‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 60 sur 124 · III. StRVGTlJBE DSS POUMONS · texte numérisé non relu

III. StRVGTlJBE DSS POUMONS

fondre le réseau fibreux. C'est ce réseau élastique qui doit contracter en cellules et plisser les parois du poumon, quand elles ne sont pas distendues par Tair.

Après avoir décrit les poumons du profée comme d€ux canaux membraneux très-minces, n'ayant dans leur intérieur aucune division en cellules, et ne montrant que trèS'peu de vaisseaux sur leurs parois, M. Cuvier ajoute : « Quand on songe combien il y a peu de I différence entre de tels poumons et les vessies aéiriennes fourchues de certains poissons cartilagineux {hs batistes y etc., dont il a fait plus tard l'ordre des plectognathes), € on ne peut guère se défendre de l'idée »que ces vessies n'aient quelque analogie avec les sacs •pulmonaires de ces derniers reptiles (i) ». Ajoutons que dans le lépidosiren, nattezer, qui a les principaux caractères d'un poisson, d'après M. R. Owen, la vessie natatoire montre bien d'avantage encore la structure d'un poumon de reptile. Mais les narines n'étant pas percées, il lui manque cette voie de communication arec l'air extérieur , pour compléter la ressemblance.

11 existe une très-grande différence entre la cavité simple et à peine celluleuse des poumons , chez les Batraciens perennibranches {^protée^ sirène, axototlj mench^ iranche) , et la structure très-compliquée des sacs pulmonaires de Yamphiuma tridactyla et du menopoma. Suspendus chez le premier par un repli du pleuropéritoine, à la face vertébrale de la cavité viscérale, ces sacs, nous ont montré un diamètre proportionnel et une étendue plus considérables que dans les genres précé-

(4) Hedterches sur tes Reptiles douteux ^ ete» ; Paris, 18(^,p« Ad*

iàS XXIX* lEÇON. ART. «. POUMONS OTS VlRTÉBRÉS. .

dentg, Ds $e prolongent en arrière jusque vera rextcémité de la cavité viscérale. Un gros cordon élastijjue cercle en travers, à des intervalles régulier» de trois à cinq uiillicnèt^:ea>' les parois intérieures de chaque s(ac. Des fdets nombreux très-déliés vqnt d'upe de ees branches transversales à l'autre , en se ramifiant «t eti interceptant des cellules très-petites: 11 en résulte que les parois de ces poumons sont épaisses et profondément celluleuses dans la moitié de leur longueur ; audelà , i|es cellules y deviennent de moins en mpinspro' fondes, tout en continuant de se moptrer jusqu'à leur extrén>ité« M, Cavier indique que ces saps paissent immédiatement de la glotte 9 sans tracbée et sa us bronche , qu'ils.sont très-considérables et trè^-vasculeux (i). M.ffarkm (2) avait bien reconnu leur structure celluleuse et la consistance de leur tissu ; il compare aux pouuions de tortues , ceux du menopom^* .

B. De^vai$seatig!; sanguins pulmonaires.

Nous avons déjà vu, dans la leçon précédente, ce qui concerne Torigine et la marche de ces vaisseaux jusqu'aux poumons. Il rie nous reste guère qu'A indiquer la manière dont ils se distribuent dans ces organes.

• ï. Dans t* Homme et dans les Mammifères.

On sait t{ue, dans Xhomme, ils sont de deux ordres. Le^ uns ne servent qu'à nourrir les poumons; ce sont

(1) Dans le genre de reptiles batraciens nommé amphiuma, ( Mémoire lu h TAcadémlf des $âepcea , le 13 novembre 182^ ) ^ (2) Médical and. phjn» pd Bese^tclielù— JPbOâdelpbSe; îg^.

m. 8TBDCTCRK DES POUMONS. Hl

lesTeines et les artères hroncliiquet. L69 ^qtr^s foBt eirculer à travers ces orgades le aang qui esl parvenu $iu cœur de toutes les parties du corps, et qui n^ pput y êt(^ chassé de nouveau qu'^ipr^s avoir fait çfl détour : ce sont l^s veines et )es af'tères fuhnQwiT^^ Pu ^ ^A\fr seîiux sanguins respirateur^, daqï l^rtangep^pp^ est PSsentipjjemeqt en riippoït iivpc I9 r^fprra|iftfl,

a. Artères et veines pulmonaires, [ou vaisseaux sanguins

Les aptères puimanaires, uae fois ârtivéen «Uf pou^ moDs avee ks bronches, im quitteiit plu4 eeis ctn^u», et se réunissent aveo eux, de manière que les raiiie^ux qui s'en détachent d'abord font U9 angle pluii ajgn m^ les branches qui les fournissent, qi*e lesrsan^iiSfi^les qui en naissent plus loin. Lorsque le^ plus pfti^sjf^* meaux artériels ont atteint las dernières raipjficatiofis des bronches, ils forment sur Iwn parois d^lipat^^ «p réseau trèsr^ompliqûé [dans leqwlîes^ dernières F*m|iications artérielles et les premières radif^V^l^^ 4è^ vpif^f s se confondent]. Vpe partie 4^ pes raR^ijsçuks paraît devoir copimuniqper» par des ports exb^lîifltj, da^§ fes dernières bronçh^^s ou dans Igu^s cql.i^-dersaç^

Les v^ims PHlmonaires.f dont Tpriging a lien, coinn[^e nous venpns de le dii^e , à Te^tréniité (îes ^Ttèr^s [qji plutôt dans le réseau vasculaifie çomo^iin au:( 4m^ PF* dresde vaisseaux sfinguins], $e distinguent dç? aytxçs veines 4u porps, en ce qu'elles n'otiftt p^s qn yo^flffle proportionnel aussi considérable. Leur distribution est analogue à celle des artères pulmonaires, avec cette dif« férence cependant ^ qu'alla» /suivent lé» biondief de

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