XXIX* LEÇON. AKT. IT. POUMONS DES VÎEKTÉBRÉS
Xâoips près ^ et se rapprochent davantage de la surface des poumons. Leurs rameaux se rassemblent enfin en deux principales branches^pour chaque poumon, dont
•Func, supérieure, sort de cet organe à côté, et en dessous de la bronche qui lui appartient , et dont Tautre s'en dégage un peu plus bas. Celle-ci rassemble le sang de sa portion inférieure, tandis que l'autre rapporte celui de sa portion aupérieure.
b. [ VaiêBeaux sanguine nourricière des poumons. ]
Les artères bronchiques j dont le nombre et Torigine yadent beaucoup, Viennent de Taorte, immédiatement ati-dessous de sa crosse, ou de l'intercostale supérieure, bu de la sous-clavièi'e , par un, deux ou trois troncs, et même plus ; elles se rendent à chaque bronche, et se distribuent aux parois de ces canaux, à celles des artères et des veines , au tissu eellulaire et aux enveloppes communes de ces organes. [ Ces dernières s'anastomosent avec des rameaux très-fins de l'artère pulmonaire (i)* ]
Les veines qui répondent à ces artères ne se rassenablent pas toutes dans celles du même nom. Les vésicules bronchiques, qui sont situées profondément dans les poumons, se rendent immédiatement dans les veines pulmonaires; parmi celles qui proviennent des bronches, des ganglions lymphatiques, des parois des vaisseaux, etc., les unes se rendent dans les veines pulmonaires, les autres se rassemblent en un tronc qui
(I) iMvMfM*, Mémolvsdté» pi. ?. f. x, a. b.c.
m. STRUCTURE D£S POUMONS. 149'
se jette danjs razygo$;.inais ce troiiç n'existe pas toujours. Du côté gauche, c'est d^ns la sous-clavière et la tiijroïdieatLe inférieure que se rend la yeine broncbi*que principale (i).
Cette descriptioir des vaisseaux sanguins pulmopai-^. res de Vhomme est caractéristique pour la classe des mammifères.
[Les anthropotopaistes ont signalé, dans leurs recherches, plusieurs circonstances reniarquables, dont voici le résumé : i* le passage facile des injeçtiops dçs artères dans les veines ; 2* mais aussi dans les bronches^ 3* la possibilité d'injecter les vaisseaux sanguins par lesbron<^bes ; 4* enfin , les enibouchures d^un certaiu nombre de petites veines bronchiques , dans les ramifications de la veinç pulmonaire. Cette dernière circonstance 9'explique par la facilité que doit ^voir le sang qui passe des artères bronchiques dans les veines, de conserver ou de reprendre , par sa proximité des ca« uaax aéjiens , les qualités du sang artériel. ]
IL Dans les Oiseaux.
Les vaisseaux sanguins pulmonaires dés oiseaux ne paraissent pas se distribuer différemment ; seulement il nous semble qu'ils s'y divisent moins, et que leurs ramifications y prennent plus immédiatement un petit
diamètre [ avant de fournir le réseau capillaire dans lequel se passe l'hématose ; je veux dire que ce résieiau capillaire naît plus* tôt des rameaux dont il e^t la continuation, et que ceux-ci sortent plus^ immédiate-
(1) hmt^stn^ nissertàtiOD oitêe, p« 26 et 27.
mélit de léilrs branchies, sans se diviser et sfe soiis-divîécîr âUpàravaât gtîldûellemeht (i-). ]
tiàhs cette classé et la précédente, tbiit le sang du corps devant passer parles poumons, âVàbt de rèitourner àUi à\ilrtSÎ^artîètj^ il fallait, d'ûnépàrl, uttgrktid ridmbrc dfe Vaîsseaiix ^onr l\li livrfer passage, et, deTàutrej line surface très-étendue sur laquelle ces vaisseatix pUssetil s'étâier; pttUr f fexpbséi» à l'action de Viit les petites portioris d^ sang qùî les parcourent, él^eri toêmè temps a§sè!e ràola^sëe poui^ iie pas faire tin tt*op grand Volumei Voilà pourquoi les pourtions des Manimlfefes et des oi^èûùx Hé semblent COifnposé« que d'iin tifesii inextricable dts Vàîksëaiix ^ângtiiùs et de tubës àérlenst
\ Lfe rëseâti capillaire satiguin dès poumons flfes dse'aiix fee voit très-bien â travers la ihembranë mince qui tbl-tile leurs tubes aériens.
