A. Farces, l'Idée de Dieu, pp
Mais si cet ordre urs, il n’est pour-
RÉPONSE. — L'ordre du monde résulte des choses existantes, de leur nombre, de leur variété, deleur place
‘ occupée dans l’espace. Or, nous le savons, les choses d’ici-bas, leur nombre, leur variété, etc., sont contingents. Ils ne peuvent donc pas produire un ordre nécessaire. “ Mais quelle nécessité voyez-vous que le soleil tourne de l’Orient à l'Occident, plutôt que de l’Occident à l’Orient ; qu'il ait telle masse, telle vitesse, telle chaleur, plutôt que telle autre? Quelle nécessité qu’il y ait sur la terre un si grand nombre d’espèces et de variétés minérales, végétales, animales? Il ne nous paraît même pas nécessaire qu’il y ait ni des plantes, ni des animaux, et il n’y a aucune raison pour qu’elle ne s’en passe pas aujourd’hui. Nous pourrions parcourir ainsi toutes les lois de la nature, et montrer que bien différentes en cela des premiers principes qu’on ne peut pas supposer non-existants, elles peuvent être conçues sans aucune contradiction autrement qu’elles ne sont, et partant qu’elles n’ont aucun caractère de nécessité absolue :.”
14. Le consentement universel prouve l’existence de Dieu. — Le consentement universel est une excellente preuve en faveur des vérités qui, comme celle
.de l'existence de Dieu, ont une influence prépondérante sur la conduite morale des nations. Or, sur la question de l’existence de Dieu, le genre humain a toujours été d'accord. L'histoire de tous les peuples, même barbares, prouve l’universalité de la croyance en un être suprême. Que conclure de là, sinon que Dieu existe ? — Il faut noter que le consentement universel a pour objet l’eristence, et non la nature de Dieu. —