‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 194 sur 211 · I. Le SOUVERAIN PONTIFICAT ÉCHorr TOUJOURS A L’ARISTOCRATIE · texte numérisé non relu

I. Le SOUVERAIN PONTIFICAT ÉCHorr TOUJOURS A L’ARISTOCRATIE

PRESQUE Cette aCCusation a été

renouvelée lors de l'élection de Pie X. On faisait remarquer ses humbles origines, mais on avait soin d’ajouter que c'était une exception unique.

Réponse. — L'histoire prouve que Pie X n’est pas une exception unique. Plusieurs papes, comme lui, ont eu d’humbles origines.

Saint Pierre, premier pape, était pêcheur.

Damase II (1048), d’après les chroniqueurs de son temps, était surtout connu par “ l'obscurité de sa naissance et l’élévation de son esprit ”.

Hadrien IV (1154) ‘‘ eut pour père un homme obscur et sans fortune ”. Travaillant aux champs das sa jeunesse, il fut obligé de mendier dans les périodes de chômage.

Urbain IV (1261) avait pour père un savetier.

Nicolas IV (1287), qui fut général des Franciscains avant d’être pape, était aussi originaire d’une famille de très basse condition.

Benoît XI (1303), général des Dominicains, était fils d’une lavandière.

Jean XXII (1316) était d’une naissance si modeste qu’il y a discussion entre les historiens pour savoir si son père était aubergiste, cordonnier ou fripier.

Benoît XII (1334) était le fils d’un boulanger.

Boniface IX (1389) était fils de parents napolitains très pauvres.

Alexandre V (1409), dans son enfance, avait dû men- -dier pour vivre.

Sixte IV (1471), fils d’un pêcheur de l’État de Gênes, avait été pêcheur lui-même jusqu’au jour où il fut admis dans un monastère de Franciscains.

H rien VI (1522) garda plusieurs années les brebis de ses maîtres. Ses parents étaient si peu fortunés qu’il

ne pût faire ses études qu'au moyen d'une fondation établie à Louvain pour les écoliers Pauvres.

Sixte V (1585), fils d'un cultivateur, fut gardeur de troupeau et revêtit ensuite l’habit de saint François.

Urbain VII (1590) était le fils d’un modeste charpentier de marine.

Gr goire XVI (1831) était d’une famille peu fortunée, dit l'historien Crétineau-Joly.

“Quant à Pie X, on sait que son père était agent com. mr unal à Riese, sa mère Couturière de Campagne, et que l’un et l’autre gagnaient à grand'peine ce qu’il fallait Pour élever leur huit enfants, dont le futur Pape était l'aîné 1,

On pourrait en dire autant des évêques et des Cardinaux.

Il est donc faux d'affirmer que l’Église réserve ses faveurs aux grands. Elle appelle aux honneurs ecclésiastiques seulement ceux qui en sont dignes, quelle que soit l'obscurité de leur origine.

IT. L'Écuse 4 URS FACILEMENT ACCORDÉ Quelques écrivains reproop facilement cédé aux demandaient Je divorce.

on colporte partout cerés, sont de nature à jeter scandaliser les fidèles.

u ) Bien étrange est la conduite des ennemis de l’Église, Celle-ci résiste-t-elle aux violateurs du mariage, ils lui repro cède-t-elle,

admettre), immédiatement ils l'accusent de faiblesse, de complaisance vis-à-vis des grands.

b) L'Église n’a jamais accordé, pas plus à un prince au’à tout autre fidèle, le divorce proprement dit, c'est-àdire la rupture du mariage validement contracté et consommé, et la permission d'un second mariage.

ce) L'Église a plus d’une fois, pour des princes comme pour d’autres fidèles, reconnu l’invalidité originelle d’un premier mariage et par conséquent la licéité d’un «econd mariage.

d) Des défaillances d'hommes d'Église, voire de conciles particuliers, dans l'application des principes cidessus énoncés, ne sont pas niubles. Des évêques, des officialités, des conciles particuliers, tout en maintenant le principe de l’indissolubilité du mariage validement contracté et consom:né, ont admis trop facilement l’invalidité originelle de tel ou tel mariage princier, et par là servi les passions d’r' souverain. Mais ces: évêques, ces officialités, ces particuliers, ne sont pas l’Église !.

277. L'intolérar.ce de l’Église. — L'intoiérance de l'Église, voilà un thème souvent exploité par les adversaires. L'exemple qu'ils aiment à donner, c’est celui de Galilée condamné par le Saint-Office pour avoir soutenu, contrairement à l'interprétation biblique, que la terre se meut autour du soleil (200).

Réponse. — Sans vouloir résoudre explicitement toutes les difficultés suscitées à ce sujet par les ennemis de l’Église, nous nous bornerons aux remarques suivantes ?.

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