ART. III. VESSIE URINA.IRE DES VERTÉBRÉS
parmi les mammifères, qui a fait méconnaître le réservoir des urines chez les Batraciens. Mais l'analyse chimique du liquide qu'il renferme rend indubitable qu'il reçoit le produit de la sécrétion des reins. ]
D. Dans /(i classe des Poissons.
1 . Chez les Poissons osseux. Relativement à l'existence de la vessie urinaîre dans cette sous-classe, nous avions dit, dans notre première rédaction, que dans la plupart des poissons osseux les deux uretères se dilatent à quelque distance de leur terminaison, et se confondent en un large canal qui tient lieu de vessie. [C'est que nous avions souvent observé que l'insertion des uretères (ou de l'uretère unique) a lieu au fond ou au sommet de ce réservoir. ]
Nous avions encore remarqué que le volume de la vessie urinaîre est ordinairement très-petit, et que ses parois sont minces et peu musculeuses.
Enfin nous avions observé , relativement à son issue, que c'est par une ouverture séparée de l'anus , et plus en arrière, que la vessie verse l'urine au dehors.
[Il nous reste à ajouter quelques détails sur ces principales circonstances d'organisation : L'existence de la vessie urinaire dans cette sous-classe, sa forme, sa structure et sa capacité relative ; ses rapports avec les reins ; son issue au dehors.
a. Existence^ forme ^ capacité ^ structure de la vessie
urinaire.
Parmi les Acanthoptérygiens^ la vessie urinaire parait manquer dans le sillago acuta^ le platycêpjiatc insidiateur,
604 XXXI' LEÇON. DB l'uRINS ET 0S^ ORGARES CRINAIRES.
le pôgonias fasciatm , le maquarie de la NotxvelU'-B.olf iandej le bogue commun ^ le callyodon brûlé (i).
Parmi les Acanthopièrjgiens abdominaux , la lock d'étang en est dépourvue*
Dans cescasrareS; si on les compare aux nombreuses espèces dans lesquelles on a constaté l'existence de la vessie urinaire , les uretères se réunissent en un seul canal qui se termine dans le bord postérieur du cercle de Tanus ou même au-delà.
Lorsqu'il y a une vessie urinaire ^ et c'est le cas de Timmense majorité des Poissons osseux , sa forme et sa capacité varient beaucoup, ainsi que sa structure; qui est à parois minces et transparentes , ou denses et musculeuses.
A tous ces égards nous n'avons pu encore assigner à cet organe de caractères constants, par lesquels il se distinguerait dans certaines familles.
Sa capacité n'est pas toujours en raison du volume des reins, comme on pourrait le présumer. De grands reins peuvent se rencontrer avec une très-petite vessie urinaire, une grande vessie urinaire avec de petits reins.
Parmi les Jcanthoptérygiens , elle est oblongue, de grandeur médiocre dans la perche fluviatile^ petite, à parois assez épaisses dans le bar^ assez grande, cylindrique dans le gramiste oriental ; assez longue dans la vive; d'un volume médiocre, à parois épaisses, dans Yurànoscope commun; petite, un peu fourchue dans Vuranoscope à gros barbUlons; petite dans le surmulet;
(1) D*après MM. Cuvier et Valencienncs , Blstêire Naturelle des Poissons, t. 1-1 A ) et pour les citations ci-après, des poissoni étrangers , p. 605 et 606.
ART. III. TES5IB VRINAIKB DSS VBàTI^BRiâ. 605
Tolumineuse, à parois minces, dans le trigla hirundOj le dactyloptère communale cottus scorpio^ qui Fa simple; tandis qu'elle est profondément dirisée en deux grosses cornes, dans le grand ehaboisseau à dix-huit épines et le cottus quadricomis ; ce dernier a même une des cornes de sa vessie urinaire beaucoup plus grande que Tautre, comme cela se voit chez les étnydes , parmi les Chéto^ niens.
On trouve dans les êébastes d'autres différences, d'une espèce à l'autre ; celui de Norwége a la vessie trèsgrande et musculeuse ; le sébaste de la Méditerranée j au contraire, a ce réservoir petit, ainsi que les reins.
La vessie urinaire est considérable , arrondie, sim-» pie , dans la synancée horrible; on la trouve bifurquée dans la synancée brachion.
Vépinoche demi-^uirassée l'a petite ; le gastré l'a médiocre. Le lethrinus bungus l'a grande et divisée en deux longues cornes. Elle est triangulaire dans la cafi" thère commune; assez longue, à parois minces, dans le drépane peigne; petite , étroite , cylindrique dans Ves^ padon^ la dorée commune , la blennie gattoruglne, qui Ta très-longue, ainsi que le cUnus argenté. Elle est grande et oblongue dans la baudroye; très-grande dans la malthée vesperiilion; fourchue dans le batrachoide gnn gnant; grande et lobée dans le crénilabre paon.
