‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 106 sur 124 · T0TA · texte numérisé non relu

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Il serait possible, ajoute H. Thénard, à ce tableaa analytique qu'il adopte , que les sulfates et les phosr phates fussent dus à l'action des reins ; car les autréji liquides du corps ne nous offrent que peu de ces sels* Le soufre contenu dans l'albumine et la fibrine serait alors converti en oxide ; il en serait de- même du phosphore de la matière grasse (i).

Mdhi

(1) Noàs arons dè|à parié ( t. ti , p. ftS ) de cette oddatioB qili doit «feirKMi dans les icins ; c*e8t à M. Thinard que noos aurions dû en attribuer la prenito idée» Voir son TmUé de ChimU^ siiiéme édition , U t, 1896.

550 XXXI* UÇON. DE L^UBim ET DB0 ORCANEâf URmAIES8«

D'après Proust j Turine contiendrait, outre les substances que Tony a admises jusqu'à présent^ du soufre, de Tacîde carbonique , de la résine et une substance noire particulière. ]

Ce liquide n*est d'ailleurs plus le lùêndie, lorsque, au lieu d'ayoir été.recueilli d'un sujet adulte, le matin, au moment de son lever» comiqe on Ta fait pour déterminer sa composition la plus constante^ on. examine celui rendu Immédiatement après les repas, ou par des hom' mes malades, par des tielllàrd^, ou par des enfants. Les aliments dont on se nourrit, les odeurs mêpoie dont on est affecté, peKvei^l. Qucore en modifier la composition)»

L'urine dé feetUs est sans couleur, sans odegr et presque muqueuse. Celle de$l enfants ne donne que très-peu d'urée; elle est chargée d'acide benzoîque, et ne contient pas de phosphates terreux.

Les sels et l.*aci.dç prique augmentent dans celle des vieillards; on. y trouve plus ou moins de substance Q$uqilagineu9e<

Soit l'urée, [soit l'acida urîque,] à en juger par le petit ttûinbre 4^apalyses qui . ont été faites , constituent la p«rtie elsentji^e de l'urine des animaux vertébrés. ^NiKUS atioQseipi présenter uvi, résumé, en suivant l'ordre 4èi.da0sefe^ 1

A. Dans les Mammifères.

[Lanature des aliments ayant la plus grande influence MX Uiooraposition de l'urine « nous exposerons d'abord les i'édultâts des analyses de l^irine des Carnassière , puis celle des^ PJvyiivores.

A&T* 1« DB Ii'uEIirB DES VKBTBBRX8« 551

flu Parmi les Camat4ier$ , rorine de lion et dé tigte rayais été analysée par Vauquelin / elle est composée 9 d*eau, d'urée, de mucus, d'ammoniaque libre ^ de phosphate de soude, de phosphate d'ammoniaque , d'hydrôchlorate d'aiùmoniaque, de sulfate de potasse en grande quantité, d une trace de phoirphate de chaux et de chlorure! de sodium (i).

Ce chimiste célèbre fait remarquer, comme cons6^ queAces de cette analyse :

1* Que ces urines sont alcalines au tnoment où elles Sont rendues }

1^ Qu'elles tkt contiennent pas d'acide urique ;

3* Qu'on ù'y troure que quelques traces de phosphate de chaux ;

4* Qu'il y a très-peu d'hydroehlorate de soude , tandis que l'urliie de l'homme en contient beaucoup ;

5* Qu'il y a une grande quantité d'urée. 11 pense que Tammoniaque ne se forme que dans la yessie*

b. Les analyses de Turine des Mammifères phyti-^ torenj 6*èSt-à-dire qtli se nourrissent de toute espèce de substances tégetaleSj Otit été plus multipliées. Nous pouYOûs dû moins rapporter celles de plusieurs Ron-' geurSf de quelques FûchydêfTneà et de deux Ruminante. C'est encore bien peu pour la perfection que la science des compositions et décomposlitionS moléculaires opérées sous l'influence de la vie, doit atteindre un jour.

