Cf. La Réponse, oct. 1913., pp
du Soleil remonte à Copernic qui l'avait formulée dès 1539, c'est-à-dire environ soixante-quinze "ns avant Galilée : celui-ci mourut en 1642, Agé de suixante-dixhuit ans.
IT. Copernic, Pour avoir découvert le système du monde, a été également condamné. Il l’a été, non pas par le Saint-Office, ni par le Saint-Siège, non Pas par l'Église catholique, mais par le Protestantisme luimême. En voici les preuves :
a) Lorsque Copernic, à la fin de sa vie (1539) produisit le résultat de ses travaux, la Réforme, commencée en 1517, battait son plein. C'est Luther en personne qui, ‘ouvrage de Copernic,
son système, comme , C'est-à-dire
tisme émana, non pas d’indivi torités Protestantes constitu de juridiction. A la suite Brahé, le Sénat
luthériennes,
damnation d
ations historiques, les enneavoir un peu plus de réserve ocès de Galilée.
HI. Le système planétaire tel que Copernic l'a exposé, et que Galilée, après lui, l’a soutenu, appartient, en réalité et avant eux, à l’Église elle-même. Sinon à l'Église proprement dite, du moins aux hommes d'Église qui composaient primitivement, du XIlle au XVIe siècle, l’Université de Paris. C'est la conclusion à laguelle arrive M. Albert Dufourcq dans un intéressant travail qu'il a publié sur les oriyines de la science moderne l'après les découvertes récentes. ‘ Les principes, écr..-il, sur lesquels repose la science moderne ont été form..lés, avant Newton, avant Descartes, avant Galilée, avant Copernic, par les maîtres de l'Université de Paris, au cours du XIVe siècle.” Or, à cette époque, l’Université de Paris était une institution essentiellement catholique, ‘où l’enseignement était donné par des hommes d’Église, sous le contrôle permanent des autorités ecclésiastiques.
IV. Galilée eut le tort, au lieu de se défendre en savant qu'il était et sur le terrain scientifique à lui familier, de se poser lui-même en théologien et d'y afficher une ‘gnorance surprenante. ‘ Quant au point débattu, continue M. Dufoureq, la scince de l’an de grâce 1912, se croit radicalement incapable de reprendre à son compte les affirmations objectivistes du génial 1: lien et recommande aux savants la même F “1dence que ‘onseiliait le célèbre jésuite Bellarmin, dans sa lettre du 12 avirl 1615 à Foscarini.”
Et pour tout dire, on en revient de nos jours de la prétendue intolérance de l’Église à l'égard de Copernic et de Galilée. Il ne peut en être autrement, prisqu'’on ose affirmer que la science actuelle ‘ se croit rudicale-