C. Dans la Classe des Myriapodes
[Les organes d'accouplement diffèrent beaucoup dans Tune et l'autre division de cette classe.
Les Chilopodes , comme tous les Insectes hexapodes, les ont impairs et situés à l'extrémité de l'abdomen.
L'organe d'accouplement, chez les mâles des litkobies, sort de dessous le dernier segment du corps. Chez les premiers, ce segment est plus large que chez les femelles.
Il porte, de chaque côté , deux papilles bi articulées et dans son bord moyen une double pièce écailleuse , triangulaire. C'est entre ces deux écailles que sort un pénis membraneux en forme de cloche (1). Des muscles abducteurs agissent sur les armures latérales, les écartent et laissent passer le pénis, replié entre elles, dans l'état de repos.
Parmi les C/nlognat/ies, les organes mâles de Ylulus maximus se composent de deux verges, comme chez la plupart des Crustacés , et d'une partie protectrice assez compliquée que j'appelle le bouclier.
Cet appareil, écailleuxen très grande partie, et très grand à proportion, peut cependant rentrer presque entièrement dans le corps , et en sortir à la volonté de l'animal.
Il se cache dans une fosse transversalement ovale ? qui existe entre le septième et le huitième anneau du corps, à la face abdominale.
Dans l'état de rétraction, à peine les extrémités des
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(x) M. Stein. M. c, pi. XII, fig. 3,4,6.
424 XXXVe LEÇON. ORG. DE GENERATION DES ARTICULÉS.
verges et des parties saillantes du bouclier sortent-elles un peu de cette fosse , qui a l'apparence d'une vulve.
Je donne le nom de bouclier à la partie protectrice de cet appareil, parce qu'elle est placée, dans les préludes du coït et durant cet acte, entre les mâchoires de la femelle et les verges du mâle , et que d'ailleurs elle couvre les verges et les préserve des lésions des corps étrangers, dans les mouvements de translation de l'animal , en supposant la rétraction des verges incomplète.
Ce bouclier se compose dune pièce médiane en forme de fer de lance, dans la partie libre, élargie à sa base et recevant sur cette partie basilaire deux autres pièces , de chaque côté, placées l'une devant l'autre , îoutes deux en forme de feuille ovale ou oblongue.
Cette partie basilaire se prolonge en deux apophyses qui pénètrent, de chaque côté, dans la cavité viscérale, et laissent entre elles une échancrure assez profonde; ce qui n'empêche pas que le bord moyen de cette partie basilaire , lorsque l'appareil est complètement rentré , ne repousse vers le haut le cordon prin- 1 \ipal des nerfs, auquel répond le sommet de cette échancrure.
Les verges sont placées à la face postérieure ou supérieure des pièces latérales du bouclier , de chaque côté de la pièce moyenne. Elles sont aussi de substance écailleuse en grande partie, et se composent d'une portion radicale ou d'une apophyse à laquelle s'attachent les muscles qui meuvent cet appendice; d'une portion basilaire , élargie, dans laquelle pénètre le canal séminal. L'orifice de ce canal est percé dans la partie la plus avancée de cette seconde portion ; elle se rétrécit ra-
pidement pour fermer la troisième portion de la verge, qui est longue, effilée et recourbée en alêne.
Son bord interne montre une légère rainure qui commence où se voit l'orifice du canal déférent.
L'appareil génital externe , que nous venons de décrire, est situé entre le septième et le huitième anneau du corps, dans la partie médiane de la ligne abdominale. Le septième segment porte deux paires de pattes, comme le neuvième et les suivants. Le huitième n'en porte pas. C'est proprement le segment génital , dont les appendices du mouvement ont été modifiés pour servir d'appendices génitaux.
Ce segment a l'air échancré dans sa partie moyenne pour faire place à l'appareil génital. Ce vide a été produit par un moyen qui n'affaiblit pas le segment, par une torsion de sa lame qui l'a rendue verticale à l'axe du corps.
Des muscles très forts meuvent cet appareil, qui est entièrement libre et détaché des anneaux du corps. Un protracteur, pour chaque apophyse va de leur extrémité à la partie moyenne du huitième et neuvième anneau.
Le rétracteur se fixe, d'un côté, au bord extrême du segment et, de l'autre, à la base de la même apophyse.
Cet appareil différerait beaucoup de celui dèVluIus fœtidus, à en juger par la description difficile à comprendre, et par la figure qu'en a donnée M. Stein(i).
Dans les glomeris, l'article basilaire de la deuxième paire de pieds porte un tubercule unique, percé à son sommet d'une ouverture pour lissue dune verge membraneuse (2).
(1) Ibid.Mém. c.,pl. XIII, fig. 16. (2) Ibid, p. i3.
426 XXXV* LEÇON OKG. DE GEiNEBATIOIS DES ARTICULÉS.
Cest donc ici un autre type d organisation que le précédent, qui rapproche encore plus les glomeris des Décapodes, et plus particulièrement desBrachiures.]
D. Dans la Classe des Crustacés, et, en premier lieu,