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ART. V. OBGANES MALES ^ACCOUPLEMENT

La volselle ou les tenettes existent plutôt que le forceps ou les pinces (1).

Le coreus marginatus ri a pas même les crochets qui caractérisent la volselle (2).

Le Naucoris aptera, parmi les Hydrocorises , a de nouveau une armure copulatrice compliquée avec forceps (3).

Dans les Cicadaires (la cicadu or ni), l'armure copulatrice consiste essentiellement en une pièce écailleuse terminée par deux forts crochets, recourbés vers le bas. C'est entre ces deux crochets que sort la verge , filet délié, se courbant en spirale.]

6° Les Lépidoptères

[Ont le forceps composé de deux branches écailleuses à crochet. Deux autres valves poilues, de consistance de parchemin, flanquent immédiatement le pénis. Celui-ci est un tube de même consistance, percé à son extrémité.]

7° Dans les Diptères.

[Le conduit éjaculateur est souvent bulbeux à son origine, et montre, par cette forme, la faculté contractile dont il est doué , pour porter dans le vagin de la femelle, à travers le tube que forme la verge, le sperme qu'il reçoit des canaux déférents.

La verge a un étui de forme très variée , suivant les familles, les genres et les espèces. L'armure copula-

nombreuses des jil. X el XIII des Recherches anatomiques sur les Hévxt ptères de M. L. Dufour.(i) Voir o. c. et fin. 121 pour îa scutellera rnauui. {2) lbid.,t\g. 127. (3) J6ù/.,tig. i4o et i44*

trice se compose de pièces préhensiles , et d'autres propres à diriger le pénis et son fourreau. Ces pièces varient beaucoup pour la forme et les proportions.

Dans le culex annulatus, il y a un forceps toujours apparent à l'extrémité de l'abdomen, dont les branches sont terminées par un crochet, comme les mandibules des araignées. La volselle est composée de deux petits crochets , courbés en hameçon.

Dans le tipula oleracea, l'armure copulatrice est très compliquée. Le forceps a deux crochets. La volselle estime lame de sabre. Il y a encore deux stylets recourbés qui en dépendent.

Le fourreau de la verge se termine par trois pointes; les latérales sont courbées en dehors, la moyenne est droite , en forme d'aiguillon et terminée par une soie (1).

Dans XAsilus crabiformis , l'armure copulatrice est toujours apparente au dehors. Vue par la face inférieure , elle montre une pièce basilaire impaire, de forme semi-lûnaire. De son bord concave tourné en arrière, se voient de chaque côté les branches d'un forceps, qui sont triangulaires: une volselle composée de deux pièces velues, triangulaires, arquées, plus fortes que les branches du forceps, ayant une aréie interne.

Le fourreau de la verge fait saillie dans la partie moyenne de ce même bord, il se compose de deux baguettes rapprochées. Une lame noire , ayant trois dents à son extrémité, sort de l'extrémité du fourreau (2).

(î) Von le mémoire de M. L. bur'our, tig. 27. (1) lbidn fig. 58 et 5g.

Dans le tabanus citer le canal éjaculateur commence par deux larges lobes, et finit par un conduit étroit qui devient celui de la verge.

L'armure copulatrice se compose des deux blanches du forceps, dont chacune a deux articles, le basilaire plus large, le terminal de forme grêle replié sur le premier et terminé en fourche. Entre les branches du forceps sont deux pièces continues ayant chacune deux articles, l'un quadrilatère et l'autre en palette.

Le fourreau de la verge est triangulaire , ayant a pointe échancrée d'un côté.]

B. Les Arachnides.

§ U Les Arachnides pulmonaires.

[Chez les Aranéides (1), les organes mâles d'accouplement sont placés dans le dernier article des palpes. Ils sont conséquemment doubles comme ces palpes. Le dernier article de ceux-ci est beaucoup plus gros chez les mâles, que chez les femelles et renferme un appareil plus ou moins compliqué 5 par le mécanisme qui en déploie au dehors les différentes parties , ou les replie dans l'état de repos. Il varie d'ailleurs beaucoup dans sa composition , et dans la forme et les proportions de ses différentes pièces. On pourra en juger, d'une manière générale, parles différences de forme et de proportions que présente le der-

(i) En décrivant les organes de génération des animaux sans vertèbres pour notre première édition, M. Cuvier avait eut seulement: « Pour le » nombre, les araignées les ont doubles ; pour la position, les mêmes arai- ' gnées ont itmts organes mâles dans les palpes maxillaires. «

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nier article des palpes , dans les genres et les espèces de cette grande famille des Jranèides fileuses. On peut dire quelles sont aussi nombreuses que celles que nous avons décrites dans la forme, les proportions et la composition de la verge des mammifères. En général, le bouton génital, qui est le dernier article de chaque palpe, se compose d'un couvercle

écailleux fermant la capsule de ce bouton.