L'urine de castor, suivant Vauquelin [2), a beaucoup de ressemblance avec l'urine des herbivores ordinaires; elle en diffère cependant par l'absence de mu-

-*' ..ti

(i) Aimakê de Chimie, t 82, p. i97.— (2) Ànnaies de ChîmU.t . Si, p. SOI.

553 XXXI* lEÇON. DE l'urine et DC8 0EGAKE8 UEINAms

riate {à'hydràchbrate d^arnmoniaque) et par la présence d'une quantité notable de carbonate et d'acétate de magnésie.

Cette urine est composée d-eau» d*urée, de muci» animal, de benzoate de potasse, de carbonate de chaux et de magnésie* ; d'acétate de magnésie ? de sulfate de potasse, de chlorure de potassium et de sodium, de matière colorante végétale , d'un peu de fer, qui pourrait bien être provenu, ainsi que le \^trïst Vauqmlin^ du vase de fer blanc daùs lequel l'urine avait étéreçpe.]

Le même chimiste a trouvé dans l'urine de lapin^ de r^au, de l'urée, du mucus, des, carbonates de chaux, -de magnésie, de potasse; du sulfate de potasse ;; du chlorure de potassium ; du soufre.

[L'urine de cochond*Inde a une composition analogue, et ne renferme, d'après l'analyse de Vauquelm^ ni acide iirique , ni phosphates terreux ou alcalins.

ili'urine de rhinocéros est trouble,* jaiinç, et a quelque chose de l'odeur des fourmis écrasées. Abandonnée à elle-rmême , il s'y forme un dépôt jaunâtre de carbonate de chaux et de magnésie» d'une matière animale azotée, de silice et d'oxide de fier; leUe contient d'ailleurs de l'urée , de l'hippurate de potasse et le$sel8 ordinaires* , .

L'urine d'éléphant n'a pas d'hippurate ; mais elle ren* ferme besiucoup plu6 d'urée quç celle de rhinocéros; elle est troublée, comme celle-ci, par des qarl;)pnat€ts de chaux et de magnésie qu'elle tient en suspension* Sui* vant M. Vogel^ qui a donné ces analyses^ l'urine de ces deux Pachydermes ne contient pas d'huile rousse, que l'on croyait exister assez généralement dans l'urine des herbivores. ]

AKT. I. DE L'uRIME DES VERTÉBRÉS,^ 553

L'urine du chevat, très-onctueuse et très-odorante, est composée , suivant Fourcray et Fauquelin^ de:

Eau et muGus, ' o,g4o

Urée • • • 0^007

Sous-carbonate de chaux ...,. 0,011

Sous-carbonate de soude 0^009

Benzoate de soude. * .••. 0,024

Chlorure de potassium 0,00g

Uy a quelc(uefois du sulfate de chaux., Ces chimistes ont encore reconnu (i) dans l'urine de cheval, dé l'huile rousse, qu'ils regardent comme le principe colo« rant et odorant de ce liquide. [Mais M. Chevreuil eh admettant ce résultat, observe que cette matière grasse se compose de deux principes immédiats, au moins, l'un colorant et l'autre odorant (3).

L'urine de chameau ayant été examinée par le même chimiste , il en a retiré : de l'eau en grande quantité ; une matière animale coagulable par la chaleur, des carbonates de chaux et de magnésie, de la silice, des traces de sulfate de chaux ; des traces d'oxide de fer ; du carbonate d'ammoniaque provenant sans doute de Taltération de l'urée; du chlorure de potassium, du carbonate de potasse et du sulfate de soude en petite quantité ; de l'acide benzoïque ( acide hippurique ) uni, sansdoute, à la potasse; de l'urée ; une huile rousse (3).]

