‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 51 sur 124 · IIÏ. STRUCTURE DES POUMONS · texte numérisé non relu

IIÏ. STRUCTURE DES POUMONS

cette surface montrent un réseau fin, compliqué^ à mailles irrégulîères , comme dans les autres oiseaux, etDOD ces cerceaux réguliers des tubes plus petits.

Dans lecasour, nous avons vu que certaines coupes meltaient'à découvert des canaux flexueux , qui se . continuaient sans interruption, sans être percés d cm-' bouchnres d'autres canaux, dans une. longueur de quatre, cinq, six lignes ; ils étaient cerclés, en dedans , • par des anneaux fins comme des fils , distants : ce qui leur donnait toute Tapparence d'une bronche.

Un réseau élastique, à cordon plat, semble former la liaison de ces tubes, et renfermer dans les espaces qu'il intercepte, le réseau des vaisseaux sanguins.

Dans le cygne, la bronche ne devient intra-pulmonaire qu'au-delà de la moitié antérieure du poumon; c'est soijs la face interne et inférieure qu'elle s'y introduit.

Elle a, du côté supérieur, une série de quatre grands orifices bordés d'arceaux osseux, dont le bord libre, plus mince, fait saillie, comme une valvule, dans le canal de la bronche.

Ces ouvertures donnent immédiatement dans des canaux secondaires , premières divisions de la bronche ,. qui restent superficiels et conduisent l'air à la fois dans les sacs pulmonaires et dans le tissu du poumon.

Une série de cinq embouchures plus petites appartient à des canaux du même ordre. Elle est plus bas que la première , et commence après elle. Elle réj>ond à des canaux qui sont à la surface supérieure de ce viscère.

U y a du côté de la face inférieure deux embouchures , assez grandes pour être l'origine de deux canaux secondaires. Entre ces dernières embouchures et celles de la

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seconde série , se voient un certain nombre de trous ronds, percés irrégulièremeut, qui sont les orifices de canaux tertiaires. ^

La membrane interne de la bronche est d'ailleurs lisse et nullement réticulée, excepté dans sa dernière portion, qui commence à une sorte d etranglement'etse termine, en cul-de-sac, à Textrémité postérieure du poumon. A la vérité, on pourrait déjà considéi^er cette dernière partie comme secondaire.

Les canaux secondaires sont larges et superficiels. Leurs parois sont criblées des orifices des canaux tertiaires, et formées d'un réseau dont les mailles les plus grosses , rondes, et à peu près de même diamètre , sont ces mêmes orifices.

Dans l'intervalle de ceux-ci ce nfême réseau a des cordons plus fins et des mailles plus petites, remplies par la miqueuse qui est très-mince. Ce réseau iin forme essentiellement les parois des canaux du troisième ordre; les fils qui le composent ont généralement une direction transversale et semblent cercler ces canaux, dans les courts espaces où des anastomoses de canaux du même ordre n'interrompent pas leurs parois.

C est dans les insterstices de ce réseau , à mailles rondes, plus grandes, et à mailles polygonales, plus petites, lequel se trouve toujours le même dans toutes les dimensions du poumon , que se déploie le réseau des vaisseaux sanguins. ]

ih. ÔTRICTITHE MS POrMOïlR; " 125

B. De$ grandes cellules aériemus des oiseaux, ou de leurs

poumons secondaires*

La bronche de chaque poumon et ses dix ou onze rameaux aboutissent à la surface des poumons , d'où l'air passe dahs de grandes cellules qui communiquent les unes dans les autres , le conduisent dans toutes les parties du corps de l'oiseau , et forment une sorte de poumon accessoire très-étendu et très-compliqué , que nous devons faire connaître. Nous décrirons d'abord celles de la grande cavité commune, d'après l'autruetie. Plusieurs de ces cellules ne renferment que de l'air, d'autres contiennent les viscères.

1* Cellules vides.

La plus antérieure s'étend presque dès le sommet delà poitrine jusqu'à l'ds des îles, d'abord entre le cœu!r elles premières côtes, puis entre les côtes suivantes, et la cellule qui contient les intestins. Cette grande cellule latérale est divisée en quatre loges par des cloisons transversales, dont la supérieure et rinférieuré sont incomplètes du côté inférieur, et la moyenne du côté supérieur. Les deux premières de ces loges communiquent avec les poumons par plusieurs larges ori« ûces , et la dernière en a un très-large qui s'ouvre dans l'os des îles.

En arrière de cette grande cellule , tl y en a deu:î plus petites qui se suivent, et dont la postérieure l'enfonce dans le bassin sur les côtés du cloaque. Ces deux cellules sont situées entre l'os des îles et la cellule pé^» ritonéale ; en avant de la même grande cellule , il eà existe encore une petite > qui occupe le» partiel laté»

raies du sommet de la poitrine, comipunique avec sa ;3ewbteble, et s'omyiîç dans celles t^ui se prolongent le long des. vaisseaux de Taile et sur les parties latérales du cœur^

jii" CellaUs cUs viscères»

Cellule de$ estomacs. Elle ea^t fort grande, et placée e|itre les dq^x latérales , en ari;îère de celles qui contiennent les deux lohes du foie et le péficarde^ et cm avant 4e la grande cellulç; des intestins § elle renr ferme la plus grande partie du ventricule succeoturié et tout le. gésier.

