‹ Leçons d'apologétique [microforme] (volume 2)Chapitre 75 sur 211 · GourauD, ouv. cit, pp · texte numérisé non relu

GourauD, ouv. cit, pp

ce qu’elle réclame, c’est la science sans Dieu. À priori, on doit rejeter le surnaturel, c'est un procédé qui n’a rien de scientifique.

3) Les arguties de ces trois tenants de la libre-pensée sont déjà réfutées par ce qui a été dit au sujet de l’authenticité, de l'intégrité et de la véracité des Évangiles.

96. Conséquence absurde de la position prise par les adversaires. — Pour n’avoir pas voulu admettre le caractère surnaturel des prodiges opérés par Jésus-Christ, les adversaires du christiunisme ont été amenés à accepter, à leur insu, la conclusion la plus inattendue, la plus invraisemblable, la plus absurde. Pour échapper au miracle ils ont créé l’'homme-miracle.

‘ Voilà un homme aux actes duquel on refuse un caractère surnaturel, et, pour leur enlever ce caractère, on ne sait qu'imaginer ; On en fait un thaumaturge, un médecin, un spécialiste extraordinaire, qui a eu des pouvoirs comme n’en aura jamais aucun médecin. Il a su les secrets de son temps, les secrets du passé, les secrets de tous les avenirs ; ilen a su plus long que toutes les académies de la France et du monde ; il a résumé dans sa tête encyclopédique, la science de toutes les époques, de tous les amphithéâtres, de toutes les Salpêtrières passées, présentes et futures.

“ Vous ne voyez donc pas que, tandis que vous voulez faire sortir le miracle par la porte, il rentre par la fenêtre,et que vous nous faites 1à un homme impossible, un homme qui n’est pas un homme, mais qui est l’'humanité toute entière, l'humanité de tous les temps ! C’est la science d’aujourd’hui, c’et la science de demain. Vous créez un colosse de science, un génie. Vous faites entrer l'infini des temps dans la solution d’une question qui se posa il y a deux mille ans dans un coin de la Judée :

“ C’est un naïf villageois ”’, dit Renan, et, pour échapper au miracle, il créé l’'homme-miracle ; allons donc : est-ce sérieux, une argumentation pareille 1 ?”

97. Jésus-Christ a opéré ses miracles pour démontrer la divinité de sa mission. — Les miracles qu’il opère, sont, pour le Sauveur, un argument péremptoire, une arme favorite. Il répète sans cesse que ses prodiges ont été accomplis pour prouver sa divinité, sa mission et la vérité de sa doctrine. C’est son affirmation incessante que l’on rencontre presque à toutes les pages des Évangiles.

1) Les disciples de Jean-Baptiste lui demandent s’il est réellement le Messie : Pour toute réponse, Jésus- Christ se contente d ’énumérer quelques-uns de ses miracles : ‘“ Alleg et rapportez à Jean ce que vous avez vu : les aveugles voient, les sourds entendent, les lépreux sont guéris ” (Luc, vit, 22).

2) Les Juifs somment le Sauveur de répondre s’il est le Christ ou non : “I] Y a longtemps que je vous le dis, reprend le Seigneur, et vous ne me croyez point quoique les œuvres que je fais, rendent témoignage de moi ”’ (JEAN, x, 25), et il continue : “Si vous ne me croyez Pas, croyez du moins à cause de mes œuvres” (JEAN, X, 37, 38).

3) Avant de ressusciter Lazare, il déclare explicitement qu’il accomplit ce miracle “ afin que le peuple croie que c’est vous (Dieu, mon Père) qui m'avez en- Voyé ” (JEAN, xt, 41 et suiv.). Ajoutons qu’il fait ses miracles, en son nom Propre, et non au nom de Dieu, comme les saints et les prophètes.

Il n’y a donc aucun doute, les miracles de Jésus- Christ rendent témoignage de iui, ils proclament sa divi-

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