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C. Chez les Myriapodes

[Parmi les Chilopodes , les organes femelles d'accouplement se distinguent, dans les lithobies, des organes

(1) Treviramus. O. c, pi. IV, fig. 20 et 23. (2) M. Lucas, Ami. (Se Sa Soc. Entom. cîe France, i836, p. 63a.

4b% XXXV* LEÇON. OKG. DE GÉRÉfiAÏIOIt DÈS ARÏÎCULES.

mâles, par la forme plus étroite du dernier segment du corps , auquel sont suspendus deux appendices préhensiles bi-articulés et terminés par un double onglet (i). C'est entre ces deux appendices que s'ouvre la vulve. Elle conduit dans le vagin, qui lui-même se continue et se confond avecl'oviducte. Les cols de deux vésicules, réservoirs de la liqueur spermatique après les copulations, viennent aboutir à cette partie (2).

Dans la grande scolopendre , nous avons trouvé de même la vulve située à l'extrémité postérieure du corps entre les deux derniers pieds, qui sont dirigés en arrière. C'est une fente verticale bordée de deux lèvres.] M. Cuvier avait dit, dans notre ancien texte: les Iules ont leurs organes génitaux dans quelque endroit moyen du corps.

[La femelle des Iules a deux vulves dont la position est encore plus avancée que l'appareil génital externe du mâle. Elles sont situées dans la face abdominale , entre le deuxième et le troisième segment du corps. Elles se présentent , chez le lulus maximus , comme deux renflements ou deux coussins mous, séparés dans la ligne médiane , et attachés à deux plaques soudées , ayant chacune une apophyse, et supportant par leur partie externe deux paires de pattes plus petites que les suivantes. Leur orifice est transversal et arqué.

Chez X iulus fœtidus , les organes femelles d'accouplement, s'ouvrent de même près de la tête , du côté ventral du corps , entre le deuxième et le troisième segment.

(1) Treviramus. Versmisuhte Schriften, s" theil, tabl. VI, fig. 4- (a) /6i</., tabl. V, fig. 8 , a-a.

AKX. VJ. OKOALNES D ACCOUPLEMENT FEMELLES. 453

On aperçoit , à cet endroit, deux renflements ovales de substance molle, ayant chacun un orifice longitudinal qui conduit dans le vagin de son côté. Deux petites glandes, dont lune se dilate en vésicule à son extrémité, aboutissent dans cette même cavité par leur canal excréteur (1).

C'est aussi tout près delà tète, dans les premiers segments du corps, que sont situés les organes d'accouplement mâles ou femelles des glomérides. Ceux-ci s'ouvrent dans le premier article de la seconde paire de pieds. On trouve annexée à ce premier article une proéminence conique, à sommet tronqué et concave, au fond duquel se trouve la fente de la vulve d'un côté.]

D. Chez les Crustacés.

§ 1 . Dans la Sous-classe des Malacostracés.

Les Décapodes ont deux vulves, qui ne sont que de simples trous percés dans la substance même du corselet, près de la troisième paire de pieds, pour les Crabes, et dans la base même de cette troisième paire, pour les écrevisses et les bernards-hermites ;

[Cette position des vulves dans la partie du plastron sternal qui répond à la troisième paire de pieds est constante chez tous les Décapodes Brachyures ; tandis que les Macroures les ont toujours dans le premier article de ces pieds. Les vulves conduisent, chez les Décapodes , dans une espèce de vagin ou d'organe intérieur d'accouplement. Il serait difficile de préciser, chez les Macroures , ses limites avec l'oviducte, dont il est la

i) M. Siein. M.c, pi. XIII, fiç. 23.

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continuation ; mais, chez les Brachyures , l'un et l'autre sont bien séparés par une poche latérale, qui appartient encore au vagin, et qui sert de réservoir au sperme : c'est la vésicule copulatrice.

Cette poche manque cependant chez les Dromies et les H an in es.

Il y a ensuite des différences plus ou moins sensibles, chez ces mêmes B rach y lires , dans la forme de ces orifices; dans la saillie de leur rebord, toujours très uni, mais qui peut être lisse ou garni de polis; et dans leur position plus ou moins rapprochée ou éloignée de la ligne médiane. Nous n'en citerons que quelques exemples.

Les vulves de Xhèpatefascié sont largement ouvertes entre deux segments du thorax qui répondent au troisième pied; elles sont séparées l'une de l'autre par une pièce centrale du sternum.

Dans ïllia rugulosa, les vulves sont un peu avancées entre le second et le troisième segment du sternum, et elles sont rapprochées de la ligne médiane. C'est très près de la ligne médiane, dans le troisième segment sternal , qu'elles sont ouvertes chez le Pilumne --crissé ; c'est sans doute le cas le plus ordinaire.

Dans la Dromie commune , les vulves sont dans une partie saillante du sternum, correspondante à la base de la troisième paire de pieds. Elles communiquent en arrière dans une rainure étroite et profonde, dont il est difficile de comprendre l'usage.

Dans le port une étrille, les vulves sont situées, comme à l'ordinaire, au milieu du segment sternal qui répond à la troisième paire de pieds. Chacune d'elles forme une assez longue fente transversale percée au

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milieu d'une légère saillie ovalaire, circonscrite par un repli de même forme. En dedans de ce repli, la commissure externe est recouverte par un repli plus large en forme de prépuce.

Il y a moins de différences dans la position des vulves, chez les Macroures , puisqu'elles sont toujours percées dans l'article basilaire de la troisième paire de pattes, ainsi que nous lavons dit.