Elle renferme constamment une vésicule en forme de cornue à long cou, qui a été déterminée par Treviranus comme la verge de ces animaux.

Au sujet de leur mode de fécondation et des rapports que cet organe fécondateur devrait avoir avec la glande spermagène, il y a jusqu'ici une lacune dans la science, que les anatomistes les plus exercés dans i'anatomie des Insectes , tels que les Lyonet, les Treviranus , les L. Dujour , les Dugès , les Strauss, n'ont pu encore remplir.

D'un côté, Treviranus et Dugès déterminent positivement l'orifice génital par où doit sortir le produit des glandes spermagènes; c'est, comme nous l'avons dit, sous la base de l'abdomen.

De l'autre, Lyonet et Dugès regardent l'appareil que nous venons de décrire comme l'organe fécondateur. Ce dernier a même été témoin de son action dans l'accouplement, et son témoignage est conforme à celui de Westwood (1) et de M. W alckenaër {?> , et confirme les observations bien antérieures de Lister , de De Geer , etc. (3).

(i) Bulletin des sciences naturelles de Férussae, t. XXI, p. 168, § io5. (2) Histoire naturelle des Insectes aptères, t. I, p. 101-104. (3) Pour avoir une idée de la complication organique de cet appareil fe'-

Parmi les Pédipalpes , les Scorpions ont deux verges écailleuses, cachées sous la partie reculée du thorax, dans une fossette médiane, recouverte par un opercule.

II faut écarter le bord libre de cet opercule qui est en arrière, pour les découvrir. L'orifice de cette cavité paraît antérieurement comme une fente étroite et transversale, au-devant de la pièce médiane sternale à laquelle les peignes sont attachés.

L'opercule génital se compose de deux valves latérales écailleuses réunies par une membrane dans la ligne médiane.

Les verges, dans l'espèce où je les ai observées (le buthus glaber) , sont en forme de navette , continues par leur moitié antérieure ; elles s'écartaient Tune de l'autre par leur moitié libre.

Le canal déférent pénétrait par la base dans ce pénis écailleux, et s'y prolongeait, ainsi que nous l'avons dit , en un canal séminal.]

§ 2. Les arachnides trachéennes.

Les faucheurs ont un organe mâle simple, sortant de la racine de l'abdomen. [Il est de forme cylindrique , un peu élargi à son extrémité, qui est évasée en

condateur, on pourra consulter les figures que M. Savigny en a faites, et qui ont paru dans le grand ouvrage sur l'Egypte , dans les huit premières planches des Arachnides ; celles de Lyonet, qui ont été publiées longtemps après sa mort dans les Mémoires du Muséum de Paris, t. XIX, pi. 8 , fig. i-io; et les planches du Règne animal de Cuvier, publiées par Dugès; sa complication et sa composition sont bien clairement indiquées dans la Mygale maçonne, pi. I, fig. i, et dans le Pholcus phalangista , pi. IV, fig. 6.

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cnilleron avec une épine mobile à son bord. Gomme loviseapte, il se compose d'un cylindre écaillenxmnltiarticulé, contenu dans un fourreau membraneux (1).

Les hydrachnés ont une seule verge cylindrique qui se montre à l'extrémité de l'abdomen , comme chez les Insectes (2).

Dans les trombidium de la grande famille des Acariens, l'orifice génital mâle ressemble à la vulve. C'est une fente longitudinale située dans la ligne médiane sous- abdominale , immédiatement après les deux dernières paires de pattes, et conséquemment dans h partie du corps qui correspond à la base de l'abdomen. Il n'y a pas de verge. Les canaux déférents aboutissent dans cette fente , qui est le seul organe mâle d'accouplement de ces animaux.

h'oribate, qui est vivipare, a au-devant de la vulve un orifice rond , fermé par deux valves , par où sort un tube membraneux qui est probablement le pénis.

Le pentaleus , le bdella, ont aussi un organe érectile qui sort par le premier des trois orifices postérieurs du corps et qui a toutes les apparences dune verge (3).]

(i) Savigny, ouvrage sur l'Egypte, Arachnides, pi. IX, fig. 2-3, et fig. 3-3. Dans l'explication des planches, ces parties sont désignées, par erreur, sous le nom de lèvre sternale. Voir encore les mélanges de Treviranus, pi. IV, fig. 21 et 22. (2) O. c. , pi. V, fig. 26, q. O. c, t. I, p. 4' •> pi. V, fig. 28; et M. Gervais , Insectes Aptères, p. 160, t. III. Paris, i844« (3) M. J. Duiardin. Premier mémoire sur les acariens. Annales des se. natur., 3* série , t. III, p. 20. Paris, i845.

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