Parmi les Malaeoptérygiens abdominaux, la vessie urinaire est petite, ovale dans les Cyprins; elle est trè«*» grande dans le silurus glanis.
Parmi les Malaeoptérygiens subbrachiens , elle est bi" furçjuée dans lesGades, simple dans les PleuronecteSfle^ cycioptère lump ^chei lequel elle est petite^ globuleuse » ^ parois fort épaisses.
608 XXXI* lEÇON. DE t^URINE £T DES ORGANES tRINAIRES.
C'est généralement dans une très-petite papille extérieure que Turéthre se termine. ]
2. Chez les Poissons cartilagineux. Parmi les poissons de cette sous-classe, nous avons dit, dans notre première édition, mais d'une manière trop générale, que les raies et les squales manquent de vessie, et que les uretères s'y terminent au cloaque.
[ Hâtons nous d'ajouter d'abord, que ce n'est jamais immédiatement dans le cloaque que cette terminaison a lieu , mais dans une sorte de vestibule, où viennent se rendre aussi les canaux déférents , dans les mâles, et qui s'ouvre par un seul orifice, à l'extrémité d'une papille plus ou moins saillante à la paroi supérieure et médiane du cloaque. C'est ce vestibule qui a été décrit tout récemment dans le squale glauque, pour une vessie urinaire (i). C'est encore ce vestibule, à ce que je présume, qui a été désigné dans le squale pèlerin sous le nom de cloaque supérieur {2).
Mais il y a souvent dans les squales et surtout dans les raies, outre cette cavité intermédiaire, sorte de canal de l'urèthre plus ou moins dilaté, une seule ou deux vessies, que je ne puis m'empêcher de considérer, surtout dans ce dernier cas, comme appartenant au système urinaire. On observe même à cet égard des différences sexuelles très-remarquables.
Quand il y a deux vessies, elles débouchent chacune dans le vestibule, entre le canal déférent du même côté,
(i) M. Toussaint, Note sur le système urinaire da squale glaucut, BulMi» dès Sciences Naturelles de Neerlaude^mnée 1839, p. 314.— (2) Par M. deBlain- Tille» anatomî* du squale pèlerin ^ Annales du Muséum éP Histoire Naiurellt, t. Xfiu; Paris, 1811 -iSl 3.
ART. m. VESSIE URINAIRE DES TERTlîfiRlSS. 609
en dedans^ et l'uretère en dehors. C'est ce que j'ai vu dans VaiguiliaL
Cette disposition fait qu'on a autant de raison de prendre ces vessies pour des vésicules séminales (i) que pour des vessies urinaires (2) .
Mais dans la raie bâtis mâle, ces deux vessies recevant immédiatement les canaux urinaires ou les uretères de leur côté , quoique assejE près de leur col , ou de leur terminaison dans le vestibule , on ne peut plus douter de leur fonction.
Dans la femelle de la même espèce il n'y en a qu'une, composée, à la vérité, de deux lobes pyriformes beaucoup plus grands à proportion que chez le mâle , adhérents à la face supérieure du cloaque, qui ressemble, par son développement, à une matrice ; ces lobes vésicaux sont réunis par un pédoncule commun transversal, qui s'ouvre, par sa partie moyenne, ds^ns la papille creuse qui se voit à la paroi supérieure çt médiane du cloaqiie.
Les reins, ayant l'apparence d'un ruban plissé en manchette, dépassent cette vessie en avant et en arrière. Les huit à dix canaux urinaires qui en sortent convergent en avant et en arrière pour se réunir à deux troncs qui percent le côlé correspondant de la vessie près de son pédoncule.
La raie bouclée mâle a, comme l'espèce précédente, deux petites vessies urinaires, ayant chacune leur orifice distinct et séparé dans le vestibule ou la papille du cloaque.
(1) Comme Ta fait M. de ElaioYille pour le sguate pèlerin, (3) Ev. Home les avait décrites y dans la m6me esp^Ci comme les analogues de la vessie urinaire.
610 XXXVUKÇON^ Dl L'cilH&BT DS8 016AIIF8 tRtKAlB£S.
Il n'y en a qu'une petiM dans la raie roiurii femelle, en forme de croissant, recevant chaque utetère dans le sommet de ses cornes, qui sont dirigées en avant (i). Un canal à paroi» musculeuses (le vestibule ou le creux de la papille ) sort du milieu de sa donvexité , pour se terminer dans le cloaque^ après un court trajet
La chimère femeU$j de la Méditerrauée , a une vessie urinaire simple oblongue située au-deSsus des oviductes, recevant Turine de petits reins, courts, étroits et divisés en petits lobes, et s'ouvrant par un petit orifice qui se voit à Textérieur dans la ligne médiane du corps, en arrière de ceux des oviductes.