Remarquons seulement que , chez les porcellanes , ces organes ont aussi ce caractère ; de même que les verges se déroulent au dehors et n'ont qu'un appendice excitateur. Ces deux circonstances confirment la justesse des vues de Latreille, qui a placé ces Décapodes dans le sous-ordre des Macroures , malgré la forme de leur queue.

L'ouverture circulaire de la vulve, chez le homard, a son pourtour garni de poils; elle communique dans le vagin par une fente semi-lunaire qui se voit contre le bord interne de l'ouverture extérieure.

Dans les squilles (la squille rubanéé) , parmi les stomapodes , je ne trouve qu'une vulve située dans la partie moyenne de l'arceau inférieur du segment qui porte l'antépénultième paire de pattes. C'est une fente transversale recouverte en avant par nne lèvre membraneuse et en arrière par une lèvre saillante, et dont la surface moyenne est relevée en bosse. Cette saillie arrondie est ensuite circonscrite par une rainure circulaire, et celle-ci par un encadrement en relief qui se prolonge en pointe sur les côtés.

Chez les lunules, de l'Ordre des Xypholures , on voit les deux vulves assez rapprochées l'une de l'autre et de la ligne médiane. Elles forment, une saillie arrondie

sur la face dorsale de la première paire de fausses pattes abdominales, non loin de leur base. Leur orifice est transversal et bordé de deux lèvres. Leur cavité est peu profonde et reçoit, après un très court intervalle, l'embouchure de l'oviducte de son côté.

§ 2. Dans la Sous-classe des Entomostracés.

Le mode d'accouplement des apus, parmi les Branchiopodes^ria pas été observé, quoique nous ayons indiqué l'existence d'une verge chez ces Entomostracés hermaphrodites. On ne connaît donc pas le lieu et le mode de fécondation.

Les limnadies , que Ton croyait hermaphrodites, ont les sexes séparés. Les ovules sont fécondés par la vulve, qui dirige le sperme vers l'ovaire, ou lorsqu'ils passent sous le test.

Dans. les branchipes, il y a deux vulves situées à l'extrémité de la queue.

Les femelles des cy dopes n'en ont qu'une , dans la même position.

Parmi les Si/phonostomcs , ïargule foliacé a une vulve unique située entre les deux pattes de la dernière paire ; elle est I aboutissant d'un court o viducte ( i ).]

E. Dans la Classe des Cirrhopodes,

[Les femelles n'ont pas d'organe particulier d'accouplement , à moins qu'on ne regarde comme tel le tube en forme d'entonnoir des Anatijes qui pénètre au centre de l'ovaire.

Il faudrait supposer que l'organe mâle d'accoupleplement y verse le sperme, et que celui-ci peut agir à

(i) Voir le mémoire cité de M. Jurine fils, f. 5, fig. 3.

travers les parois perméables de ce tube pour féconder les œufs. Il est plus probable que la fécondation a lieu au moment du passage des œufs de l'ovaire dans le manteau, du moins pour les anatifes.]

F. Dans la classe des Annélides.

[Nous répéterons, au sujet des organes femelles d'accouplement des animaux de cette classe, ce que nous avons dit des organes mâles: ils manquent dans les deux premiers ordres, ceux des Tubicoles et des Dorsibranches. Dans les espèces ovipares, les œufs sont probablement fécondés , comme cbez la plupart des poissons ovipares, à l'instant où ils sortent du corps, par les pores de la cavité abdominale, qui en est remplie avant la ponte, chez beaucoup d'entre elles.

Remarquons que les bourses spermagènes ont généralement un canal excréteur qui s'ouvre au dehors à travers la paroi abdominale des segments qui renferment ces bourses.

Les pores abdominaux qui servent d'issue aux ovules sont intéressants à étudier dans leurs rapports avec les orifices des organes mâles ou des bourses spermagènes , pour comprendre le lieu et l'époque de la fécondation. Ces pores abdominaux, dans la terebella multisètosa, se voient au sommet de petites verrues situées entre les paquets de soies des anneaux antérieurs.

Parmi les Annélides A branches sétigères, nous avons déjà vu que M. Cuvier avait bien distingué les vulves du lombric, qui sont situées, en effet, dans le seizième anneau du corps, et leurs rapports avec les ovaires; mais il restait encore incertain sur la détermination de ceux-ci.

4',H XUV' LEÇOK. ORG. D£ GÉlS'EP.ATIOrS OtS ARTICULÉS.

En décrivant les ovaires chez les 1M aides, nous avons vu les deux ovidnctes se terminer clans le douzième anneau, sur le eôté, plus près de la face abdominale que ceux des canaux déférents, qui se voient dans l'anneau précédent.

La dernière partie de Poviducte formant une sorte de vagin, peut se dérouler au dehors (1).

Chez les Hirudinées, l'orifice de l'oviducte incubateur et du vagin se trouve toujours en arrière de celui de la verge, soit dans le même anneau (la piscicola geometrd) , soit quelques anneaux plus loin (la sangsue médicinale). M. Guvier indique à la fois, dans notre ancien texte, et loviducte incubateur et la position de la vulve.] Tout près de l'orifice de la verge est une bourse qui s'ouvre aussi au dehors, et qui sert, à ce que je crois, à recevoir la verge de l'autre individu.

(i) Suivant Dugès. — Annales des se. natur.^ t. XV, p. 3ai.

ôÉiNÉBATlON DES MOLLUSQUES 45'*

TRENTE-SIXIEME LEGON.

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