‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 57 sur 211 · VALVEKENS, ouv. cit., p · texte numérisé non relu

VALVEKENS, ouv. cit., p

2. Toutes les vérités révélées par Dieu n’ont pas été écrites dans les livres saints. Un certain nombre ont été matière d'enseignement oral et nous sont arrivées par la tradition orale, conservées d’âge er âge par l’Église. La tradition orale suppose donc l’Église, c’est pourquoi nous en parlerons dans la deuxième partie de cet ouvrage.

Mais pour que ces documents, ces monuments écrits, à bon droit appelés sources de la Révélation, méritent créance, il faut qu'ils réunissent les conditions requises, c'est-à-dire, ils doivent être authentiques, intègres et véridiques.

Avant de faire cette démonstration, nous allons énumérer les livres dont se composent les Saintes Écritures,

L'Écriture Sainte est un recueil de 72 livres, dont 45, antérieurs à la venue de Jésus-Christ, forment l’Aneien Testament, et 27, écrits après Jésus-Christ, constituent le Nouveau Testament.

Les livres de l’Ancien Testament se divisent en trois classes :

I. LES LIVRES HISTORIQUES : La Genèse, histoire des origines du monde ; l’Exode, histoire de la sortie d'Égypte ; le Lévitique, recueil des lois et des ordonnances imposées aux lévites ou prêtres ; les Nombres, le démembrement des Israélites et énumération de leurs stations dans le désert : le Deutéronome ou seconde loi, les préceptes ajoutés aux commandements du Sinaï. Ces cinq premiers volumes réunis forment le Pentateuque.

Parmi les livres historiques il y a encore le livre de Josué, le livre des Juges, le livre de Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Paralipomènes ou supplément aux autres livres, les deux livres d’Esdras (le second est aussi connu sous le nom de livre de Néhémi), le livre de Tobie, le livre de Judith, le livre d’Esther et les deux livres des Machabées. Le nom de ces différents livres indiquent leur objet,

II. Les LIVRES pipAcTIQUES. Ces livres s’appellent encore doctrinaux ou moraux et se subdivisent en livres poétiques ou sapientiaux. Les livres poétiques

sont : le livre de Job ; les Psaumes, hymnes sacrées au nombre de cent-cinquante ; les Proverbes, recueil de sentences morales. Les livres sapientiauxz sont : l’Ecclésiaste, qui montre la vanité des biens de ce monde ; le Cantique des cantiques, qui traite de l'amour divin ; la Sagesse, l’Ecclésiastique dont les maximes morales concernent les personnes de toutes condition. Les Proverbes peuvent être aussi mis au nombre des livres sapientiaux.

III. Les uivres PrRoPnÉrTiQUES. Ces livres portent les noms des prophètes, des quatre grands : Jsaïe, Jérémie, les lamentations de Jérémie (Baruch, petit prophète, est joint à son maître Jérémie), Ezéchiel et Daniel ; des douze petits : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc. Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie.

Les livres du Nouveau Testament se divisent aussi en trois classes :

I. Les LIVRES WIsTORIQUES. Ce sont les quatre évangiles de saint Matthieu, de saint Marc, de saint Luc, de saint Jean, et les Acte des Apôtres.

II. Les Livres pipAcTiQuES. Ce sont les vingtet-une éptîtres, dont quatorze de saint Paul, une de saint Jacques, deux de saint Pierre, trois de saint Jean et une de saint Jude.

III. Les LIVRES PROPHÉTIQUES. (C’est l’Apocalypse de saint Jean.

Les livres saints tendent tous au même but : assurer le bonheur temporel et éternel de l’homme. Ils ont été composés à diverses époques par des écrivains de caractère et de génie différents.

Les livres de l’Ancien Testa. -nt ont été écrits en hébreu, ceux du Nouveau Testament, à l'exception de

l'évangile de saint Matthieu, en grec. On croit généralement que saint Matthieu a écrit en syro-chaldéen,

La Révélation chrétienne est contenue en partie dans les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament. Mais l’incrédulité moderne s'attaque surtout aux Evangiles, à ces quatre livres “ qui racontent l’origine, les actes, les discours et les souffrances de Notre-Seigneur Jésus- Christ.”

C’est pourquoi nous nous bornerons aux livres évangéliques. “ Aussi bien, comme le disait naguère M. Rrunetière, il n’y a qu’une question de laquelle tout dépend : Jésus-Christ est-il Dieu ou bien n'est-il qu'un homine ? S'il n’est pas Dieu, l’Ancien Testament croule avec le Nouveau. S'il est Dieu, au contraire, l’origine divine de l’Ancien Testament est prouvée parlà même, puisque d’un bout à l’autre, il ne tend pour ainsi dire qu’à préparer Jésus 1.”

Mais avant d'établir la divinité de Jésus-Christ, il est nécessaire de démontrer la valeur historique des écrits qui racontent sa vie, ses paroles et ses œuvres.

Ces écrits sont inspirés; mais ici nous faisons abstraction de ce caractère pour les considérer comme des livres purement humains. Nous allons prrouver qu'ils ont l'autorité suffisante pour que tout homme sensé puisse sans crainte y ajouter foi.

LECTURES

Aveuz, François CoPrée, La bonne souffrance, préface.

Par l'Eucharistie, Retour à la Sainte Eglise, G. Goyau, Correspondant, 10 oct. 1910.

Motifs de croire, Mer D’Huisr, Conf. 1892, p.117.

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