La Réponse, num. cit, 2. Ibid
ils présentent la doctrine de Aussi bien ont-ils la tâche rance et à la mauvaise foi Et il leur est facile de
Un exempl tère de la
motent, n’est pas absolument vrai,
à des Conséquences absurdes.
que Dieu est à la fois infiniment
Or les adversaires se contentent
est infiniment bon. Sa justice,
Parler. Eten faisant un chaleureux éloge de la bonté divine, ils arrivent à cette conclusion : Donc l'enfer est impossible !
III. Irs EXAGÈRENT LES FAITS, Un bon moyen d’ar river à leur but est l’exagération. Un fait s'est-il produit, particulier, unique, aussitôt ils s’en emparent, le généralisent, le multiplient, et naturellement, en tirent une conclusion injuste, Un ou deux Papes ont-ils été indignes de leurs fonction? Ils s'écrient tout de suite : “ Les papes sont des criminels !,”
IV. Irs RÉPÈTENT TOUJOURS LES MEMESs FAUSSE- TÉS SANS JAMAIS ÉCOUTER LA RÉPONSE, ‘“ De toutes les figures de rhétorique, disait Napoléon, la répétition est la plus éloquente ”. Les adversaires de l’Église le savent bien. Ils répètent sans cesse les mêmes vieilles objections sans jamais écouter la réponse. Ils mettent
en pratique la recommandation de Voltaire : ‘ Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ”.
“ Dans une réunion publique, un candidat chrétien était interrompu à chaque phrase par cette question : “* Parlez-nous donc de la Saint-Barthélemy ! *” D’abord il essaya de passer outre et d'exposer son programme : ce fut en vain; la mfme interruption revenait sans cesse. Alors, prenant son parti : ‘* Eh bien oui, s’écriat-il, je vais vous parler de la Saint-Barthélemy ! ” Mais aussitôt les interrupteurs entonnèrent l’Internationale, et il fallut lever la séance. Ce qui n’empêcha pas, à la réunion suivante, le même candidat d’être interrompu à ses premiers mots par cette question : ‘* Parlez-nous donc de la Saint-Barthélemy ! ”
274. Comment se défont les objections contre l'Église. — Les adversaires de l’Église sont atteints d’une maladie contagieuse que l’on pourrait appeler l’objectionite. Ils voient partout des objections, ils en trouvent partout. L’ennemi pour eux, c’est l’Église. La destruction du royaume de Dieu ici-bas, voilà leur lubie, leur idée fixe. Ce sont donc de vrais malades, mais des malades dangereux. Or le médecin en présence d'un cas contagieux a une double conduite à tenir : envers lui-même et envers le malade. Pour lui-même, il doit tâcher de ne pas contracter la maladie. Quant au malade, il doit essayer de le guérir.
C'est la conduite que nous devons tenir à l’égard des malades atteints d’objectionite. Nous devons d’abord ne pas prendre le mal et ensuite tâcher d’en guérir notre voisin.
I. CoNDUITE A L'ÉGARD DE NOUS-MÊMES. La conduite à l’égard de nous-mêmes peut se ramener à deux
Préceptes : il ne faut ni nous surtout nous en effrayer.
A. NE p4s Nous ÉTONNER DE L'OBJECTION. En religion, il y a toujours eu des objections, et il Y en aura toujours. A Ja première page de l'histoire du monde, 9n en trouve une dans Ja question du serpent à Eve : “ Pourquoi Dieu Vous a-t-il fait cette défense POULE. glise est la grande gèneuse. C'est dire que les occasions
ne manquent pas de lui lancer toutes sortes d'accusations.
étonner de l'objection, ni
B. NE pas Nous EFFRAYER DES OBJEC jection paratt-elle redoutable ?
n'est pas encore cette fois que Semble-t-elle nouvelle? Ne crai que renouvelée et l’Église l'a déjà elle neuve réellement ? N'en soy.
Pour cela. L'Église n’en aura le dernier mot lui restera.
glise la possède.
IT. Conourre
TIONS. L'ob- Soyons tranquilles, ce l'Église en mourra.
&nons rien, elle n'est réfutée cent:fois. Estons pas plus effrayés pas moins la réponse et La vérité est une, et l’É- A L'ÉGARD DES ADVERSAIRES, De issons la réponse, ou Si nous la connaissons, cependant si elle a pour Si nous ne con-
deux choses l’une, ou nous conna nous ne la connaissons Pas.
donnons-la. Sachons bien voir
A. PAR DEs RÉPONSES GÉNERALES. La meilleure réponse générale que l’on puisse apporter, est celle fondée sur l'autorité de l’Église, Dites à votre adversaire :
Pour vouset pour moi :
le premier, c’est que le second, c'est que l’Érist qui est Dieu et a été
je l’admets, ilyalà une difficulté mais deux faits sont certains :
l’Église enseigne telle vérité ;
glise a été fondée par Jésus-Ch
autorisée par lui à enseigner la vérité. Je m'en tiens là. On peut faire appel aussi aux plus grandes intelligences de tous les temps qui ont admis telle ou telle véritée contestée.
B. Par DES RÉPONSES-RENVOIS. Cette manière de répondre consiste à renvoyer les objectionnistes à ceux qui par devoir doivent éclairer leurs doutes et résoudre leurs difficultés. Rencontrez-vous quelqu'un qui vous consulte sur une question de droit, de médecine ou de théologie, renvoyez-le à un avocat, à un médecin ou à un prêtre, si vous n’êtes au courant d'aucune de ces trois sciences.
C. PAR DES RÉPONSES-QUESTIONS. On vous attaque sur les Dragonnades, sur l’Inquisition. Demandez à l’adversaire : Qu’est-ce donc que les Dragonnades ? Où ont-elles eu lieu ? en quelle année? sur l’ordre de qui? en quoi consistent-elles? Vous constaterez la plupart du temps combien les ennemis de l’Église savent peu de choses. C’est ainsi que vous en rencontrerez qui attribueront l’oraison dominicale à saint Dominique, ‘comme son nom l'indique !”” qui ne pardonneront pas aux Jésuites d’avoir fait brûler Jeanne d’Arc morte un siècle avant leur naissance !! etc., etc. !
D. Par DES RÉPONSES-BOUTADES. Ces réponses s’adressent surtout aux objectionnistes de parti-pris qui veulent nous ridiculiser. A quoi bon discuter avec eux ? Il faut leur fermer la bouche par une bonne petite impertinence qui mettra les rieurs de notre côté 1.
Nous avons cru être utile aux élèves 1 résumant, un peu longuement, cette série d'articles de M. l’abbé Duplessy, intitulés : Petit traité d’objections. Ilest bon
1. Quelques exemples de bonnes et spirituelles boutades, La Réponse, août 1908, pp. 233-234.
nt la mécha
mites,
contre l’Église, il est difficile de Aussi bien, dans les Contenterons de ré-
L'ignorance religieuse à l'époque actuelle, P. Daviny, L'Ignorance religieuse chez 708 contemporains, P. 18.
Les causes de l'ignorance religieuse, tbid., pp. 301-310.
Les remèdes à l'ignorance religieuse, ibid., pp. 348-375.