‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 61 sur 211 · Cf. Lerin, ibid · texte numérisé non relu

Cf. Lerin, ibid

III. À LA PREMIÈRE MOITIÉ DU Ile SIÈCLE. 1) Epitre de saint Clément. L'ancienne homélie parue vers

2) Le Pasteur d'Hecrmas. Vers 115-150, le Pasteur d'Hermas, sans citer expressément les textes évangéliques, y fait allusion dans un certain nombre de passages. Il semble s’être inspiré de saint Marc et de saint Matthieu.

3) Saint Polycarpe. On trouve dans sa lettre (108- 118) onze citations des Évangiles et des allusions aux Épîtres de saint Jean. Il aurait donc aussi connu l’Évangile du même apôtre que ses Épîtres supposent.

4) Saint Ignace d’Antioche. Vers 107-117, saint Ignace, allant subir le martyre à Rome, écrit ses sept Épîtres où l’on trouve plusieurs Passages qui font allusion au texte de saint Mat*}'ru et de saint Luc.

5) Saint Clément de Ro... Dans son Épître aux Corinthiens, vers 95, saint C + nt de Rome allègue des sentences du Seigneur qui sont en relation étroite avec nos Évangiles de saint Matthieu et de saint Luc.

83. Preuves extrinsèques indirectes de l’authenticité des Evangiles. — 1) Zes écrits apocryphes. Dès le premier temps de l’Église, les écrits apocryphes ap- Parurent en grand nombre ; il Y eut aussi des évangiles apocryphes. Les évangiles apocryphes qui sont des transformations des falsifications, ont été rejetés comme tels, parce que l'Évangile véritable existait, seul accrédité auprès des chrétiens. Les apocryphes supposent donc l'Évangile vrai comme la monnaie Jalsifiée sup- Pose la bonne. Or, au Ile siècle, existait déjà un grand nombre d’évangiles apocryphes. Les Évangi-

les canoniques ou véritables remontent donc au ler siècle.

2) Les écrits des gnostiques. Les gnostiques sont les premiers hérétiques parus dans l’ Église. Les principaux chefs du gnosticisme : furent Basilide, Valentin, et Marcion, lesquels n’ont jamais nié l'autorité des Évangiles. Pour répondre aux orthodoxes qui }ss condamnaient par les paroles de l Évangile, ils se contentaient de’mutiler les textes saints, de les altérer à leur gré, d’en détourner le sens pour le faire servir à leur but personnel. Ils ont donc recouru à l’Évangile expliqué à leur manière pour prouver leurs doctrines. C'est bien là, indirectement du moins, confirmer son authenticité. Car pourquoi se couvrir de l’Évangile, si l'Évangile ne faisait pas autorité? Cette autorité, ils l’auraient bien niée, s’ils avaient cru possible de le faire.

3) Les écrits des infidèles. Le plus célèbre parmi les infidèles est Cela. Ce philosophe cite beaucoup de passages des Évangiles pour s’en moqrer. Origène qui le refute (Contra Celsum) dit que “c’est de Matthieu, peutêtre aussi des autres Évangiles, qu’il extrait ce qui est dit de la colombe descendue sur Jésus-Christ au baptême de Jean : il n’y voit qu’une fiction.”

Si ’ o- al qu’il ait été, Celse n’en a pas moins rendu témoignage à l'Évangile.

1. “ La Gnose est un vaste mouvement de philcsophie rationaliste et mystique qui cherche à constituer dans l’Égsiisc un enseignement ésotérique et indépendant. Aussi dédaigneux du commun des es- Es que les À a rm de l’antiquité learers ils se sérarent de :

ule qu’ils déclarent à jamais incapable d’arriver à la vuité. À l'exemple de Philon, ils se croient seuls en possession du sens spirituel des Ecritures, qu’ils traitent avec une liberté encore plus auda-

* cieuse. Ils empruntent à la Cabale (tradition secrète chez les Hébreux, à côté de la croyance commune), l'idée d’une transmission cachée des doctrines derrière lesquelles ils abritent 1e travail d’une imagination déréglée.” Rowpaix, ouv. cit., pp. 397, 398.

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atthieu, saint Luc,

l’auraient démenti.

historiquement postérieurs aux

Épîtres, nous trouvons les mêmes dogmes, entre autres

la doctrine du salut Par la croix, et l’universalité de la

Rédemption. Cet accord permet de rapporter l’Évan-

gile à une époque ou à des sources contemporaines de saint Paul.

2) La langue du Nouveau Testament. La langue du Nouveau Testament est, en partie, hébraïque. Le grec lui-même des Évangiles prend une couleur et des tournures hébraïques. Or cette langue est manifestement celle des Juifs hellénisants répandus dans l’Empire au ler siècle.

3) L’esquisse divine, Le portrait du Christ dans les Évangiles est à la fois si précis, si clair, et si sublime, sa physionomie s'y dessine avec tant de netteté et de surhumaine grandeur, qu'il sutfrait d’elle pour attribuer les Évangiles à des témoins oculaires.

4) Exactitude géographiqxe et éthnographique. “Si les Évangiles n'avaient été écrits qu’au Ile siècle, après la ruine de Jérusalem, après le bouleversement prodigieux de ces contrées, par des hommes étrangers à ce Pay£ et à ce temps, ils n'auraient pu reproduire avec une si parfaite exactitude l'identité des lieux et la précision des détails de l’histoire locale.

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118 LEÇONS D’APOLOGÉTIQUI

“ C’est bien la géographie, l’histoire, les mœurs d’avant 70, telle que la font connaître Pline, Strabon, Josèphe. Il n’y avait pour la rendre ainsi, pour la citer de mémoire, que des témoins oculaires ou des écrivains contemporains des événements, donc d’avant 70 ou à la fin du 1er siècle 1.”

LECTURES Lire et relire l'Evangile. François CoPPÉE, La bonne souffrances préface.

Pharisiens égoïstes, BAUNARD, lApôtre saint Jean, p. 87. 83e Conf. MonsaBré, Introd. au Dogme cath.

1. Rouparn, ouv. cit, p. 411. Cf. Abbé Lesèree, La Sainte Bible ; Clef des Evangiles.

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