Cette membrane pâtâtt tout Unie & rœll liu ; inaife, dés qii*6h l*ôi)sèrve attentivement, i la loupé, on découvre, surtout après Uhe injection hetiretise, le téSeau extrêmement fin des vaisseaux sanguins qu'elle renferme, et qui semble même former un relief à sa surface.
l4ou* devoils faîjre remarquer encore les divisions ^tr^èmfementânes de^ vaisseaux sanguins pulmonaires supedietelsj;. {oritiant des pinceaux ou des houppes d'Anne grande beauté , qui s'étalent à la face verté-
*fl) Vi ipirk 5 tfè lai i^Umnb «ttnexée à là Dissertation de M: Let^oûUet ^nalùifiie Comfjarêe i»^,t'^r^ane rtspiratoirû dans- Us animaux vertébré fy Stras- (bourg, 4838), fera cootprendr'e notre pensée. On y toit Tartére pulmonaire se dÎTiser en deux branches à l'instant où elle touche au poomon droit (dans le kuîor ). Des ramificaMons Tascutaires extrêmement' déliées sorteoC immédiatement de la branche postérieure ^ encore très-fôrte, de la l^ifarcatiou.
brale et côstâlfe^ et mêthe à^lâl- f^feé^tiéftérKlfe «ë '<*èi5^ orfanes(i). ' ■.' "• • ' - ; .o.^j. ,;:.s..
Id le «aiig Ti^t chercher l'^k q«Kt^pbèsë ft M-ëi^fflce des poumon», et rbémfatôâéîis'y^'ôpétenéhcote t^ornihë»
dans rintëriètir de leuï tis6ti. ^ • -"- *• "■ î "'
A en iuger pi8ir lé xliàmètlte-^ %Hèf cM^lMlIttt^ttairè^
\esfonm<Sh€f'ééëJtepttres ne ¥èi$èivé"H§ ^è« lé fîë?à i àîtf plus, éif iatig ?ftii «ifâilè^-feÈ^'^SltofffiSiix, èf^adi^ qtiefols ihfâyfe(mj)^mt)în«. Amèi cfffé'iibù*' Kè^^ dans la leçon précédente, la plus grande partie" fl(i*sàti^ qui féviènt au ccèar ri'a* pas Iteioitï 4» ]^§è«î' à tWvfers ces or^anefe pètiii rëtDttthfeÉ 4aiï^ Id» âSfféi^trfité'd^I^iftiëï du Corps ; i\ jreUt très«bîèû circuler p}Ai imeauire hW«èy parce ^u'il n'élâif pa^ nécessalJ*e qtfilfôt Séuîrift àiîfesi fréquemment * T^ction dé l'aîr,-iiué da'né i#s déûii^ première* classes. 11» en €fstTéfiUHé'd<ô«k grandes '<lîfféû Knces entre lâ'éttueinî^întîttïe'dèsl^Mkïiôn^ à^s'Rép^ tilii : lâl p^fiBÎèt^ ;qUé noù^ ivams déjà ftfihoticétf,^tel* que ceux-^ci lèrmeftt de gràtldg s^« à piàtoife^ ëèllufêttîï ses, au lieu d'être composés priri^fprtetoént d-ûn Ikciê decanaut aérîeitiô; la- secohde, dbnt la? premî^Éè fl' eè* quune coMé<$oeitcé , éUVqu^ leV y^H^^u^ èati^Uihs'y sont bien moîn^ iWmbretiL Ohs^t^uês^t^yeVï avait feu dafaintag^ , iU n'auraient pu s'étilèr ftsseîs ôuflrf
(4) U«e iàleetiôd kaitêfile ite dèft» ti&lèlML^Ubal ttb^^és yeiA^v ébttî W
figUKr celte disposition^ Elle a été publiée fig. 5 cl 4 îie la plartche annexée à la !Ms9ertadDnd«|àdéèé^de'»f.Le«*buBet. • t- ' •-'•*'*'
159 XXIX* UÇOH. ABT. U. POUMOMS US yEETÉBABS.
surfacf<^ d!e)8.$aç€^et de kur^ cellules^ et que cette structure celluleùse n'aurait plus été couvenable. . Les arjbèces £t Jefi vernis pulmonaires se jraiaiftôDt dQBo sur les pdroiSj.des..sacs pultnQDaires.et de leurs cellules, de manière à ^ former un réseau à mailles généralement peu serrées.
