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BRANCHIES DES REPTILES

Deux, suivant Tépoque de leur existence], qui sont au

nombre de quatre.

[Les branchies externes des mlamandres adhèrent à la

fois à la peau et à rextrémité supérieure des cerceaux. Le bord de ceux-ci est garni d'une membrane libre, en forme d'aileron,' très-vasculeuse, tandis que leur bordinterne est hérissé de dentelures formant une simple rangée dans les deux externes, et une double rangée pour les deux moyens.

Les deux arcs branchiaux moyens ont une double rangée de branchies ; il n'y en a qu'une seule rangée dans les deux internes. Elles nous ont paru moins développées dans le dernier. Leurs divisions nombreuses et inégales tiennent de la forme arborescente ; tandis que leur disposition en paquet serré leur donne l'apparence de liouppes.

Dans tous les autres batraciens qui conservent une queue toute leur vie, il n'y a que des branchies extérieures, en panaches ou en feuilles pinnatifides.]

Nous décrirons, en premier lieu, celles de Vaxolotl. Elles forment, de chaque côté du cou, trois longs panaches finement frangés, dont le tronc s'appuie sur un nombre égal d'arcs cartilagineux, libres, et semblables à ceux des poissons, ayant, comme eux, des dentelures, mais dénués absolument de lames sur lesquelles Je distribuerait une partie des vaisseaux pulmonaires. Il y a de plus , en arrière , un quatrième arc , qui n'est pas libre, et soutient, avec le précédent, le troisième panache. [Ces panaches sont attachés aux arceaux, à l'endroit où la peau les joint ensemble (i).]

(i) Voir la pi. i? du Mémoire de M. Cuvier^ déjà cité, sur les reptilet douteux.

1*70 XXIX' lÈÇon. ART. lir. stiANcttiËs DES vmrk^^is.

Lès branchies des larves de mlàtnandres sont parfaitement analogues [avec cette différence qu'il ny a de filamerlts respirateurs , que d*un côté de la tige. On ne compte qiie trois paires de ces branchies (i) ].

Dans la sirène lacettine, il y a de rnême trois pahaches [dé chaque côté ; en les comparant à ceux de Yiaxolôtl^ tîous les avions décrits] comme étant plus courts , moins profondément diviisés, et tenant par un large pédicule charnu, replié sur lui-même dans le sens de sa longueur, aux trois arcs branchiaux antérieurs, dont le second et lé troisième seulement sont libres. [La forme de ces panaches, ou de ces houppes branchiales, est comparable, suivant M. Cuvier (2), «à » quelques-unes de ces feuilles que les naturalistes nom-

• ment tripînnatifides. La plus grande des trois (la troi-

• sième), ajoute-t-il, a environ trois centimètres de »long; mais je présume qu'elle s'étend davantage dans

• l'état de vie. L'animal doit pouvoir les remuer dans

• tous les sens. C'est sur leurs différentes ramîfica-

• tions que s'épanouit le réseau des vaisseaux bran- » chiaux. » ]

Les branchies du proteus anguinus sont parfaitement analogues à celles de la sirène lacertine. [Également extérieures, au nombre de- trois de chaque côté, de même plutôt en forme de feuilles pinnatifides qu'en panaches , elles ont un large pédicule , dont les divisions, supportant des folioles nombreuses, courtes, épaisses après la mort , sont plus minces, plus déliées,

(1) Voir Rutconi^ Descriptione anatonnîca, etc. , délie salamandre aquatiche Patia , iÊli, iû-à% fig. t, 3, 4, 5 et 7 de la pidnche. — (2) Op. cit. , p. 16.

ttSANCHlES DES liEMttCS. l7f

|)lus allongées datië l*état de vie et prétitieht tine belle couleur rougfe verniiHoii ; surtout lorsqu'on active Thématose daiis lés vaisseaux feangtiirls dbnt les ramifications les couvrent, en changeâilt l*eàu dans laquelle on conserve Tanîmal.

Us trois branchies tiennent à là partie supérieure dé trois arcs branchiaux , dotit le itioyen seul est libre. Chacun de ces arcs a sa convexité au-dessous du panache bratichial , surmontée d*tine lamé membraneuse ^juî semble îndiquerun rudiment, une dcgradationdes branchies à lames séssiles des poissons les plus complètement organisés. On ne voit pas , comme dans les sirènes, un quatrième afd branchial qui ne supporte pas debranchie. Aussi n'y â-t-îl ici que deux trous branchiaux, tandis qu'il y en à trois dans les sirènes. ]

b. Vaisseaux sanguins.

Le tronc de l'artère pulmonaire, quelquefois assez long, tel qu'il se voit dans là sirène^ plus souvent court, se divise immédiatement et successivement en autant d'artères qu'il y a de branchies. Il est charnu depuis le cœur jusqu'à sa division , et parfaitement analogue au pédicule artériel des poissons.

[La branche artérielle, qui répond à chaque arcbranto, portait des houppes où des panaches, se ramifie <lans chacune de ces houppes ou de ces panaches, sur toutes leurs subdivisions. « Les veines reviennent >dans une direction contraire en formant un plexus •semblable. C'est ce que tout le monde peut voir sur •les houppes branchiales des jeunes salamandres aqua-- ^^iiesy qui sont peut-être, de tou« les organeB deg

i72 XXIX** LEÇON* ART III. BRANCHIES DES VERTÉBRÉS.

• animaux, celui où il est le plus aisé d'observer la

• circulation à l'aide du microscope (i). »

Dans le Protée, le dernier rameau de l'artère branchial contourne, d'un côté, le bord de chaque foliole, pour se terminer dans la première racine de l'aorte, qui se continue autour de ce même bord (2). C'est dans l'intervalle de cet anneau vasculaire que s'étalent, entre les deux lames amincies de chaque foliole, le réseau capillaire sanguin dans lequel se fait Thématose (3),

Nous verrons, en traitant des métamorphoses, l'espèce de canal artériel , ou l'anastomose qui existe entre chaque branche artérielle, avant son entrée dans les branchies , et la branche correspondante de la veine artérielle et le rôle important que cette anastomose joue dans les changements qu'éprouve la direction du sang, lors de la chute des branchies (4). ]

B. Des branchies dans les Poissons.

§1. Position, rapports y nombre , forme générale des

branchies.

[Quelques poissons, les Sélaciens, ont, à l'état de fœtus, des appendices branchiales extérieures, analogues

(i) M. Guyier, sur les RûpiUes douteux^ etc. , op. cit. , p. 2S« — (2) Del Proteo aD]piino Monographia publicta da P. CoDfigliachi, e. da Bff. Rnsconi, pi. iv, f. 18; Pavia 1819. — (3) L'hématose se fait avec une intensité remarquable à Viastant même où Ton vient de changer l*eaa du Ta se dans lequel on peut conserver vivant, pendarit des années entières^ un de ces animaux. Alors les branchies pcennent une belle couleur éclatante rouge vermillon. Je viens d*être deux fois témoin de ce phénomène, à quelques semaines d^intervalle, à Leide et à Paris (1829). —(4) Rttnoni, o. c, pi. , fig. 6, et le Tableau delà circulatioa de M. MartinrSaint'Ange , fig. 25, 26.et 27.

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