Lq& Suceurs n'ont pas de vessie urinaire* Dans la lam.' frcye de rivière y les uretères se réunissent en un seul et très'-court canal. Dans la lamproye marine, ils abou* tissent séparément dans une papille conique ssiillante, chez les femelles comme chez les mâles, dans laquelle s'ouvrent encore les deux caiiauxpéritonéaux qui y dirigent les œufs ou la laite. Cette papille est placée dans une fossette où s'ouvre l'anus, mais plus eu avant.
La vessie urinaire, comme on le voit, n'est plus qu'une partie accessoire des voies urinaires, dans les trois classés des ovipares.
Chez les Poiseonss où elle existe cependant très-géfiéralement, elle est devenue, par sa petite capacité, malgré lé grand développement des reinS, un réservoir peu important y dans lequel l'urine séjourne très-peu de temps. Aussi, est-il fréquent de n'y pas rencontrer d'urine ; cependant M. Toussaint annonce Tavoir trou-
Ci) U. nuMMini, Mén. ^ité, tSM» I, %. f » e. b. H 0f. a«
Ant. Ifé HANS ££8 ANIMAUX 0A1I8 TEKtÉBUISS* BU
vée pleine dans les pleuronectes j le toarâèê vivipare H Yanguiik. Il a même découvert un calcul urinalre dam la vessie de ce dernier poisson. Le même anatotniéte t vu, dans le squalm glaucus , les uretères retnplici d'une urine abondante^ de couleur blanc-jatinâtre, ayante pàt cette couleur et par sa consistance , l'apparence' do spertne (i). ] /.
ARTICLE IV
[De C urine et des organes qui la séparent du fluide nouf^ ricieTy ou la tiennent en réserve^ dans les trois Types des Mollusques^ deé Animaux articulés et des Zoo^
phytes.
Dans ces organismes , de plans si différents entre eux , qui s'éloignent bien plus encore du type des animaux vertébrés , on n'a plus, pour se diriger dans la détermination d'un organe remplissant une itiêmê fonction, la ressemblance de forme et de strnctufe^ ni la position absolue ; souveùt même la position ïéla*tive est changée, et conséquemment les cotlnexit^nâ lé sont aussi.
Relativement à l'appareil urînaîre, dontnoUs cher* chons à compléter l'histoire ànatomique, il n'y a que deux caractères essentiels qui peuvent conduire Sûre* ment à cette détermination. Le premier est iln carad* tère de structure ; il faut que l'organe présumé rent*
i*mm>
W Tljâscbrift voor Natuilijke GescMedenis en Pbyidologie^ tenu, nu v* ^»
613 XXXI* uçoN« JDE l'urine et des organes urinahues.
plissant la fom^tion d'un rein^ ait un canal excréteur pour porter au dehors l'humeur qu'il aurait prise du fluide nourricier. Cette humeur devrait contenir de l'urée ou de l'acide urique ; tel serait 1^ ;second caracjtèrey tout chimique, auquel on reconnaîtrait l'appareil urinaire.
Nous examinerons, dans les paragraphes suivants, jusqu'à quel point ces deux caractères ont pu conduire à la connaissance de cet appareil, dans les trois types des animaux inférieurs ; et nous distinguerons avec soin, dans cette courte revue, les faits positifs des conjectures.
§ I. De l'urine et de son appareil de sécrétion dam U
Type des Mollusques.
Â* Dans les Céphalopodes.
Nous avons déjà fait connaître d^ns notre tome YI, p« 36 1 , 364 ^^ 3^^ 9 c^s singuliers organes d'apparence glanduleuse, qui entourent les principaux troncs veineux, dans les Céphalopodes. Dans le présent volume (p. 353) nous les avons plus particulièrement décrits comme des branchies accessoires. Il faut se rappeler que le fluide' respirable, l'eau dans laquelle vit ranimai, peut passer facilement de la cavité branchiale, par des canaux péritonéaux, dans les cavités dites veineuses, qui renferment ces troncs veineux et ces organes singuliers. M. Mayer^ de Bonn ( i ), considère ces cavités,
(é) Chwod^ Mémoires (tAnatomic comparée ; Bonn , i885 ; en aUefliaod*
AftT. IV. lUllS US ANIMAUX SANS VERTÈBRES. 613
ainsi que nousTavons dit, comme des réservoirs d'urine, et ces corps d'apparence glanduleuse qui enveloppent les veines-oaves ou leurs branches » comme dés reins.. Ces conjectures, fondées sur des analogies, aussi bien que notre manière d'envisager ces mêmes organes comme des instruments accessoires de respiration, ne pour^r raient devenir des propositions réellement scientifiques, qu'après une analyse de l'humeur contenue dans ces poches veineuses, et la découverte constatée de l'urée, ou de l'acide) urique , dans cette humeur. Jusque là, nous continuerons de la supposer de même nature que celle qui a servi, ou qui doit servir, à la respiration. Ce qui me fait'encore repousser, a priori^ l'hypothèse de M. Mayer , c'est le chemin que devrait nécessairement prendre cette urine pour sortir de ses réservoirs, à travers les sacs qui contiennent les organes de la respiration ; elle altérerait trop profondément, dans les intervalles supposés de sa sortie, le fluide respirable, et nuirait à cette fonction importante.
