ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE
niversités, si nombre orissantes au moyen-âge, dès le XIe et le XIIe siècle, ont été fondées par l’Église ou lui ont firmation et protection. Sans doute, elle gratifiées de faveurs Par les rois incontestable qu'elles ont grand du Saint-Siège,
i et Prospéré à l'ombre donnent, entre aut
les papes
res motifs, incombe
seul s'occupe Qu'on ouvre une collec.
tion des Conciles, {
390 LEÇONS D'APOLOGÉTIQUE de dissiper les ténèbres de l'ignorance et d'encourager l'enseignement de toutes les sciences. Dès le XIIIe siècle, on y enseignait les langues orientales ; et, en 1311, le Concile de Vienne rendit cet enseignement obligatoire pour les principales universités. La première collection formée pour l'histoire des sciences naturelles est due à un pape, saint Pie V (1566-1572), et, déjà au XIIIe siècle, il existait au Vatican un jardin botanique et médical. Les professeurs avaient une réputation universelle ; les savants en tout genre qu'elles ont formés sont connus partout ; le nombre d'élèves était très considérable, à Paris seulement, il atteignit le chiffre de 15,000.
2) La gratuité de l’enseignement d'autrefois était le résultat de donations spontanées ; ce n’était pas cette gratuité prôsée par quelques réformistes de notre temps, gratuité trop souvent dérisoire, parce qu’elle ne subsiste guère qu’au moyen des deniers publics, c'est-à-dire de l'argent de tous.
3) Dans notre pays, presque tout l’enseignement primaire, secondaire et universitaire est l'œuvre de l’Église catholique. La plupart des bourses fondées dans nos maisons d'éducation viennent des aumônes du clergé. Le dévouement de l’Église à la cause de l'éducation, les sacrifices parfois énormes qu'elle s'impose pour perfectionner les méthodes d'enseignement et donner aux jeunes Canadiens une éducation morale et intellectuelle qui n’a rien à envier à celle des étudiants européens, sont trop connus pour qu'il faille insister. Sans le clergé, beaucoup de ceux qui, dans l’Église et l’État, occupent les positiors les plus élevées, ne seraient pas sortis de l'obscurité Le leur origine et mènerait une existence bien ordinaire.
urager XIIIe et, en ement a prenatu- 2), et, jardin ne réu’elles élèves gnit le
tait le cette emps, bsiste ire de
at pri- Église 1 nos lergé.
nn, les erfecr aux telleceuro-
Sans État, it pas t une
L'ÉGrISE 391
I n'y & que les esprits sué les documents, qui sont OU aveuglés par Ja prétendue Supériorité de leur époque
systématique, Pour oser accuser l'Église d'avoir favorisé l'ignorance :»
où 1) Le moderi l'exégèse et de la
ant et de l’agnosticisme de Snencer. Cette erreur pernicieuse a été condamnée
2) D'après le document pontifice derniste est Composée de deux
négatif et l'autre Positif : celui-ci est la Conséquence de celui-là. L'élément négati
qui est au-délà de ces énes, Dieu, Par exemple. ot Conséquents avec leurs Principes, les modernistes n’admettent Pas la révélation ets:
crédibilité. Quant à Ja religion plication, non pas l’homme lui-même.
3) ‘* Le modrenisme, dit le Cardinal] Mercier, consiste essentiellement à affirmer que l’4 tirer d'elle-même, rien que d’elle-
» On doit en chercher l’ex- ”, mais dans
1. Hist, d'Innocent III; Cf. Paquer, L'Eglise et l'Éducation : Devi VIER, Cours d'A pologétique Chr
étienne : TERRASSE, Ouv. cit,
motif de sa foi. Il rejette toute communication révélée qui, du dehors, s'imposerait à la conscience, et ainsi il devient, par une conséquence nécessaire, la négation de l'autorité doctrinale de l’Église établie par Jésus-Christ, la méconnaissance de la hiérarchie divinement constituée pour régir la société chrétienne :.,’
4) Rien donc d'étonnant que le pape, docteur infaillible de l'Église, ait réprouvé semblable système. Et quoi qu’en aient écrit certains journaux, certaines revues, Pie X, en condamnant le modernisme, n'a condamné ni la science, ni le mouvement de la pensée contemporaine. Le Saint-Père ‘ a condamné ce mouve. ment précisément dans la mesure où il menaçait les droits de la raison. Loin de nous interdire l'usage de la raison raisonnante, de la raison qui cherche à discerner le vrai du faux, et par conséquent, la réalité historique des créatures de la légende, de la raison qui cherche à se rendre compte, le Pape proclame exrell:mment une apologétique fondée sur la métaphysique et sur l’histoire, il condamne le modernisme qui réduit la croyance à je ne sais quel sentimentalisme mystique *.”
5) D'ailleurs le kantisme, — dont le modernisme est une conséquence, — est on ne peut plus funeste à la science. Celle-ci, on le sait, nécessite des lois immuables fondées sur la nature des choses, et que la raison déduit des faits observés. Mais, au dire de Kant, ces lois sont une nécessité de la pensée, et non une nécessité des choses. Et donc elles ne jouissent d'aucune réalité objective. Aussi bien la science, pour le philosophe allemand, se réduit à un pur subjectivisme.
6) Quant à l’agnosticisme de Spencer, il ramène la
1. Collection, Science et Foi, n.2. Le Modernisme, p. 25. 2. J. Hazuueux, La philosophie condamnée, p. 53.
svélée insi il on de hrist, onsti-
nfail-
Et es re- | COn- * conpuveit les de la erner rique che à
science à un Pur fidéisme co
mais on ne
indigne de la raison, faite pou
Congrégation de l'Inde
€ penser en défendant les Pour les mœurs.
mot qui cache bien des er enser, si |’ chacun d exerce Cune contrainte ; n'est pas le droit