‹ Leçons d'anatomie générale v. 2 |Annee 1878/79, 1881Chapitre 38 sur 71 · RAPPORTS DES CELLULES COMNEGTIVËS · texte numérisé non relu

RAPPORTS DES CELLULES COMNEGTIVËS

du bleu de Prusse soluble et que Ton examine ensuite cette cornée au microscope, on a sous les yeux un réseau d'une régularité admirable, qui, par Tétendue de ses mailles et la forme de ses travées, rappelle parfaitement le réseau cellulaire que font apparaître chez le même animal les imprégnations bien réussies au chlorure d'or. Il rappelle également, mais seulement comme forme et non comme dimension, le réseau cellulaire que Ton isole au moyen de l'acide sulfurique.

Le résultat est le même lorsque l'on injecte du bleu dans la cornée du rat et du cochon d'Inde. Pour y réussir, il est important de connaître certains détails de technique. Il faut employer des canules en acier, très fines, à cause du peu d'épaisseur de la membrane dans laquelle elles doivent pénétrer, et aiguisées à pointe courte, de telle façon que leur calibre intérieur vienne s'ouvrir très près de la pointe. Les canules ordinaires ajustées aux seringues de Pravaz sont, au contraire, à pointe longue en fer de lance. Elles ont l'avantage de pénétrer plus facilement, mais elles ne peuvent être employées pour ces cornées très minces, où l'on ne pourrait les enfoncer un peu avant sans perforer complètement la membrane. Le mieux est d'arranger soimême la pointe de la canule en l'aiguisant sur utfe pierre d'Ârkansas, la frottant d'abord sur le plat, du côté du calibre, pour en diminuer la longueur, puis sur les côtés pour la rendre bien tranchante. La seringue à laquelle on l'adapte est remplie de bleu de Prusse soluble ou d'une solution d'orcanette dans l'essence de térébenthine.

ayëc les lames de la cornée. 249

L'opération elle-même est délicate . Malgré leu r finesse , les canules ont encore un diamètre extérieur plus considérable que l'épaisseur de la partie connective de la cornée du cochon d'Inde, et surtout que celle de la cornée du rat, et elles ne peuvent pénétrer dans l'intérieur de ces membranes que grâce à la souplesse des fibres qui les constituent.

Il faut pousser le piston avec ménagement et augmenter peu à peu la pression jusqu'à ce qu'un premier effet soit obtenu; lorsque l'injection a commencé à se produire, il ne faut plus appuyer que très faiblement.

La masse diffuse sous la forme d'un cercle à peu près régulier. Lorsque ce cercle atteint le bord de la cornée , il s'y brise, comme le fait à la surface de l'eau un cercle d'ondulations quand il en rencontre un autre.

Il ne faut pas chercher à injecter la membrane dans son entier, parce que ce sont les parties dans lesquelles l'injection est incomplète qui donnent les images les plus intéressantes. La cornée est ensuite enlevée et traitée soit par les vapeurs d'acide osmique, soit par la méthode de Tor, pour eu fixer les éléments dans leur forme. Lorsqu'elle est suffisamment mince, comme celle du cochon d'Inde ou du rat par exemple, elle peut être examinée au microscope dans son entier. Si l'on a affaire à la cornée du chien, il est préférable, surtout quand l'injection a une certaine étendue en profondeur, de l'étudier sur des coupes soit parallèlles, soit perpendiculaires à la surface.

Commençons par l'ol» ~is parallèles

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