G. Sorta ‘iv. cit., pp
4) Au reste, l’esclavage, cette plaie hideuse du paganisme, explique à son tour la possibilité des mauvais traitements infligés aux chrétiens. Les esclaves formaient la grande majorité, et “ les gens de cette espèce ne pouvaient guère compter sur la pitié des Romains !” qui, corrompus et corrupteurs, étaient prêts à toutes les cruautés, ca: la volupté endurcii le cœur et rend impitoyable.
5) Les immenses amphithéâtres, ouverts par les gouvernants pour amuser la foule, étaient des “ écoles publiques de cruauté ”, où les Romains, témoins d’effroyables tueries, parfaitement légales, contractaient cette soif insatiable de carnage et de sang versé.
120. Troisième objection : beaucoup de chrétiens étaient condamnés pour délits politiques. — Les nombreux chrétiens condamnés pour délits politiques ne sont pas de véritables martyrs, puisque la cause du martyre est la mort pour l’une des vérités ou des vertus chrétiennes.
Réronse. — Les documents historiques les plus authentiques et surtout les Actes des Martyrs réfutent cette assertion. ‘“ À part l'incendie de Rome qui fut l’œuvre de Néron et qui fut calomnieusement attribué aux chrétiens, toutes les autres accusations ne visent que la religion. Leur superstition consistait dans le seul rejet des pratiques païennes. La haine du genre humain n’ètait que le mépris des fêtes immorales du paganisme. La lèse-majesté, c'était le refus de reconnaître l’empereur, non comme chef civil de l'état, mais comme pontife suprême dans l’ordre religieux. Les accusations d’infanticide, de repas de Thyeste, ete., étaient basées sur