‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 16 sur 211 · FARGES, ouv. cit., p · texte numérisé non relu

FARGES, ouv. cit., p

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Et si, par exception, quelques athées ont osé émettre une opinion discordante, c’est eux-mêmes qu’ils doivent Soupçonner d’aberration ou de maladie, et non pas le genre humain tout entier. Pour décider entre leurs raisons et les nôtres, il n’y a pas d’autre arbitre que la commune raison : ”

Préjugés de l'éducation, de l'ignorance des peuples au berceau, et des Superstitions de la Joule.

RÉPONSE. — 1) Si l'éducation a été la cause de la Propagation de la croyance en Dieu, il faut admettre que les éducateurs. - ‘es parents et leurs légitimes représentants, — ont : ‘‘animement à l'existence d’un être suprême commu ‘ent appelé Dieu. Dans ce Cas, comment expliquer cette unanimité ? D'ailleurs, les préjugés et l’éducation varient chez tous les peuples. Une cause aussi disparate aurait-elle pu produire un effet toujours le même, invariable, Comme le consentement universe] ? — 2) L’ignorance des peuples dans l'enfance de la civilisation fut la Cause des absurdités Concernant la nature de Dieu. Mais Pour constater son existence, le bon sens de chaque homme, si inculte qu’on le suppose, suffit à la rigueur. — 3) La terreur supersti-

tieuse n’a pas inventé l'existence de Dieu. En effet, 1 FARGES, ouv. cit., p. 222.

la crainte, bien loin de créer l’idée de Dieu, la suppose déjà existante. Au reste, cette crainte conduit plutôt à la négation qu’à l'affirmation de Dieu, car l'impie nie Dieu, parce qu’il en a peur.

16. L'objet propre de l'intelligence et de la volonté démontre que Dieu existe. — 1) L'esprit de l’homme à soif de l'infini, son cœur aspire sans cesse vers une bonté et une beauté sans mélanges. Est-il raisonnable de croire que toutes ces tendances, tous ces désirs qui nous distinguent essentie:lement de la bête, ue puissent jamais être satisfaits? Non, cela nese peut ; autrement, nous serions le plus malheureux des êtres créés. Une beauté, une bonté infinie, sans mélanges, doit donc exister réellement. Cette beauté, cette bonté, on l’appelle Dieu.

2) Nous nous sentons, comme malgré nous, sollicités par une voix qui sans cesse nous commande. Nous sommes les sujets d’une autorité. En d’autres termes, nous avons des obligations, des devoirs à remplir. Or, là où il y a devoirs, obligations, là il yaloi; etlàodil ya loi, làil y a législateur. Ce législateur, auquel toutes les créatures sont soumises, l'humanité le nomme Dieu.

LECTURES

De R-oGLie, Preuves psychologiques de l'existence de Dieu.

La ve de l'existence de Dieu fondée sur la théorie de la dégradation moderne de l'énergie, J. Guiserr, Les Croyances religieuses et les Sciences de la nature, p. 46.

ABBÉ BroussoLx, Dieu, son existence et sa aiure.

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