On a encore déterminé la vessie à encre delà sèche et des autres Céphalopodes que nous avons décrite à l'occasion du foie s et dont nous avons indic[ué les analogies avec la vésicule cystique des vertébrés (t. Y, p. 85 et 86 ) , comme l'appareil urinaire de ces animaux (i)» Pour changer cette conjecture en certitude, il faudrait une analyse de l'encre de la seiche, qui est encore à désirer, du moins à mB. connaissance.
Nous n'avons donc aucune certitude siir l'existence
(1) M. de Blalnvilte, Dictionnaire des Sciences Naturelles, article 5((Wi«, U 48, p. 370 et 277.
6li XXXI* UÇOV* BX L^UXfNX Bt DX& OftOANXft tlRlNAIKSd.
dei reins, ou d'un appareil urinaire dans les Céphakh podei. Encore moins ^
b. 'Dans les Piéropodes.
c. Quant ^MxGastéropodei, la détermination de l'ap* pardi urinaire due à M. Jacobtm% (i) me parait incontestable* Ce savant a découvert de Tacide urique dans Torgciïie sécréteur de la viscosité , ainsi désigné par Mi Guvièr. Cet organe, dans la/diuic^etle colimaçon (â), situé autour du cc£ur et du péricarde , est un sac tiian* gulai^e, divisé intérieurement par de nombreux replis lamelteux. Il a un canal excréteur qui longe le rectum et vient s'ouvrir àu dehors près de l'anus et à côté de Forfflce du poumon.
Déjàj en i8i5^ WùhlUh avait eu Tidée que le sac calcaire des gaêtéropodes devait être considéré comme rfefn (5).
Un organe analogue se retrouve, sous d'autires for^ ines, dans beaucoup de mollusques (4)«
Ainsi, chez les apfyùeê^ la glande qui se trouve dans répaisseur des téguments qui entourent la coquille^ et forment aveo elle l'opercule des branchies, cette glande, dis^je, qui sépare la pourpre, répond à l'appareil qae nous venons de décrire chet la limace et le colimaçon. Reste à savoir s'il y a ici une excrétion d'urée ou d'acide urique ?
Les doriê ont quelque chose d'analogue- à ce que
(i) Sur rexistence des reins dans les animaux moHusques, Journal de Physi' que et de Chimie ^ t. 9i. Paris, 1820^ — (3) Cet organe et son canal excrétenr 6ont représentés dans les Métnoires de M. Cuvier : \? Sur la limace et le eoli' maçon » ph i , fig. 2 et 4 1 lu i ; 2° sur le turbo , pi. i, fig. 7, p. 9; 3*> Sur le buetin, pi. i, Sg. S. -^ (S) Cité par Mechel dans les Archives de Physiologie^ pour 1822, p. 172. — (4) M. Cuvier^ Mémoire sor la limace et le coIimaçoA, p. 36.
AftT» IV. 0Am LEi ANIMAUX SANS YEUTiBBlË^. 615
nAVtê vetrotïB, dans le paragraphe suivant, chez les aranéides. G 'est un canal qui se ramifie dans le foie, et dont l'issue est près de Fanus (i). Porterait-il au dehors une partie de la bile ? ou bien y verserait-il de ruriûe ? Ce sera encore à la chimie à répondre à cette question.
M: Cuvîer a aussi conjecturé qu'une vessie à long col, qui existe dans tous les Gastéropodes, et même dans les tUô$, et dont le canal excréteur aboutit au conduit commun de la génération, pourrait être une vessie urinaire. Mais il se demande , dans ce cas ^ où serait le rein (2).
Il revient d'ailleurs sur les usages de cette vessie dans son mémoire sur la *Umace et le coHmapon (5), annonce qu^elle renferme une \sub&tance concrète d'un brun rougeâtre, à peu près de la consistance du savon» et remarque que la longueur de son canal est propor-* tionnée à celle de la verge. Nous la décrirons avec les organes de la génération
TreviranuM (4) adopte la première conjecture de M. Cuoier, et se fonde sur une erreur d'aqatomie, celle qu'il existe un canal d^ communicaliion entre le sac calcaire et le canal excréteur de cette vessie § tandis que ce prétendu canal est un petit muscle /(5) qui se rend à l'extrémité du canal excréteur de cette vessie.
La détermination de l'appareil uriinairq des Gastéro'
(i) Voir notre ^ ▼, p. 06.— (S) Mémoire sur le genre Aply^e^ p. Si, et pi. iv, fig. 2. — (d) Page 20 et 2i. ~ (6) Phénomènes et Lois de la Fie Organique ; Brtmen, 1833, t. ii, deuxième partie, ^. 29. — (5) Voir à ce sujet M. G. Verloren, Ùe arganorum genetetionis structura in Moliuscis^ etc., p. 36, note 4 ; iiUgdani Batavorum , 1837 , in-i**.
