Revue Saint-Thomas d’Aquin, art. cit
sous nos yeux, Mais ces influences dépendantes l’une de l’autre, ces causes subordonnées, ne peuvent pas être causes d’elles-mêmes, car la Cause est avant l'effet ; et, si elles se donnaient l'existence, ces causes seraient antérieures à elles-mêmes, ce qui répugne. Il faut donc admettre que les causes susdites, n’existant pas par soi, dépendent de causes supérieures qui, à leur tour sont subordonnées à d’autres. Mais on ne peut aller à l'infini dans la série des causes, tôt ou tard on se heurte à une cause non causée qui a l'être par soi et qui le donne et le conserve aux autres, sans laquelle aucune existence ne subsiste. “ Prenez à part chacune des influences cosmiques nécessaires à la conservation d’un animal, Vous trouverez qu’elle est elle-même le résultat d’une série de causes ordonnées connues ou inconnues, mais dont l'existence est certaine, et cette série vous permettra de remonter d’anneau en anneau, non pas dans le passé, mais dans le présent même, jusqu’à une source
sa vie, ni aucune des causes qui les conditionnent ne saurait subsister 1,” Cette source première est i):cu lui-même.
LECTURES
Abbé FRÉMONT, De l'existence de Dieu, 1897, 2e conf. p. 45. MonsaBé, Conférences, 1873, 14e conf. p. 131. Mor d'Huisr, Conférences, 1892.