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Leçons d'apologétique [microforme]

Vos Leçons d’Apologétique ont trouvé des lecteurs et des disciples, puisque vous êtes déjà dans l’heureuse nécessité de publier une deuxième édition.

Quand on sait la belle clarté qui reluit dans votre travail, le souci que vous avez eu de le bien adapter aux exigences des esprits contemporains et la sûreté de doctrine qui s’y montre partout, on ne s'étonne pas de l'accueil empressé qui lui a été Jait. D'autre part, quand on réfléchit aux périls

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que fait courir à tant d’âmes la lamentable ignorance des vérités religieuses, on ne peut que se réjouir du succès d’un livre qui jette la lumière dans de si épaisses ténèbres. Cela fait voir que la curiosité de s’instruire n’est pas morte dans les intelligences, et que les maîtres de la vérité n’enseignent pas dans le désert.

En écrivant pour le public ces leçons si opportunes, vous vouliez faire œuvre d’apôtre. Par delà les étudiants, qui pouvaient cueillir toutes vivantes sur vos lèvres les saines vérités que vous enseîgniez, vous avez aperçu la foule de ceux qui meurent du poison de l'erreur ; et votre âme s’est émue. Vous avez eu la très noble pensée de distribuer à un plus grand nombre le pain de la vérité. Il vous est donné, aujourd’hui, de constater que l’on est encore avide de ce pain. On le réclame et l’on s’en nourrit. Voilà, certes, une douce consolation et une légitime récompense. Je vous en félicite et je me réjouis avec vous d’un résultat si encourageant.

L'erreur devient de plus en plus audacieuse.

Elle trouve dans la parole et dans la presse des complices puissants, qui prennent toutes les libertés et ne reculent devant aucune licence. Le scandale

de: l'esprit est, à l'heure Présente, le plus grand mal dont souffre l'humanité. Le mensonge s’acharne contre la vérité, contre les maîtres qui l’enseignent, contre les institutions qui la gardent, contre les œuvres qui la propagent. Sous la Jorme d’objections subtiles et adroites, il s'applique à désagréger la doctrine révélée et à ruiner son emprise sur les intelligences. Le livre, la revue et le journal multiplient ces attaques sournoises el jettent en pâture à la foule cette nourriture émpoisonnée.

Quand tous ces artisans de scandales et ces innombrables semeurs d’ivraie travaillent dans les ténèbres, sur des esprits que l'ignorance religteuse livre en proies faciles aux plus grossiers mensonges ; quand, surtout, ils opèrent au sein d'une société, où l’on cherche dans le relâchement de la doctrine un prétexte au relâchement des mœurs, il est facile de Comprendre avec quelle rapidité la foi s’obscurcit, et de quel paganisme abject s’imprègnent bien vite les façons de vivre et de parler. Hélas! il suffit que nous regardions un peu autour de nous Pour apercevoir les ravages causés dans les âmes Par cet effrayant scandale de l'esprit.

La tâche s'impose donc, évidente, impérieuse, à tous ceux que leur zèle, leurs talents et leurs fonctions constituent les défenseurs de la cité üu bien, de dresser des remparts solides, capables de la défendre contre les flots de scandales qui la minent sans cesse.

Vous avez compris, cher Monsieur l'abbé, l'urgence et la grandeur de cette tâche, et, revêtu de ces belles armes de lumière dont parle l’apôtre, vous avez pris rang parmi les intrépides champions de la vérité. Préparé gur vos études personnelles, habitué par un long enseignement à pratiquer l’art difficile de manier les intelligences et de les soumettre à la forte discipline de la vérité, vous étiez bien en mesure de combattre efficacement le mensonge.

Voilà pourquoi il faut vous remercier du bien que vous avez fait, et que vous continuerez de faire par votre livre, dans ce champ si vaste de l’apologétique. Je souhaite que les disciples se rangent de plus en plus nombreux sous la conduite du maître sage et éclairé que vous êtes.

Pour mille qui défendent il y a dix mille qui altaquent. Mais Dieu soutient la vaillance et arme le bras des défenseurs. Sa grâce centuple

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la puissance de leurs coups. Ce fut l’histoire de l'Eglise à travers tous les siècles » et cette histoire se répèle de nos jours.

Honneur aux valeureux soldats qui s’arment pour de si nobles et si utiles querelles ! Gloire au Dieu fort qui seul peut et veut leur donner la victoire !

Votre tout dévoué en Notre Seigneur,

f P.-E. Roy, Arch. de Séleucie.

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