramifiés, repliés sur eux-mêmes, réunis par un tissu cellulaire lâche et occupant en dessous la place de la prostate des autres mammifères.

il y en a quatre dans Y éléphant ^ deux de chaque côté , de grandeur inégale , situées à l'extérieur des vésicules séminales , près de leur base , et d'un volume très petit, à proportion des autres glandes qui appartiennent à la même fonction. Elles sont recouvertes de quelques fibres musculaires, et présentent intérieurement des lobes peu distincts.

ART. II. DKS GLANDES PKOSTATES. 175

Chacune de ces glandes a une cavité principale dans laquelle viennent aboutir d'autres cavités plus petites, par de fort larges orifices. Ce sont autant de culs-de-sac de grandeur variée, qui communiquent les uns dans les autres , et s'ouvrent à fin dans la cavité principale; celle-ci donne dans un canal excréteur d'un grand diamètre ; ceux des glandes du même côté marchent adossés l'un à l'autre , et s'ouvrent séparément dans l'urètre à côté du verumontanum.

Celle du sanglier, parmi les Pachydermes , fait une saillie considérable sur le commencement de l'urètre ; elle est divisée en lobes dont le tissu est d'ailleurs très compacte. On trouve de plus, dans cet animal, une couche glanduleuse analogue , qui enveloppe toute la partie musculeuse de l'urètre, et dont la grande épaisseur est à l'origine de ce canal en dessus; elle est recouverte, dans son commencement, par des fibres musculaires qui lui viennent du col de la vessie, et, dans le reste de son étendue, par des fibres transversales, dont nous parlerons plus en détail en décrivant !a portion pelvienne de l'urètre.

Dans les Solipèdes , il existe deux prostates très considérables, qui sont placées à côté des vésicules séminales. Comparées aux glandes de Cowper, elles sont moins rouges; la masse de la glande y parait moindre et les cavités plus grandes ; elles sont recouvertes défibres tendineuses et musculaires qui leur viennent des vésicules séminales et de la vessie; et leurs canaux excréteurs ont plusieurs orifices dans l'urètre de chaque côté de ceux des vésicules séminales.

Doit-on appeler ainsi un long cylindre membraneux , ayant l'extrémité sphérique, placé dans les So-

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lipèdes entre les deux canaux déférents, et dont la longueur égale leur partie renflée ? Cette longue vessie s'ouvre dans l'urètre en avant des orifices communs des déférents et des vésicules séminales , plus près de celui du côté gauche. Il en sort une humeur qui a la consistance et la couleur du miel.

Les Ruminants ont toujours deux prostates qui sont exactement comparables aux précédentes. Leur proportion est plus grande dans le bélier et le bœuf; on y remarque des lobes plus distincts, ayant chacun une petite cavité qui se réunit à la principale ; celle-ci se continue dans un canal membraneux qui s'ouvre dans une assez large lacune du verumontanum , en dedans ou en arrière de l'orifice du canal déférent.

Leur surface est plus unie dans le daim , Y axis ^ le bubale , et leur forme plus régulièrement ovale ; elles ont dans tous une cavité centrale, où viennent aboutir, par de larges orifices, d'autres cavités plus petites , et un canal excréteur unique , dont l'orifice est percé dans le verumontanum , le plus souvent derrière celui du déférent de son côté. En général, ces glandes ne diffèrent, dans cet ordre, que par leur volume, qui égale, dans le chameau, celui d'un petit œuf de poule, et par la proportion de leur cavité centrale , comparée à la masse de la glande , proportion qui s'est trouvée quelquefois assez grande pour faire méconnaître la nature de cet organe et le ranger parmi les réservoirs de la semence.

Les phoques, parmi les Amphibies quadrirèmes , ressemblent , à cet égard , comme à beaucoup d'autres, à la loutre.

Cette glande forme de nouveau , dans les Cétacés ,

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