6i6 XXXI* tEçoN. d;b l'urine et des okoanes urinaii&es.
podes^ adoptée par M. Carus, dans laquelle est comprise à la fois le sac calcaire et la vessie génitale, tient à l'idée énoncée de cette communication présumée entre ces deux organes (i)»
d. Chez les Mollusques Acéphales on regarde comme appartenant à l'appareil urinaire, un organe spongieux et ovalaire, coloré en vert, situé sou3 le cœur et dont la cavité s'ouvre , par une petite fente , près de l'orifice de l'ovaire (2). C'est une simple conjecture ; je ne la rapporte que pour compléter cette esquisse.
§ IL De [urine et dé ses organes de sécrétion dans le
Type des Articulés.
Dans l'état actuel de la science, on n'a indiqué, parmi les quatre classes des animaux articulés, que celles des Aradhnides et àt^ Insectes , comme pourvues des organes de la sécrétion urinaire,
a. Les ramifications des organes présumés de cette sécrétion , sont entremêlés dans la masse du foie , chez les aranéides ; elles aboutissent à deux canaux qui vont se terminer vers la fin du canal intestinal: Nous en avons parlé (t, V, p. 354- ) Dugès les a représentées, dans la mygdle maçonne^ se terminant dans la jonction de l'intestin grêle avec le cœcum. Ce sont les mêmes canaux que nous avons décrits, avec doute» dans ces mêmes mygales^ comme des tubes biliaires (3). (Voir notre t. V, p, 356 et 367, et note 1 de cette dernière page. )
(i) Traité élémentaire d'Anatomle Comparée ^ t. m, p. 278. «^ (S) Voir Treviranus , Journal de Physique » t. i , p. 58. » (3) Nouvelle édit. du BàgM animal^ Arachnides ^ pi. 5 , fig. 6 et 7» h. h.
AHT. lY. DAM LBS ANIMAUX SANS VERTÈBRES. 617
• Les scorpions ont des tubes semblables, se terminant très en arrière dans la portion du canal alimentaire qui occupe le dernier anneau de la queue,. et paraissent devoir y verser une humeur excrémentitielle analogue à Turinç. (Voir encore notre t. V, p. 355 et 356. )
b. Parmi les tubes ou les vaisseaux annexés au canal intestinal^ que nous aTons fait connaître comme les organes sécréteurs de la bile, chez les Insectes (i) il y en a qui sont chargés de la sécrétion urinaire. Plusieurs observations sur la composition chimique de cette, sécrétion le prouvent incontestablement.
Brugnatelli (2) avait annoncé avoir trouvé de Turate d'ammoniaque dans la matière que rejette par Tanus le bombyx du mûrier ^ au moment de sa dernière métamorphose. 11 était permis de supposer que cette matière urinaire provenait d'une*» partie des vaisseaux réputés biliaires de cet animal. C'est sans doute c6 qui avait fait dire à Rengger (3) que les deux appareils biliaire et urinaire ne sont point encore séparés chez \e& Insectes^
(?^r0/(/, partageant cette idée, recueillit dans les tubes sécréteurs, présumés biliaires, du ver à soie y assez d'humeur pour l'analyser. M. Wurzer j trouva, comme Brugnatelli dans les.premiers excréments du papillon, de l'urate d'ammoniaque, de l'acide phosphorique, du carbonate de. chaux et une matière animale (4) «
Une circonstance singulière dans la production de l'urine des insectes ou de leurs concrétions urinaires.
(i) Voir notre t. y, 357«367. •— (2) Giornaie di FUieaf etc.» t. tiii» p. 48; Milano» 1815. — (3) Reehtrckes physiologiques surJes Inuctes^ Tubiogen» 1817* — (k) Arehives de Physiologie de Meckel , pour 1818 , p. 213.
6t8 XXXI^ UBÇOIV. DB l'urine et des OHOMfES HEIRAUES.
c'est que dans plusieurs cas , ce n'est pts dans les tubes dont la terminaison est rapprochée de l'anus, mais dans ceux qui ont leur insertion près du pylore qu'on a découvert cette n^atière.
Ainsi, M. Chevreut vl reconnu Texistence de Tâcide ttriqucy de l'ammoniaque et de la potasse dans la matière recueillie par M. Strauss, dans les canaux biliaires du hanneton; ces tubes cependant ont leurs deux insertions autour du pylore, et non l'une des deui au gros intestin » comme cet anatomiste avait cru le voir.
M. Audôuin a publié une observation intéressante de calculs d'acide urique, recueillis par M. Aubé^àssA le» mêmes tubes d'an autre coléoptàre lamellicome, du iucamàs csrvas. On sait que ces canaux ont aussi une double insertion dans l'intestin, près du pylore (i).
