BRANCHIES BES POISSONS
à ceux que nous avons indiqués dans les têtards de batraciens anoures (i) ; mais les branchies des poissons deVeloppés, et non à l'état de fœtus , sont renfermées tout entières dans une ou plusieurs poches situées de ciaque côté et en arrière de la cavité orale , immédiatement en avant de celle dans laquelle le cœur est placé.
Ces deux rapports tiennent aux deux appareils comhinés qui constituent essentiellement les branchies intérieures , et aux deux fonctions qu'ils remplissent. D'un côté 5 la cavité orale appartient au mécanisme par lequel le fluide respirable arrive dans la cavité branchiale, par une sorte de déglutition; et cette dernière cavité, simple ou multiple, répond, jusqu'à un certain point , aux voies aériennes des animaux qui ont des poumons. De l'autre, le cœur verse immédiatement dans le système vasculaire respiratoire des branchies, tout le sang du corps , qui lui arrive par les veines ca- ^es. 11 ne pouvait en être trop rapproché.
Les branchies des poissons sont toujours exactement symétriques, c'est-à-dire que leur nombre, leur forme et leur développement sont constamment les mêmes pour chaque côté du corps où elles sont placées.
Elles sont généralement composées de lames étroites et longues qui reposent immédiatement sur les arcs branchiaux et leur sont perpendiculaires ; telle est leur disposition dans l'immense majorité des poissons : ou de très-petites lames empilées en forme de houppes,
(1) Recherches sur les branchies extérieures des embrjrons des raiet et des f«(^, par M. le professeur S, S. L^uchart, avectt pi.; Stuttgart, 1336*
coDtre rextréiûité libre d'ua pédicule , qui est liii-mêine attaché par sa base sur un arc bronçbial , c'est ce qu'on yoit dans les laphobranc/iet^ Un seul poisson {Vhetero'' brancku$ anguillariSfGeQSi. ) possède, outre ses briinchies lamell^uses, des appendices branchiales arborescentes.
Nous décrirons les arcs osseux, ou cartilagineux» sur lesquels reposent les séries de lames branchiales, arec le mécapiso^e de la respiration des poissons, dont elles font partie.
Disons seulement ici que, dans tous les pahêùns 09^ $€UXf ces arcs sont suspendus par leur extrémité supérieure sous cette partie de la base du crâne qui forme le plafond de la cavité buccale , et qu'ils aboutissent ^^ par leur extrémité inférieure , derrière les branches hyoïdes, pour coptribuer à composer le plancher de cette même cavité.
Nous verrons d'ailleurs que ces arcs branchiaux ne sont pas les seuls soutiens des lames branchiales , qui peuvent être attachées, du moins pour une partie supplémentaire , en dedans de l'opercule, dans les poissons à branchies libres, ou fixées, pour la totalité des séries, aux parois des cavités multiples qui les renferment dans les poissons à branchies fixes.
Le nombre des branchies, que .l'on pourrait comparer au nombre des lobes puln^onaires des n^ammifères, quand ils sont bien séparés , se compte dans les poissons à branchies libres, n'ayant qu'une seule cavité, branchiale, par les doubles séries de lames qui tiea-^ nent à un seul arc; chacune de ces doubles séries constitue une branchie. Ce nombre est détermiôé au contraire, dans les poissons à branckie$ ^x$Hj par celui des sacs branchiaux dont Its^snois donnent aUa^