La véritable É —L
spirituelle. 11 y a don trine et unité de gouvernement.
lère enseignant, les fidèles profes
l'unité de doctrine ; obéissant à
rituelle, les fidèles dépendent
c'est l’unité de gouvernement.
de par la volonté de son fond
double unité.
A. LA vÉRITABLE Écuise De Jésus-Crrisr porr POSSÉDER L’UNITÉ DE DOCTRINE. 1) Jésus-Christ veut cette unité pour son Église quand il condamne celui qui ne croira pas ce qu’il a enseigné : “ Ensei. gnez, dit-il à ses apôtres, tout ce que je vous ai moimême confié. Celui qui ne croira pas sera condamné” (MarTx., xx vin, 19). Il ne veut donc qu’une seule doctrine, la sienne, celle des apôtres ; les autres sont condamnées.
2) Saint Paul déclare qu’il ne doit y avoir “ qu’une seule foi et qu’un seul baptême ” (Erux., 1v, 6).
3) Les apôtres et leurs successeurs ont toujours préché cette unité. Cette union parfaite de foi et de discipline qui a toujours régné parmi ses disciples est, au dire du Sauveur lui-même, la note par excellence pour faire connaître son Église : “ Qu'ils soient un, comme nous sommes un, moi en eux et vous en moi, et qu’ainsi le monde croit que c’est vous qui m'avez envoyé ”” (JEAN, XVII, 21).
4) Les conciles des premiers siècles avaient tous pour but de défendre cette unité si souvent attaquée par les hérétiques.
5) Jésus-Christ ne pouvait pas laisser les membres de son Église libres d'accepter ou de rejeter, en tout ou en partie, la doctrine qu'il avait apportée du ciel. A tous il devait imposer les mêmes croyances ; autrement sa Révélation eut été inutile et dangereuse.
B. LA vériTABce Éause pe Jésus-CHRisT Doir POSSÉDER L’UNITÉ DE GOUVERNEMENT. 1) Sans l'unité de gouvernement l’unité de doctrine auraît été impossible, Comment, en effet, imposer la même doctrine lorsqu'il n’y a pas d’unité dans le commandement ?
2) Il n’y aura “ qu’un seul bercail et qu’ur seul pasteur ”, enseigne le Sauveur (JEAN, x, 16), et, à cette fin, il choisit douze apôtres au-dessus desquels il place Pierre, chef unique : “ Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle ” (MaTTH , x vi, 18); de plus, il ordonne à Pierre d’être le pasteur des fidèles et des évêques : “ Pais mes agneaux, pais mes brebis ” (JEAN, xx, 15-16). Et, pour montrer qu’il r= veut pas d’autre pouvoir, il déclare anathème c« .i qui refusera obéissance à ses apôtres : “ S'il n’écoute pas l’Église, qu’il soit regardé comme un païen et un publicain ” (Marrk., XVI, 17).
3) Les apôtres eux-mêmes par leur conduite confirme l’existence de l’unité de gouvernement. Ils supplient les fidèles d’être soumis à leurs chefs : “ Qu'il y ait entre vous, mes frères, écrit saint Paul aux Éphésiens (rv, 3, 4), qu’un corps et qu’un esprit comme vous êtes tous appelés à une seule et même espérance ”, et “ qu’il n’y ait pas de schisme parmi vous ”, demandet-il aux Corinthiens (I, ch. 1, 10.).
