II. Du clitoris
[Les femelles des Reptiles propres dont les mâles n'ont qu'une verge, ont toutes un clitoris. Cet organe manque chez les Reptiles à deux verges.]
Celui des Chéloniens est très analogue à la verge, et ne semble en différer que par une plus petite proportion. Il est long, sillonné dans sa longueur et terminé par un gland arrondi. Des muscles semblables à ceux de la verge le replient dans le cloaque, lorsqu'il en est sorti (2).
[On y trouve des canaux péritonéaux comme ceux de la verge des mâles (3).
Les femelles des Crocodiliens ont aussi un clitoris
(i) Voir l'ouvrage de M. Scîilegel sur ia Physionomie des serpents, t. ÏI, p. 46
(2) Boj anus l'a représenté dans l Emy de d'Europe , pi. XXVM,i%. 159. Anatome testudinis Europeœ. Viïnœ , 18 19.
(3) Voir le mémoire de MM. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire et Martin Saint-Ange , Annales des sciences naturelles, t. XIII , p. i53 et suiv,, et pi. VII. Paris, 1828.
302 XXXIVe LEÇON. ORG. D'ACCOUPLEMENT DES VERTÉBRÉS.
dont la forme est analogue à celle de la verge du mâle , mais dont les proportions sont bien moindres (1).]
B. Organes Jemelles d accouplement chez les Rep tiles amphibies,
[Le vestibule génito-excrémentitiel des Ophidio- Batraciens a son orifice arrondi, tout à l'extrémité du corps, chez les femelles comme chez les mâles. Il a dans les premières une brièveté remarquable (o,moiy dans notre femelle longue de om,4oo) ; il n'y est pas partagé en deux chambres et manque de ces singulières colonnes que nous avons décrites dans le vestibule du mâle. On y remarque des plis épais longitudinaux.
Chez les Batraciens anoures et les Batraciens uro^ dèles, ces mêmes embouchures des oviductes, percées sur les côtés du cloaque, caractérisant sans doute essentiellement celui des femelles ; mais il diffère encore de celui des mâles, du moins chez les Batraciens urodèles et particulièrement chez les Salamandres et les Tritons , par plusieurs autres caractères : entre autres par l'absence de la verge et des orifices des prostates chez les tritons , et par un beaucoup moindre volume; chez les Salamandres par l'absence des lamelles tubuleuses qui garnissent ses parois chez les mâles , et que nous avons comparées aux prostates ou aux glandes de Gowper des Mammifères.]
(i) Carus et Otto. Tables anatomiques , cahier V, pi. VI, fig. 2.