Cellules du foie. Chaque lobe de ce viscère est contenu dans une cellule à parois très-^épai^ses , qui se replient sur sa surface, pour le r^vouvrir après s'étFC considérablement amincies.

. CtMule du cœur. Elle enveloppe le péricarde do toutes parts ^t x\fi contient que ce sac.

En avant de cette dernière est une autre. cellule, placée en même temps entre, les deux cellules du sommet de la poitrine, et qui contient la portion iaférieure de la trachée-f artère, Je larynx inférieur et les bronches.

Cellule des intestin». Elle répond proprewent à la xavité du baa-ventie, et r^nfejcnie tout le canal intestinal , l'ovaire et loviductus, ou les testicules ; &e replie en avant et autour de la partie postérieure de Vestomac, et recouvre en arrière le cloaque, à peu près cointne le {i^rltoipo re/couvre, dans l'hQfnm^, le fond de If^ vessie; s^h pavoift, opaques et d'un ^leu livide^ 6'aminçissent pt 4evieBn^t tranispareotes avant de s^ prolonger sur ieUi ijAt^tin^ ) IViraire^ Voviductus, pour former les dif- ^i:$nt^ mé^^ntqres , etc« Elle est en.p^iîjp cpufparabla

Ces Cellules 80ût seD[il>l^le«> à peu de chose pci^^ dans les autres oiseaux* £)les çommunîqi^^Qt ^v^d'Au-? très cellules q^ii pécuètrent dans le&os dp trôno^. m bien elles accompagnent les. principaux vaisseaux qui Tont aux membres, s'insînueut «ptre leurs iriyscle^ et s'en-.fonceat dans leurs os. Deux d'entre elles s'^tys^^c^qt: l^j long des vertèbres du eou jusqu'à la tête, entre les inter- transversa ire s, et eommtiniqiient dans chaque vertèbre par un petit conduit.

La plupart de ces cellules sont ordinairement sonsdivisées par des cloisons incomplètes ; leurs parois sont en général très-analogues au péritoine , cependant on ne peut pas justement dire qu'elles en soient des prolongements; on aurait autant de raison de les regarder comme une continuation du périoste interne. Elles servent à conduire Tair dans toutes le's parties du corps, et à le mettre une seconde fois en contact; plus ou' moins immédiat, avec le fluide nourricier. H s'opère,' par ce moyen , une seconde respiration , qui doit augmenter à un haut degré les qualités que le sang acquiert par la première. Nous verrons de plus, en traitant du niécanismè de la respiration , que c'est principalement par les mouvements imprimés à Taîr qu'elles renfet-' ment; et, par suite , à celui qu'elles perdent ou qu'elles reçoivent, que les poumons proprement dits perdent f^u reçoivent de ce fluide, qui est obligé de les traverser pour entrer et pour sortir des cellules.

[Nous avons indiqué, dî^ns la despjrîption précédente, deux des principales communications des cellules aériennes, avec les os dfs o|s^^,^^«; ççlli^.qui condui^nt Fair dans cloaque veUèbre du cou^et celles q«i le foqt pénétrer dans les os du bassin. Les. pfipJoDgeQ^ptl à&t

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cellules postérieures pénètrent aussi entre les muscles abdominaux et ceux de la cuisse , jusques au fémur.

Le sternutn , Tomoplate et ITiumcrus reçoivent l'air des cellules antérieures. L*os clavîculaîre est en communication aVec une cellu)e qui passe derrière le cœor et la bronche. 1

IIL Dans kê Reptile».

[Pour avoir une idée juste de la structure intime des poumons dans les reptiles, il faut les étudier successivement dans les ordres , et dans les différentes famillei de cette classe.

Les capacités dans lesquelles pénètre l'air peuvent n'être que de simples sacs sur les parois desquels s'étale le réseau des vaisseaux sanguins (les <ri7an«}; dans le plus grand nombre , ce sont des sacs à parois toutes celluleuses (la salamandre), ou seulement en partie (les ophidiens). Cette structure celluleuse varie d'ailleurs beaucoup par ses différents degrés de complication.

Au lieu d'une seule cavité principale à parois divisées par des cellules, on trouve les poumons les plus compliqués sous-divisés d'abord en plusieurs séries de poches» dans lesquelles aboutissent les bronches intrapulmonaires. Ces poches ont ensuite leurs parois sousdivisées en cellules. Tels sont les poumons des crocodiles et ceux des chéloniens, que nous allons décrire.

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