SECT. II. ART. II. VERGE DES OISEAUX
i° L'une descend de dessous le sacrum, où elle se fixe, s'introduit en dedans du sphincter, contourne les côtés de la verge près de sa base , et s'attache en dessous de cet organe dans son premier tiers.
2° L'autre se fixe à la verge un peu plus en avant. Les muscles qui la composent ont deux faisceaux , dont l'un vient de cet endroit , et l'autre de la poche de la verge ; tous deux se réunissent en savançant, et se fixent à l'os des îles en arrière des reins.
La première tire la verge près de sa base, et la soulève; la seconde agit plus particulièrement sur sa pointe, qu'elle tient courbée en bas. Toutes deux plient cet organe et le retirent ainsi dans sa poche.
Le hocko parait avoir la verge conformée comme celle de l'autruche; [mais nous avions tort de classer dans ce type celle du casoar à casque. Nous verrons qu'elle appartient à un type mixte.
La verge linguiforme du tinamou se rapporte encore à ce premier type ( i ).
Les verges rudimentaires dont le coq nous fournit un exemple ne peuvent guère être classées qu'avec ce même type.
Celle du coq est un petit tubercule conique, peu saillant, qui se voit entre les deux papilles à l'extrémité desquelles s'ouvre chaque canal déférent.
Un réseau de vaisseaux sanguins, que les injections mettent en évidence autour de chacune de ces papilles, éprouve sans doute à l'instant du coït une congestion qui en produit l'érection.
(i ) Voir ./. MuHer, pi. I , fift. 5 et 6 , crav, cit. plu* bas, f. %yfy.
27*2 XXXIVe LEÇOiX. giîg. d'accouplement des vertébrés.
Il a été décrit comme un corps caverneux (1).
En arrive-t-il autant au tubercule central, quoique les mêmes injections n'y démontrent pas de réseau vasculaire (p) ?
Le second modèle de verge que nous venons de décrire est celui que l'on trouve dans les oies , les canards et plusieurs Echassiers , tels que la cicogne , etc. Dans l'état de repos, c'est un simple tube ou cylindre creux membraneux, retiré, sous la fin du rectum , dans une poche particulière , comme la verge des précédents, et formant une courbe qui peut égaler les trois quarts du cercle. Ce tube s'ouvre dans le cloaque par une de ses extrémités, et sa peau se continue avec celle de cette cavité. L'autre extrémité, qui est fermée, tient à une substance cartilagineuse qui s'appuie contre la paroi inférieure du sphincter, et à laquelle les fibres intérieures de ce muscle viennent se fixer. Lorsqu'on ouvre la verge dans cet état , on voit qu'elle est formée de deux portions qui en composent chaque moitié. La partie terminale a des parois plus épaisses, élastiques, un peu glanduleuses vers leur surface interne et légèrement inégales de ce côté. L'autre, basilaire, présente intérieurement un grand nombre de cannelures et de plis qui se rapetissent à mesure qu'ils s'approchent de la première, et dont la direction est oblique en travers. Cette portion basilaire se déroule au dehors, comme un gant, lors de l'érection; en même temps la partie
(i) M. lîarkow, Archives (Tanatomie de Miiller pour 1829. Pi. IX , fig. 20, 21, 22, 23 et 24.
(2) Le même auteur prend la papille, généralement considérée parles auatomisles comme un rudiment de verge, pour le mamelon terminal de la buurse de F;ibriciu^.