Le même savant a constaté sur une espèce de guêpe (fottstés gallica) l'observation de BrugnateUi; je veux dire l'existence de l'acide urique dans les premiers excréments , rendus à l'instant de la dernière métamorphose (3).
' Il est donc bien démontré qu'une partie des tubes sécréteurs des insectes, annexés au canal intestinal, versent dàiis ce canal une excrétion qui a les caractères essentiels de l'urine. Mais la présence seule de l'urée ou de l'acide urique dans ces tubes, ou dans l'intestin, nous en a convaincu* Nous n'aurions pas tiré cette conclu-
(1) Noat avons déjà cité celte ofaterratiim (t. t, p. 477) et la ktlredf M. Âuthuin adreuée à ce sojet à rAcadémie A» Sdenoes. — (2) Ânmahi in Seiemcêt Naturêliêêi deuxième série, p. 184 dut. T» tS96.
AftT. 17. &ÀK« XEi ANIUAUZ SAM TBRiiBllES. 6l9
sion uniquement de Tinsertioii reculée de ces tubes dans le gros iutestia, comme cela a lieu chez les ffi^mtptères; parce que nous pensons que la bile est essentiellement une humeur excrémentitielle ; que son em« ploipourla chylification n'est que secondaire ; et qu'elle pourrait être portée dans le gros intestin, pour être rejetée au dehors , sans changer de nature , sans pren^ dre le caractère de l'urine.
§ in^ De l'usine et 4es organe$ qui la séparent ou la timnent en ré^arve dans k type des Ztoophytes^
On ne connaît aucun zoophyte chez lequel il existe d'une manière indubitable un appareil de sécrétion urinaire.
Meckel a cru trouver des traces de cet appareil chez les astéries , dans un organe qui se mojitre à l'extérieur sur la face dorsale du disque de ces animaux, non loin de l'angle de réunion de deux rayons, par une saillie applatie , à surface unie ; cette saillie répond à une petite capsule, remplie de substance friable, que l'analyse a démontré être du carbonate et du phosphate calcaire, M. DelU-Chiaie (i) s'est rendu, en dernier lieu , à cette opinion. M. F, Tiedemann (5) considère cet organe comme un réservoir de la matière calcaire des vertèbres. Spix (3) conjecture qu'il fait partie de l'appareil générateur. Nous le décrirons plus en détail avec cet appareil.
(3) Institutioni di Anaiomia et Fisioiogia ^ p. 392 et 393 ; Napoli, 1832, et p. 122, 1836, 2e édit. — (2) Voir VJnatomie des holothuries^ des étoiles de mer et des oursins y par M. «/. F. Tiedemann; Landshut , 1816, in-fol. ; en ailemand. '—> (3) Annales du Muséum de Paris, t. xiii, p. 446.
690 XXXI^ LEÇON. DB l'cRINE ET DES ORGANES URINAIftES.
L'article que nous termiaoDS ici comprenait encore, dans notre première édition, Tanatomie des glandet surrénales. Nous avions décrit ces glandes, à la suite 4es reins et delà vessie urinaire des Tertébrés, en ayant soin d'avertir que leur histoire appartient plutôt à celle du fbetus , chez lequel leur grand développement dans l'espèce humaine et dans beaucoup de mammifères prouve que ces organes jouent un rôle plus important que dans l'adulte.
Ce motif et l'étendue du présent volume nous déterminent à renvoyer cette description au volume suivant et dernier. ]
[ Contenant des Additions, et un Résumé sur lesfrinci^ faux caractères organiques des différents appareils de la respiration j dans tout le règne animal (i)«
La respiration, considérée dans son essence, est une action moléculaire qui se passe entre le fluide nourricier et le fluide ambiant dans lequel tout animal est plongé (2), c'est-à-dire l'air atmosphérique, on l'eau plus ou moins imprégnée de cet air.
Cette action moléculaire est indispensable à tous les corps organisés, aux animaux en particulier, pour la durée de leur vie active ; et cette nécessité est d'autant plus pressante, que la nutrition absorbe une plus grande quantité de fluide nourricier, et que cet em-* ploi entraîne la formation nouvelle d'une proportion plus considérable de ce fluide.
Nous avons vu (t. VI, p. 547) que ses réservoirs sont arrangés pour le soumettre immédiatement , après sa composition première dans les parois du canal alimentaire, à l'action élaboratrice et dépuratrice du fluide ambiant. C'est par cette action qu'il acquiert les qua-
(i) Ce Hésuiïië pourrait être lu arec fruit, comme complément des généralités qui commencent ce Tolume» et qui ont été rédigées par M. GuTler pour noir» première Édition.
(2) n faut en excepter les vers intestinaux enfouis dans le parenchyme des Yiscères et les embryons des mammifères. Ici la respiration du parasite est indtjracte » c'est-à-dire qu'elle a lieu par l'inieiiiiédisin de Tétre qui le nourrit.
lités convenables pour renouveler, dans certaines limites, la composition moléculaire des organes» et réparer les pertes qu'entraîne le mouvement de la vie.
