‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 52 sur 124 · Dans tes Chéloniens · texte numérisé non relu

Dans tes Chéloniens

Nous examinerons d'abord la disposition des conduits aéfiens intra-pulmonaires et leurs rappoi*ts avec les sacs respiratoires.]

m. STRUCTURE DES POUMONS. 129

Châquebronche se continue dans Tîntérieur des poumoûs, avant de s'y terminer. Elles se portent , dans la tortue grecque^ jusque vers la partie la plus reculée des poumons, sans changer de diamètre d'une manière bien sensible , et communiquent avec les grandes cellules qui composent ces viscères 5 par dix à douze larges orifices, dont les bords sont relevés pour former un corn- ' mencement de canal , et sont comme déchirés.

Dans les tortues de mer^ les bronches pénètrent de même dans l'intérieur des poumons jusqu'à leur extrémité postérieure , mais en diminuant , à mesure , de diamètre : leurs parois y sont criblées de trous, par lesquels elles communiquent dans les cellules pulmonaires.

[Ajoutons à cette description, que la bronche s'introduit dans le poumon un peu en arrière de son sommet; qu'elle est superficielle et rapprochée de sa face inférieure; qu'elle la parcourt d'avant en arrière , plus près de son bord interne que de l'externe, et qu'elle conserve des cerceaux grêles , irréguliers djans plus de la moitié de sa longueur (environ trente).

Outre les petits orifices dont ses parois sont percées, dans leur seconde moitié seulement, et lorsqu'elles sont dénuées de cerceaux, on en voit , du côté interne, une série régulière de douze à quatorze plus grands, qui diminuent de diamètre à mesure qu'on les observe plus en arrière. Il y en a même en avant, dans la portion de la bronche armée de cerceaux, une seconde série, du eôté externe , de six ou sept grands orifices. Tous ces orifices répondent à des sacs, ou à des cellules princi- ' pales dont se compose chaque poumon.

Ces bronches forment donc un canal plus complet,, ayanties paroisplus soutenues, plus ré^istantes dans les 7. 9

130 XXTX* LEÇON- ART. II. POUMOMS DES TERTÉBBÉS.

clwlonéi^ que dans les tortues de terre^ C'est une ressemblance^ ou du moins une analogie ëyidente) nous ne pouvons nous empêcher de le faire remarquer, avec ce que nous avonsobservédansles mammifères aquatiques; quoique, dans les tortues ^ le but de cette organisation, relativement à Tembarrasde la circulation pulmonaire^ durant la submersion des vertébrés à double circulation, n'existe pas.]

Les ouvertures de la bronche , que nous avons dit être au nombre de dix à douze , dans la tortue grecque ^ cornmuniquent dans autant de poches séparées dont les parois sont composées de même de cellules polygones, dans lesquelles il y en a de plus petites. Chacune de ces cellules est bordée par des cordons blanchâtres, et comme tendineux, qui semblent destinés à soutenir leurs parois, et attachent les sacs aux orifices de la bronche, en se fixant à leur bord. Les poches, ou les cellules principales, sont beaucoup moins grandes. et plus nombreuses dans les tortues de mer^ et répondent au grand nombre d'orifices dont la bronche est criblée; mais on y remarque de même les nombreux cordons qui forment et soutiennent les cellules, et donnent aux poumons de ces animaux l'apparence d'un tissu caverneux.

[On voit, par cette description, que le t/«jii;)e£/ffft0i7âtV^ de& càéloniens est^ en général, celluleux. Leurs poumons sont d'abord partagés en grandes poches ou cellules transversales , situées de chaque côté de la bronche, dont les internes sont moins profondes que les externes , par suite de la position de ce canal , qui marche , cbmme nous l'avons dit, d'avant en arriète, plus rapproché du bord interne de. chaque poumon.

ni. STRtGTURR Èl&ê POtJMO?l0« 131

le nombre de ces grandes cellules latérales taile dans les différents genres de cet ordre»

J'en ai compté sept à huit, de chaque côté, dans 1^ tortue couu BoJANUsn'en indique que sept en tout, dan^ Yémyde d'Europe. Il y en a autant que dé grands orifices dans la bronche des chilonés; mais ici ces grandes cellules sont moins distinctes , parce que la structure du poumon est beaucoup plus celluleiise, on se compose de cellules plus compactes. A cet égard, je trouve une grande différence entre les toriuts de terre et les chétonéi.

Dans les premières , les parois des grandes cellules sont divisées en cellules polygones, dont l'entrée est soutenue par un cordon élastique assez gros. Elles en renferment plusieurs séries qui vont en décroissant dans leur profondeur, et qui sont bordées et soutenues par des cordons plus fins, jusqu'à ce que leur fond réponde à la paroi extérieure du poumon.

Dans les chélonésj le tissu pulmonaire, plus compacte, est formé d'un réseau à mailles plus serrées, dont le corion est très-dur et résistant. Les principales cellules latérales, dans lesquelles conduisent les grands orifices de la bronche , sont plus petites ; et lie nombre des pe-' tites dans le même espace m'a paru plus grand. ] -

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