‹ Leçons d'anatomie générale v. 2 |Annee 1878/79, 1881Chapitre 44 sur 71 · DIX- SEPTIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX- SEPTIÈME LEÇON

[(20 février 1879) Cellales migratrices de la cornée.

Leur variété de nombre et de siège. Cellules interlamellaires et intcrfasciculaires.

Cellules interlamellaires. — Analogie de leurs formes avec celles des cellules lymphatiques ordinaires. Description de ces formes. Particularités qu'elles présentent dans la cornée. Crêtes d'empreinte.

Cellules interfasciciilaires ou intralamellaires. Leur abondance relative suivant les espèces de cornée. — Leur étude au moyen de la méthode de Tor dans la cornée du bœuf ou du cheval. Leur forme en épieux. Causes de cette forme. — Leur observation sur des coupes transversales.

Cellules migratrices dans la cornée du triton. — Cellules interfasciculaires de la grenouille.

Action des décharges d'induction sur les cellules migratrices.

Messieurs,

Nous allons nous occuper aujourd'hui des cellules migratrices de la cornée.

Je n'ai pas besoin de vous rappeler quelle est Timportance de la migration des cellules au point de vue de rhistologie et de l'histogenèse, aussi bien dans le domaine de la physiologie que dans celui de la pathologie.^Or, c'est dans la cornée que la migration des cellules a été observée pour la première fois, et Thistoire de sa découverte se rattache intimement à la iiiem-

brane qui nous occupe. Aussi, bien que je n'aie pas rintenlion de traiter la question de la migration dans son ensemble, je dois néanmoins attirer votre attention sur celle qui se produit dans la cornée.

L'observation des cellules migratrices se fait avec la plus grande facilité dans une cornée de grenouille, conservée dans la chambre humide (voy. p. 79). Taudis que les cellules fixes sont invisibles ou qu'on n'en distingue encore que les premiers linéaments, les cellules migratrices sont parfaitement dessinées et se voient d'autant mieux qu'elles sont les seuls éléments figurés qui se présentent nettement dans le champ du microscope. Possédant une grande réfringence, elles apparaissent comme des masses brillantes, avec les formes les plus variées et quelquefois les plus bizarres. Elles se modifient à vue d'œil et, si fôn en poursuit l'examen assez longtemps, on les voit non seulement se transformer, mais encore changer de place en rampant dans l'intérieur de la membrane.

Cette première observation faite, je dois vous donner quelques renseignements sur le nombre, le siège et les formes variées des cellules migratrices, puis décrire leurs différentes modifications et l'action qu'exercent sur elles les courants électriques.

Le nombre des cellules lymphatiques que contient une cornée varie beaucoup chez une même espèce d'animal, indépendamment des conditions de saison et de milieu. Ainsi, sur vingt grenouilles vertes, conservées dans un même baquet, il y en aura dont la cornée pré'' sentera un nombre considérable de cellules migratrices;

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