LA RÉSURRECTION DÉ JÉSUS-CHRIST
» Résurrection, — cuves directes de Ja mort de Jésus-Chrsit, — 100. Preuves indirectes de la mort d i
98. Importance du miracle de tion. — I, résurrection du argument en faveur de la
la Résurrec le plus grand christianisme.
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t (JEAN, Preuve plus forte de sa dielle de ses enseignements ?
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de sa mission, il riposte : ‘: 'ette race méchante et adul. tè on de lui en donnera point
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trois nuits dans le Ventre d'un pois- Son, ainsi le Fils de l'homme Sera trois jaiis et trois
nuits dans Je sein de la terre * (Maribieu, X11, 39, 40.) aussi k grand argument de la + Dans un Passage célèbre de
la première Épître aux Corinthiens (xv), le grand apôtre fait bien voir la relation qui existe entre la religion et la résurrection de Jésus-Christ. Il y met en relief le double caractère à la fois dogmatique et moral de ce grand fait : dogmatique, la Résurrection, en effet, est la base de nos croyances, car comment ne pas croire sur parole un tel.témoin ? moral, parce que la résurrection du Christ devient le gage de la nôtre : “ Si le Christ n’est pas ressuscité, dit-il en résumé, la prédication apostolique est vaine (sans consistance, comme une fable) ; nous qui prions, qui souffrons, qui luttons dans l’attente de la résurrection, nous sommes les plus malheureux des hommes :.”
Et saint Paul ne parle pas, comme le prétendent les modernistes, d’une resurrection purement idéale, d’une survie simplement métaphorique de Jésus-Christ en tant que modèle de la nôtre, car en s'adressant aux Thessaloniciens (I Ép., 1v) pour les confirmer dans la foi en la résurrection du corps, il tire argument de la résurrection du Sauveur comme d’un fait au-dessus de tout conteste : “ Comment peut-on douter de la résurréction du corps, leur demande-t-il, quand on sait que Jésus est ressuscité.”
Pour que la preuve de la Résurrection soit valable, il faut démontrer que Jésus-Christ est réellement mort et vraiment ressuscité.
99. Preuves directes de la mort de Jésus-Christ. — 1) L'attestation concordante des quatre Evangiles. Ces documents historiques de tout premier ordre, et dont l'autorité ne fait aucun doute, disent explicitement que le Sauveur expira : “ Et jetant un grand cri, il expira.”
LE Pouuin et Louriz, ouv. cit., p. 229 ; Roupain, ouv. cit., P. A
2) L'attestation concordante de plusieurs témoins dignes
de foi. Un grand nombre de ces témoins entendirent le cri du Sauveur expirant,
mort : tels le centurion et les soldats romains, Leur témoignage en faveur de la m de force. On ne saurait aussi contester la valeur de l’affirmation de Jean l’apôtre, de Marie, mère de Jésus, de Marie Salomé et de Marie Madeleine portait beaucoup de sa expiré ou non.
3) Le témoignage du centurion. Celui-ci, sur l'ordre de Pilate, devait bien s’assurer de la mort de Jésus. Habitué aux exécutions capitales, le centurion n'était Pas exposé à prendre l’ombre pour la réalité ; c’est dire que son témoignage fait autorité.
4) La conduite des soldats romains. Envoyés par le Eouverneur surpris que Jésus fût déjà mort, les soldats romains brisèrent les jambes des deux larrons qui n’avaient pas encore expiré ; et celles du Sauveur, “ voyant qu’il était déjà mort, ils ne les brisèrent pas ” (JEAN, XIX, 83).
5) La conduite de Joseph d’Arimathie et de ses amis.
Joseph d’Arimathie et ses amis enveloppèrent le corps de Jésus dans les linges avec des aromates parce qu’ils le voyaient bien Mort. Au reste, ils ne le déposèrent de la croix que lorsque le soldat eut percé le côté avec une lance, comme le raconte le texte sacré : “ Un des soldats perça le côté avec une lance, et il en sortit du sang mêlé avec de l’eau ” (JEAN, x1x, 34).
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après le crucifiement est physiquement et moralement impossible. ,
A. IMPOSSIBILITÉ PHYSIQUE DE LA SURVIVANCE pu CHRIST APRÈS LE CRUCIFIEMENT. 1) Avant d'être crucifié Jésus avait été cruellement flagellé, couronné d'épines, accablé de coups, il était tellement épuisé qu’on dut requérir l’aide d'un passant, Simon de Cyrène, pour le secourir.
2) Dans cet état d'épuisement il est resté trois et même peut-être six heures sur la croix. En fallait-il plus pour mourir ?
3) Le coup de lance dans le côté était suffisant pour l'achever, en supposant qu'il eût conservé un souffle de vie.
4) Enfermé pendant quarante-huit heures dans un sépulcre, enveloppé de plusieurs suaires, ligotté dans des bandelettes avec cent livres de nard et de parfums, Jésus- Christ, affaibli à l'excès, devait certainement rendre l’âme dans ces conditions, en admettant même, — ce qui est impossible, — qu'il ne fût pas mort après la descente de la croix.
B. IMPOSSIBILITÉ MORALE DE LA SURVIVANCE DU CHRIST APRÈS LE CRUCIFIEMENT. 1) /l est difficile d'admettre que le Seigneur, à moitié mort, dans un état lamentable, ait pu se traîner dans quelque localité voisine, apparaître à saint Paul et lier conversation avec lui. C’est une des hypothèses absurdes qu'acceptent ceux qui ne croient pas en la mort du Sauveur.
2) Comment cet homme, se survivant, usé par la douleur, la santé ruinée, a-t-il pu convaincre ses disciples qu’il était réellement le Dominateur de la mort, le Vain- . queur du sépulcre, et le Prince de la vie?
3) Les apôtres endurant la persécution, voire le mar-
tyre, et cela pour témoigner en faveur de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, Pas mort du tout, caché probablement dans quelque village, assistant lin pu: sible aux souffrances de ses disciples qui le croient ni, a mort et ressuscité... Voilà ce qu'il faudrait admettre dans l'hypothèse de la survivance du Christ après le crucifiement, Peut-on imaginer quelque chose de plus contraire au bon sens ?
4) La haine des Juifs rend encore moralement impossible la survivance du Christ aprés le crucifiement. Ces ennemis de Jésus veillaient avec un soin jalons à ce que leur victime ne pt leur échapper. Gr 4 haine ne désarme pas facilement. elle ne iâche pas sa proie. Aussi bien, Renan en convient-il lui-même, eur. pour lui, le plus solide argument de la mort de Jésus, « ‘est la haine des Juifs 1,
LECTURES
Une mort historique, Anné FRÉMONT, Dirinité de Jésus-Christ, t. II, pp. 377-384.
Les objections de Celse, Mon FReprez, Origine, t. II, pp. 252-355.
Le dernier mot de l'opposition, Apsé FRÉMONT, La divinité de J'ésus- Christ et la libre-pensée, t. II, P. 392.