L'urine de vache est également onctueuse au toucher ; elle a une odeur forte et particulière , composée d'eau, de beaucoup d'urée, d'une matière animale extractive , de carbonate, sulfate d 'hydrochlorate et de

(i) Atmates de Chimie^ t. 67^ p. 300. — (3) Dietionnatre efes Sàenees NaiU' ftlUt^ article Vriruy t. 56^ p. 352. — (3) AnnaUê de Chimie , U 07, p. i98.

SSA uxi' isçoif. DB l'uruts bt ras obgaih» uriraires.

biinsoate de potasse ; elle ne cootient ni sel , ni adde phospborique» [C'est une ancienne analyse de Roudh, que nous conservons ici, faute d'en connaître une plus complète.]

B. Urine des oiseaux.

Les autruches et les casoars sont les seuls, parmi les oiseatn, qui aient des urines liquides et aqueuses, qu'ils peuvent réunir dans un réservoir, et rendre par inteitallés en abondance et séparément des excréments.

f^auquêlin a profité de cette circonstance pouf analyser l'urine de V autruche à* Afrique; il l'a trouvée composée d'eau, d'âeide urique, de mucus, de substance liuileuse, d'hydrochloratc d'ammoniaque^ de sulfate de potasse et de chaux , de sous-phosphate de chaut. L'acide urique en fait la soixantième partie ; cet oxide et ]«s sels s'y trouvent en plus grande proportion que dans Purine humaine.

Les autres oiseaux rendent leur urine solide avec ks ixcrtînents. Fourcray et Fauquelin ont reconnu dans èeux de vautour^ à*aigte , de poule , de tourterelle une certaine quantité d'acide urique.

La proportion diacide urique, dans les e^tcréments

' des oiseaux , varie singulièrement , suivant la dourri-

ttnre animale ou végétale, suivant la proportion de

Tazote des aliments. Elle était de 0,02 dans les excré-

fnents é'xxnt ^poute qui ne pouvait se nourrir que ' d'herbes ; de o,i4 dans ceux d'un faisan nourri d'orge; ceux d'un faucon nourri de chair en étaient presque entièrement formés (i), ]

(i) dw»k* dû Chimie t U 76, p. 31^ et t. 56, p« 256 » pourja siogolièrc hii-

AlIT. 1. DE L ttïKÈ DES TEETÉBRii. 555

c. Urine dês Reptiles

[ L'urine de Sauriens , et celle des Ophidiens , les Cro^ codiliens exceptés « dont l'anus est longitudinal, sort du cloaque comme un cylindre de pâte molle, que la lèvre postérieure de l'anus, qui borne en arrière cette fente transversale, repousse, à mesure, contre ces commissures. Il en résulte que cette pâte, moulée en cylindre ou en cône par le cloaqlie, qui se contracte sur elle pour l'expulser, esX contournée en spirale, et que cette forme se conserve plus ou mois sensiblement dans les morceaux d^urine que rendent ces animaux, et qui, durcis promptetnent à l'air, prennent la solidité des pierres tendres.

Sckreibers (i) a publié, déjà en i8i5, que dôs létards et des sepsj qu'il conservait vivants, rendaient avecleuts excréments, et en premier lieu, un morceau de substance blancbe comme de la craie, de forme conique ou ovale , ou de forme irrégulière , et parfois raboteuse , qu'il a reconnu être leur urin^ ; il a trouvé cette urine solide » composée presque en entier d'acide urique (94 parties, en poids, sur 100, avec 3,9fi de phosphate calcaire ).

h ne connaissais pas cette intéressante -observation, lorsque j'ai eu l'occasion de remarquer, en i835, qu'un caméléon, que j'ai gardé vivant pendant cinq mois, fendait ainsi, séparément de ses excréments, de petites

(1) Sur rurine des lèiards , par G. Schrdbers , jinnaleê de Physique , ete. De L. W. Gilbert, t. AS» P* 89. Le ipsig , i8i3 s en allemattd.

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