[ Elles le sont cependant beaucoup dans les cellules pulmonaires d'une jeune tortue grecque que nous avons fait injecter^ au point <(iie li&s. iUs, .eactr^mement déliés, du réseau Tasculaire ^ sont très-peu s^;>arés» et i:olojfent en rouge la plus pan^^ partie de la surface de ces parois, dans lés cellijiles où rinjectioo a bien pénétré ces yaisseapx, 1. ^
, Ces vaisseaux servent en mêmç.temps d'artères et de yeio^s bironçhiques ; car, dans les reptiles , on ne trouve aucun vaisseau particulier qui doive porter ce nom. C'esl; cipcore une conséquence de la> manière dont se £ait la circ^l^tioja dans ces animaux» et de leur mode de;i;espiration. licur «ang veineux étant bien moins diffiérent dj6 leur sang artériel que dans les mammifères et les oiseaux, se mêlant déjà dans le cœur avec le pre« mier, celui qui va aux poumons par les artères pulmo* pairies n'est pa^ Jip[)propre à nourrir ces organes* Cependant ces artères^ ne sont, pas toujours les seules qui distribuent le saiig aux poumons des reptiles.
.Les 0/»A£û(;f^j no us;^ offrent à cet égard une exception Jt)ien ren^rquablie* I^qus avons vu que le grand sac qui constitue le poumon de la couleuvre ^ perdait les cellules de ses parofs à deux ou trbîscenlîmètrèsau-delà deréxtrémité. antérieure du foie^ et que ices dernièresétaieiit absolument simples dans le reste de leur étendue , qui est encore très-grande, puisque )e fond du sac qu'elles
formeat se pioloixge }iiQqu'aa-deIà.du foie. L'sgrtèrç pulmonaire 9 qui se parte d'avant en arrière, le long de la face supérieuxe du poumon, diminue de dianiètre à mesure qu'elle Jui envoie ses.rameaux, et finit avec les parois celluleuses. 'Au*delà de ce point , le sac pulmo-* naire ne reçoit plus de ^ sang que des artères du corps%r Une partie des ramysqules qui s'y rendent vient des rameaux de Taorte postérieure^ qui se distribuent éga."* lemei^t à^T^st^mac. D'aut|*e3) toujours très-fins,. se rendent à la partie supérieure de ce sac, tout le long de la colonne épinière, dont ils se détachent successivement. Ils ^se .Ramifient sur ses parois , et forment un réseau à mailles lâches. On voit que, dans ce cas sin« gulier, iine partie du poumon fait Toffîce des cellules des oiseaux» et que, comme dans ces derniers, une portion du sang qui a pris le chemiu des artères du corps , est soumise de noaveau à l'action de l'élément ambiant, mais cette portion est bien petite.
[La carotide envoie de même beaucoup de ramuscules aux parois delà trachée (i), dont la partie membraneuse est souvent, ainsi que pous l'avons dit^ un poumon anticipé, et se montre très-vasclileuse. Mais ici le réseau vasculaire sanguin est bien distinct d^ réseau fibro-élastique ; tandis que dans le poumon il Se confond davantage avec le cordon de ce réseau, en suivant ses contours.
La disposition en téseau des vaisseaux sanguins pul<» monaires n'est pas, aussi^énérale qu'on le pense com« munément.
(i) Voir tome YJt p^ SI2 et 21f dn i^vésdH ouvrage.
. Dàhfe ià ^stf-ènê îacèrîlné, ëëttë ^Spbsîtîiin tdtià à-pâtttse î-âtjpl-ocher dëfe divîsiohk f âsihilaîrés ^lil ëntllèuBtiJ» les lamés brândliîalêâ des 'J^oîssonii. Déiix talsseaux Ibngîttidlnaûx irègneiit âiir îes bÔté* et dané tdate la lodguésr die la longue VèéSie cyHtidri^llè ^ùt ëëmpose rùh dëâ [iôumods dé cet ^Bimal. Il eti«pârt de ehâiqne côte, à deb intërtall£s égadx, 'At% bi^nthes trAtister" slks, qui toiit de l'uo à Taùt^e, et ëèIgtîérit'ehSèmMè toute là cîfcohféféttcè de ce cylindl^e tésictiteux.- Ces branchefii fdurnisséiit , eh àtaiii et en âiirièrè , delà iraibciéaiix qui s*ën détachent à àhglè droxf-, et qtiîôWla direction lohgîtudiftiilê. ïls m'ont Bàfu. fee didëet en ramuscules extfêtneinènt fine, qoî forfiiënt des liétippès et vont i la rencontre ( cîëui de èfaique raioaeâu àiitërieut) dès râoiuàeuleô dti rameau postéMeur correspondant. ] '^ : .
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