156. La véritable Église de Jésus-Christ est apostolique. — L’apostolicité est la succession conti-
Pouvoir de gouverner et du Église, — ou encore, — cette ‘a l’Église de poñvoir rem.
ciété, c’est s’id fondée Jésus-Christ lui-même,
1) Jésus dit à ses apôtres : “ Comme mon père m'a envoyé, ainsi je vous envoie ” (JEAN, XX, 21). Il confie donc aux apôtres, et à eux seuls, sa mission enseignante, laquelle, d’après saint Paul (Hés., 1, 12), il l'avait reçue de son Père. Mais qu’enseigneront-ils, les apôtres ? Uniquement ce qu’il leur a appris : “ Enseignez les nations, apprenez-leur à observer ce que je vous ai prescrit ” perpétuellement tran ; 8, puisque Jésus-Christ leu x “ jusqu’à la consommatio
2) Contre les nov.
on « toujours eu Votre doctrine, leur disait-on, es, elle est donc fausse et danus sommes en Communion avec les É.
glises apostoliques, disait Tertullien, qu’elles croie
à eux par la doctrine qui la gouvernent.
157. La véritable Église de Jésus-Christ est tholique. — La catholicité est la diffusion rela ment et moralement universelle de la même société visible à travers les nations. Le concept de catholicité, comme celui d’apostolicité, es‘ identique à celui d'universalité. La catholicité est l’universalité dans l'espace ; l’apostolicité est l’universalité dans le temps : toutes deux sont le rayonnement de l'unité.
La catholicité est une diffusion relative et non absolue, c'est-à-dire que l’Église de Jésus-Christ doit renfermer en sor sein un grand nombre d'hommes, mais non pas tous les hommes. Elle est encore une diffusion morale et non phys'rue, c’est-à-dire que la catholicité de l'Église e:: providentiellement subordonnée à certaines conditions, comme, par exemple, aux connaissances géographiques, aux moyens de pénétration, et surtout à la volonté libre de ceux à qui elle est prêchée.
Ajoutons qu’il n’est pas seulement question de la catholicité virtuelle, qui résulte de l'aptitude qu'a l’Église de pouvoir s'étendre à la plus grande partie du monde, appelée catholicité de droit, mais aussi de la catholicité actuelle ou de fait, présentement existante.
A. LA vÉRITABLE ÉGuisE DE JÉsus-CHRIST DOIT POSSÉDER LA CATHOLICITÉ. 1) Dans l’Ancien Testament Dieu avait promis à Abraham que sa race, —- les fidèles de Jésus-Christ, — possèderait toutes les nations de la terre : “ Je te donnerai toutes les nations en héritage et les extrémités de la terre en possessio” ”, dit-il à son fils par la bouche de David (Ps., 11). Or ce fils est le chef de cette Église dont fera partie la race d’Abraham.
2) Au dire du prophète Malachie (1, 2), “ du lever du soleil à son couchant, le nom du Seigneur sera grand
parmi les nations et en tout lieu on offrira et on sacrifiera en son nom une oblation pure.” Or c'est dans l'Église de Jésus-Christ que cette “ oblation pure ” sera offerte et sacrifiée. Cette Église sera donc “en tout lieu ”, c’est-à-dire, 4n: verselle ou catholique,
3) Jésus lui-même a prédit la catholicité de son É. glise. Il dit à ses apôtres : “ Ailez, enseignez toutes les nations ” (Marra., XVI, 19) ; “ Par-ourez le monde et prêchez l'Éangile à toute créature ” (Marc, XVI, 15) ; “ Vous serez mes témoins À Jérusalem, dans toute la Judée, à Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ” (Acres, 1, 8); L'Évangile du royaume de
Dieu doit être annoncé à l’univers entier, à tous les peuples ” (MArrx., XXIV, 14).
4) Cette religion unique qu’a fondée Jésus-Christ est obligatoire pour tous les hommes,
universel, horames et la sance de la lumière” (I Tim, IH, 4).
B. L.: vérrraze ÉG
POSSÉDER LA CATHOLICIT Jamais le Sauexception entre- + Au contraire, du genre h:1a prédication de l'Évangile, et que la société chrétienne subirsit des persécutions rême du dehors, non moins que dss dissensions qui se produiraient dans sun sein. La catholicité de l’Église n'est Gonc pas absolue nais relative (Marc, x, 9-13 : XVI, 16; Marrx., X, 17-31; xxrrr, 9-14; Luc, x.