Afin que cet échange réciproque entre le fluide respîrabie et le fluide nourricier puisse avofrlieu, il faut qu'ils ne soient séparés que par dés membranes trèsminces. Le fluide respirable, au moins, ou le fluide respirant , ou l'un et l'autre fluide , doivent être contenus dans des capacités dont les parois copserv^ent açsez de densité pour contenir Iç sang^ ou Tair atmo9* phérique; sans cesser d^être perméable aux molécules du fluide nourricier, qqi sont attirées par cet air » ou à celles de l'air, qui doivent sô combiner au fluide nourricier.
La peau, qui met l'organisme en rapport avec le fluide ambiant, serait l'organe de retipiration le plus naturel» sans cette néceçsité, qui entraîne certaines conditions organiques dans les membranes respirantes, incompatibles avec ses fonctions principales*
En effet, l'organe tégumentaire est» par cela même, çssentifeUement un organe protecteur, qui doit préserver l'organisnie qu'il recouvre, des influences nuisibles des agents physiques. Ce premier but fonctionnel a nécessité, dans les téguments de la gltinde majorité des animaux, une organisation générale contraire aux conditions organiques qui les rendraient propres à la respiration.
11 a donc fallu qu'une partie de la peau, que des appendices extérieures ou intérieures de cet organe gé« néral , fussent modifiées ou disposées en appareils propres à cette fonction^
Jetons un coup d'ceîl fâpide sur les coiiditions wga*
niques le« plm générales, ou \ei p\m caractérigtjqtieë de ces divers appareils de reâ^piration, que nous veâotië de décrire en détail, dans tout le règne animal.
Elles sontfelatires, en premier lieu, ail fluide nDili!*> ricier et à ses réservoirs, qui doivent le toettre en contact avec le fluide ambiant; et au triouvemeilit lent où plus ou moins accéléré qu'il y exerce, et qui modère ou multiplie ce contact.
Elles se rapportent, en second lieu, aux différents moyens mécaniques qui produisent ce rapport médiat entre Tair atmosphérique ou Teau aérée, et le fluide nourricier ; qui favorisent ou ralentissent le renouvellement du fluide respirable, en contact avec rorgàneqtii renferme le fluide respirant.
Mais les divers appareils de respiration, étudiés sotlâ le double rapport des moyens mécaniques et orga^ niques conducteurs du fluide respirant et du fluide respirable, à la rencontre l'url de l'autre, et facîlitdtit leur action réciproque, ont des caractères particuliers, suivant que la respiration est Uniquement aérienne ; qu'elle est seulement aquatique ; qu'elle peut être successivement, chez le même animal, aquatique et aé*ïienne, et réciproquement; ou bien enfili qu'elle èi^t mixte j c'est-à-dire qtie l'organe de respiration est dé*composé en deux parties distinctes ; Tune qui prend dans l'eau l'air atmosphérique ; l'autre qui est formée de réservoirs de cet air*, qui le tnettent en rapport avec le fluide nourricier.
Les principales différences de forme et de cotnposi* tion des appareils respirants peuvent être groupées dans les suivantes.
) . Ce sont des capacités vasculaires renfermant le
fluide nourricier^ qui se ramifient autour des capacités également vasculaires ou celluleuses , ou en forme de simples pocjbes, qui contiennent le fluide respirable, lesquelles n'ont jamais qu'une seule ouyerture (une glotte) pour communiquer avec le fluide ambiant. Tel est le caractère du poumon des Fertébrés et des gastéropodes pulmonés parmi les Mollusques.
2. Ce sont dés capacités de différentes formes, dans lesquelles pénètre^ le fluide respirable , qui se déployent dans toutes les parties du corps , et dont les parois extérieures y sont en contact avec quelque portion du fluide nourricier, ou sont plongées dans ce fluide. ( Les trachées des insectes.)
3. Ce sont des corps saillants en forme de lames ou de tubes, simples ou plus ou moins divisés, dans lesquels le fluide nourricier circule dans des vaisseaux {^les poissons^ etc., etc.), ou se meut dans des lacunes (les crustacés). Tels sont les organes de respiration aquatique connus sous le nom de branchies.
4^ ' Ce sont enfin des organes mixtes composés de deux, parties distinctes. L'une plongée dans le fluide respirable, qui est toujours, dans ce cas, de l'ean aérée 'f elle prend conséquemment cet air à l'eau. L'autre qui sert de réservoir à l'air respirable et le conduit dans toutes les parties du corps à la rencontre du fluide nourricier.
Telles sont les branchies pneumatiques ou trachéennes de certains insectes aquatiques, à l'état de larve*(voir p. 495, 496,498, 5oi.)
ARTICLE I
Caractères généraux organiques de la respiration aérienne et ses différences principales , suivant les types et les classes.
