‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 181 sur 211 · L'ÉGLISE ET LA QUESTION SOCIALE · texte numérisé non relu

L'ÉGLISE ET LA QUESTION SOCIALE

SOMMAIRE, — > Ce que l'on ent Comment l’

end par question sociale, — 261.

lise résout la question sociale, — 262

l'É 2. La prétenee supériorité des nations Protestantes sur les nations cathoiques.

260. Ce que l’on entend par question sociale. — La question sociale est le problème que fait naître dans la société la situation inégale des différentes classes. Il y a les pauvres et les riches, ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas, il y a les privilégiés et les déshérités de la fortune. ‘Tout cela crée une inégalité, cause bien des misères, donne lieu souvent, du côté des classes inférieures, à des plaintes parfois exagérées, parfois justifiées, et qui, selon les circonstances, se manifestent par des actes regrettables.

deux principales : la Solution socialiste et la solution morale. Les socialistes rendent la propriété individuelle responsable des \üisères qui existent. Quant à la solution morale, elle est celle de l'Église Catholique. On la trouve exposée Surtout dans les bucycliques des papes Léon XIII et Pie X

261. Comment |! à résout la question s0- Ciale. 1) La solution de l'Église s'appuie sur une vérité fondamentale : l'indalté des classes. Cette iné-

galité est voulue de Dieu. L'égalité imaginée par les socialistes est une utopie et une chimère, Aux riches comme aux pauvres, aux patrons comme aux ouvriers, l’Église rappelle les devoirs de leurs charges. Mieux ces devoirs seront remplis de part et d’autre, plus vite disparaîtront les maux dont tous gémissent.

2) Ceux qui ont de la fortune ne doivent pas vivre dans l'oisiveté, Qu'ils emploient leurs richesses à faire raÿonner autour d'eux plus de joies et plus de bien-être. Que les patrons traitent leurs employés non comme des esclaves, mais avec le respect que comportent la personne humaine et ses besoins.

3) De leur côté, les ouvriers et les pauvres ont aussi des devoirs. Qu'ils ne jugent pas leurs patrons trop hâtivement ou d’après les caricatures qu'en font les prétendus amis de la classe ouvrière. Les patrons ont une lourde responsabilité, et, très souvent aussi, ils doivent fournir une somme de travail plus grande que celle de leurs employés.

4) N'allons pas croire que l’action de l'Église dans la question sociale se soit bornée à la prédication des grandes vérités. L'Église s’est intéressée directement à la prospérité matérielle des peuples ; elle s’est toujours occupée des conditions temporelles de ses enfants, même des étrangers. C’est ce qu’affirme avec raison Léon XIII dans son encyclique Zmmortale Dei : “Œuvre immortelle du Dieu de miséricorde, l’Église bien qu’en soi et de sa nature elle ait pour but le salut des âmes et la félicité éternelle, est cependant, même dans

la sphère des choses humaines, la source de tant et de tels avantages qu’elle n’en pourrait procurer de plus nombreux et de plus grands lors même qu’elle eût été

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fondée surtout et directement en vue d'assurer Ja félicité de cette vie.”

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6) Contrairement aux prétentions égoïstes de certains esprits qui ont soutenu que la question sociale n'existe pas, l'Église a attiré l'attention de tous les ca.

tholiques sincères sur ce grave problème que Léon XIII a exposé d’une façon si i

La qQuesrion SOCIALE QUESTION MORALE Er RELIGIE est aussi d'ordre économique Ceci revient à dire que l’on aura tion de ceux qui souffrent, ;

DE LA RELIGION. Com question morale et religieuse, efficaces à sa solution doiven

‘ORDRE ÉCONO- MIQUE. Aussi bien, comme l’histoire le prouve, l’É-

1 Ct, MoNraLEmserr, L Janvier, L'Action catholique PP. 345-346.

es Moines d'Occident, t 1,p.70; R. À , discours, p. 135 : GourAUD, oùv. cit.,

glise tend à améliorer le sort des classes pauvres par la fondation de nombreuses institutions éminemment bienfaisantes.

IV. L'ÉGLISE ESTIME QUE LE CONCOURS DE Tous, DES PARTICUTIERS ET DE L'ÉTAT, EST NÉCESSAIRE A LA SOLUTION DE LA QUESTION SOCIALE. C'est pour cela qu'elle encourage les études de sociologie, qu’elle favorise les associations professionnelles. L'intervention de l’État, l’Église l'exige aussi, parce qu'elle veut montrer qu'elle n’a pas la prétention de pouvoir résoudre toute seule cet angoissant problème. Mais l'on peut affirmer que si les principes chrétiens étaient partout en honneur, la question sociale serait vite réglée. Hélas, c'est là un idéab qui est encore loin de se réaliser ! Jusqu'où peut aller l'intervention de l'État? Ilest assez difficile de le dire. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas qu’elle dégénère en socialisme d’État.

262. La prétendue supériorité des nations protestantes sur les nations catholiques. — On conteste souvent l'influence bienfaisante de l’Église catholique dans le monde ; et comme preuve principale de leur avancé, les ennemis du catholicisme présentent le fait de la supériorité des nations protestantes sur les nations catholiques.

Est-ce qu’en réalité les nations protestantes sont supérieures aux nations catholiques? C'est la question de fait. Si oui, pouvons-nous affirmer que l’infériorité des nations catholiques dépend des enseignements de l'Église? C’est la question de droit, ou l'interprétation du fait. Nous allons examiner successivement ces deux questions '.

1. Nous résumons l'excellent VE rt du R. P. Yves DE LA Brière : Nations Protestantes et Nations Catholiques.

L Lerprair, Il ya pant entre la fortune des Principales nutior liques et des principales nations protestant.

1) L'Espagne a perdu toutes ses colonies,

aujourd'hui un Contraste frap-

‘8 catho-

2) L'Autriche, déchirée par de violentes querelles de race, est fort entravée dans son développement économique,

3) La France voit son astre pâlie, matérielles, un domaine colonial q faire assez bonne figure. ‘1;

malgré des richesses ui lui permettent de

Un innommable régime y entretient, avec l'instabilité politiqu

et religieuse : combattant ou laissan

e, la guvrre sociale t combattre In prone des libertés néériels et les intérêts ang contre le quae international, et € économique, elle mieux avisés. Sa pe en 1789, a baissé cesse, alors que celle

des autres Pays accroît !, Il n’est donc Pas exagéré de dire que les trois santes nations © les déchéances.

tuelle des trois principales nations 1) L'Angleterre “ forme l'un des fices sociaux que le monde ait conn

puisatholiques d'autrefois ont subi de réel-

Voyons Maintenant Ja situatio protestantes.

plus admirables édi- Us... Mais, plus ené matérielle, on doit institutions sociales et poliuse est entière sur le terri-

n ac-

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