Unité et
sinon aux pre le mariage éta
fet, “au commencement il n’y avait pas de divorce ” (MaTTH., x1x, 8). Mais “la dureté de cœur ” des Juifs porta Dieu à adoucir la première rigueur de la législation primitive. Et Jésus-Christ, venu sur la terre pour restaurer toutes choses, sans condamner formellement pour le passé la concession de Moïse, releva le mariage en le rétablissant dans sa perfection primitive. Aussi bien a-t-il fait de l'unité et de l’indissolubilité deux caractères intangibles du contrat matrimonial, et qui échappent à toute puissance.
3) Dans l'Évangile, Jésus-Christ déclare formellement l’unité et l’iadissolubilité du mariage. ‘ L’homme s’attachera à sa femme, dit-il, ils seront deux en une seule chaire ; Dieu même les à unis, que l’homme ne les sépare pas ; l'épouse qui se remariera du vivant de son mari est une adultère ”, (Marc. x, 11 suiv. ; Luc, XVI, 18; Marru., xix, 4 et suiv. ; Ep. aux Rom., vn, 2et suiv. ; I Cor., vux, 10, suiv.).
4) Le texte de saint Mathieu (v, 32) : ‘° Quiconque renvoie sa femme, hors le cas d’adultère, la rend adultère ”, ne permet pas le divorce, mais une simple séparation, sans rupture du lien. L'Église l’a expressément déclaré : “ Conformément à la doctrine évangélique et apostolique, le lien du mariage ne peut être dissous par l’aduitère de l’un des époux, et aucun conjoint, pas même celui qui est innocent, ne peut du vivant de l’autre contracter un mariage” (Conc. Trente, s. xx1v, c. 7).
5) La raison de cette absolue indissolubilité du mariage contracté entre chrétiens est sa signification sacramentelle. Il représente l’union du Fils de Dieu avec la nature humaine et celle de Jésus-Christ avec l’Église : ces deux unions sont absolument indissolubles.
6) Les graves inconvénients du divorce, Léon XIII
les a magnifiquement exposés dans son Encyclique Arcanum qui a pour objet le mariage chrétien (1880). “ Le divorce favorise la Corruption des mœurs. Combien de maux en proviennent, il est à peine nécessaire de le rappeler. Par là, les allia
sistance, l’amour mutuel s’affai
de redoutables tentations ;
compromise, l’union dans la
est en danger, c’est une seme
me perd sa dignité parce qu’
quand elle a cessé d’être lej
rien ne va mieux à ruiner Il
ruption des mœurs,
est particulièrement
corruption des peuples, il ouvre la porte à des m la vie privée, et dans la
257. Une objection. — L'Église, dit-on, montre une étrange anomalie en fulminant contre l'État lorsqu'il permet le divorce ; cependant, dans certains cas, elle se montre plus large que lui, surtout avec les riches et les grands de ce monde.
RÉPONSE. — Il est vrai que cédant à certaines passions, plusieurs prélats et quelques conciles particuliers Ônt permis le divorce en cas d’adultère, mais il n’est pas moins vrai aussi, — l’histoire le démontre, — que ce fut
e gré du Siège Apostolique. Quant aux sentences d'annulation accordées parfois, non seulement en faveur des riches et des grands, mais aussi des pauvres, elles ne sont pas des permis de divorce, puisque la découverte d’empêchements Prouve qu'il n’y a pas réellement mariage 1.