Dans les Oiseaux
La forme des poumons est à peu près la même dans tous les oiseaux^ chaque poumon se compose toujours d'une seule masse compacte , laquelle n'est jamais divisée en lobes [qui recevraient un rameau bronchique ^ comme les poumons des mammifères.
Chaque poumon a une figure triangulaire ou rhomboïdale; son plus long côté, qui répond à la colonne vertébrale, est droit, épais, et divisé par autant de scissures peu profondes qu'il a de côtes à traverser. U en résulte que ce bord est comme festonné par quatre jusqu'à sept lobules, suivant les espèces (2), qui s'enfoncent dans les intervalles des premières côtes. Le bord opposé, qui est inférieur et externe, et souvent arrondi, est la partie la plus mince de cet organe. Le côté postérieur est tronqué obliquement quand il n'est pas anguleux, tandis qu'en avant cet or^m^ figure un single aigu ou obtus.] Les poumons se moulent du côtç
(I) Beeh^rehes anatomiques sur un faUus dû baleine, par M. Roussel de Vauiteie, Ann. des Se, NaU, S"** série, t. n, p. 126.
(3) Ten ai oompté quatre dans le coq ; doq dans l'aigle commun , hi poule de bniyère, la tourterelle , la grue ; six dans le canard ; sept dans Toutarde, le bèroo, le cygne, etc. Leur nombre est plutôt en rapport avec celui des côtes, relatïTemciit à Tespace que les poutaions occupent dans le thorax;
86 XXIX^ LEÇON. A*T. II. FMîllOIUS »K« VERTÉBRÉS.
«upérîetïr, contre la voûte de la poitrine, tandis que par leur face inférieure qui correspond à deux ceHules vides , ils sont plats et même concaves. ïls sont loin de remplir, dans la portion de la cavité commune, qui équivaut au liiorarx des mammifères, un espace aussi considérable que les mêmes organes dans ces derniers, qui les ont proportionnellement plus volumineux.