Les organes de respiration aérienne sont essentiellement des cayités intérieures , dans lesquelles Tair atmosphérique pénètre et se renouvelle à la volonté de l'animal. Ce ne sont jamais des parties saillantes exposées à nu à la surface du corps , et flottant dans Tair atmosphérique, comme beaucoup de branchies flottent dans l'eau.
L'action desséchante de l'atmosphère était incompatible avec la souplesse et la perméabilité des membranes respirantes; avec la proportion normale de l'eau dans le fluide nourricier, que cette action absorbante de l'atmosphère sur le fluide nourricier , circulant dans les organes de la respiration, aurait détruite. Il fallait que cet air fût conduit par petites portions, et successivement, suivant les besoins et la volonté de l'animal , sur les membranes respirantes et les réseaux vasculaires sanguins extrêmement déliés , qui constituent ces organes.
Ces caractères organiques des appareils de respiration aérienne sont si exclusivement appropriés à cet usage, qu'on ne voit jamais, par desimpies modifications dans leur structure, un animal aquatique {Mammifhre^ Oiseau y Insecte) recevoir de l'eau, au lieu d'air, dans les cavités qui constituent leurs organes de respiration ; tandis qu'il est assez fréquent de voir un 7. 40
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animal, avec des organes de respiration aquatique, pré-* serves par certaines i dispositions organiques de l'action desséchante de Tair, et dans des circonstances extérieures déterminées (l'absence de la lumière, les lieux humides) , respirer cet air en nature.
Après ces caractères communs à tous les organes de respiration aérienne , ils nous ont présenté des différences , suivant les types et lea classes , dont nous allons rappeler très-succinctement les principales.
§ I. De* caractères le% plu$ générawc des organes de resfnration aériennes dans le type et les classes des ver^ tibrés.
Trois classes seulement de ce type sont pourvues de poumons. Mais l'importance de ces organeé relativement à la quantité d*air atmosphérique qui s'y renoa- Telle dans un temps donné, relativement à la quantité d'air qui y circule dans ce même espace de temps, lesquelles quantités mesurent celles de la respiration, varie beaucoup d'une clause à l'autre , et surtout des mammifères et des oiseaux aux reptiles. Je ne fais que rappeler cette circonstance , qui a été suffisamment expliquée dans le volume précédent, pour tout ce qui dépend de la disposition des réservoirs vasculaires du fluide nourricier; et dans les généralités que M. Cuvier avait écrites, dans notre première édition , en tête de la leçon sur la respiration , et qui commencent le présent volume.
Quant aux circonstances organiques différentielles ou caractéristiques de chaque classe, nous nous contenterons d^énoncer celles qui nous ont paru les plus remarquables.
A. Poumons deê Mammifères.
1. Les cavités aériennes ^ui les composent sont des tubes ramifiés, dont les derniers ramuscules se terminent en cœcum, ou même en culs-de-sac un peu dilatés , et n'ont pas d^anastomoses ou de communlea* tiens immédiates, mais seulement par les rameauM d'origine. Il en résulte que la surface de ces derniers ramuscules aériens, reste libre et assez étendue pour être enlacée, dans tout son pourtour, par le, réseau dea vaisseaux sanguins respirateurs.
2. Lés ramifications des vaisseaux aériens semblent varier beaucoup en longueur et en diamètre relatifs, suivant les espèces et surtout le geqre 4e vie.
3. Elles m'ont paru plus longues, plus déliées, mieux sépai^ées dans le$ jeunes sujets; plus courtes, plu3 grpsses, plus rapprochées dans les sujets adulte^,
4. Elles se raccourcissent et se dilatent bçauçoup dans les mamniifères plongeurs, au point qu'elles ne semblent plus que des cellules rondes des ayant-der-r nîers rameaux; ce qui rapproche cette structure dq la forme cellulaîçe des poumons des reptiles.
5. Les vaisseaux sanguins respirateurs, destinés à mettre le sang en contact médiat avec l'air, sqnt vé^ duits le plus (jue possible dans leur diamètrç (1) , ^fii:^
(1) Sans toutefois devenir imperméables aux globules sanguini, dont le diamètre moyeu est de ^ de ligne , suivant M, FFagner. MM. Prwoi et Jfumat l'avaient trouvé de ,-n# et non de ^h comgie on Ta inexactement imprima is^m la not» dt jnes Fragments^ cités ci-après»
de diviser le fluide nourricier et de multiplier son action par le fluide respirable et réciproquement.
6. Dans ce cas le poumon semble avoir plus de capacité pour l'air et moins pour le sang. Aussi les mammifères plongeurs ont-ils tous, hors des poumons, des réservoirs de ce fluide pour les moments d'immersion, durant lesquels son passage à travers les vaisseaux sanguins de ce viscère est embarrassé (i).
7. Enfin un des caractères distinctifs des poumons des mammifères, c'est d'être complètement enveloppés par une partie de la plèvre, dont l'autre partie, se repliant pour tapisser les parois thoraciques , laisse libres les poumons dans leurs mouvements de dilatation et de contraction.