‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 211 · LA DISPOSITION DE LA MATIÈRE · texte numérisé non relu

LA DISPOSITION DE LA MATIÈRE

“Quand on jcue à la paume, dit Pascal, c’est une même balle dont on joue l’un et l’autre : mais l’un la place mieux.”

Avons-nous fait ‘“ mieux ” que les autres? Loin de nous cette sotte prétention. Disposer un peu autrement la matière, la même partout, voilà ce que nous avons simplement voulu. Ainsi, tout d’a-

bord, il nous a Paru bon de donner la définition de l'apologétique, d'en faire comprendre toute l’im- Portance, et d'en expliquer les différentes méthodes. Le chapitre de la tradition, ordinairement exposé dans le traité de la Religion, nous l'avons renvoyé à celui de l'Église : [a tradition, en effet, suppose l'existence de la société religieuse fondée Par Jésus-Christ, Les Principales objections sont résolues chemin faisant, mais seulement après les Preuves de la doctrine dont elles sont le contre- Pied. Au commencement de chaque leçon, il y a un sCmmaïre qui donne une vue d'ensemble de la matière qu’elle contient, et, à la Jin, sous la rubrique LECTURES, nous avons énoncé trois titres, soit de volumes, soit de chapitres d'ouvrages, soit d’articles de revues, lesquels, nous aimons à le penser, seront de nature à rendre service aux élèves et aux maîtres.

Nous nous sommes fait un devoir strit d’em- Ployer la méthode positive, qui se ramène à l’exposition simple, claire, éléméntaire de la doctrine. C’est de cela qu'ont surtout besoin nos jeunes gens. Avant de faire étalage à leurs Yeux de toutes les objections, avant de leur dire ce qui n’est Pas ou ne

un à

semble pas être, — méthode négative, — apprenons-leur, sans détours, ce qui est. Cette méthode, positive, présente moins de dangers, sans compter qu’elle est plus pédagogique et conduit à de meilleurs résultats. Au demeurant, une difficulté est déjà aux trois quarts résolue Pour quiconque a saisi toute la valeur des arguments qui étayent une thèse. Les apôtres, ces grands convertisseurs d'âmes, se contentaient d'expliquer l'Évangile. Et saint Justin, fatigué de tout le fatras scientifique des écoles auxquelles il avait en vain demandé la vérité, embrasse la religion chrétienne, conquis par sa simplicité à la fois noble et digne.

Enfin il serait difficile de tracer une règle fixe pour le bon

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