La diffusion rapide du christianisme est
un fait indéniable, — Nous en avons Pour preuves :
1) Le témoignage des écrivains sacrés. a) Au jour de la
Pentecôte il y a des auditeurs de tous pays ; venus po dîteurs de tous pays : venus pour entendre les apôtres remplis de l'Esprit-Saint, beaucoup se con vertissent (ACTES, 11, 5-11). b) Après le martyre du diacre Etienne, vers l’an 34, « une grande persécution s’élèva contre l'Eglise qui résidait à Jérusalem. Tous, à l'exception des apôtres, furent dispersés dans les localités de la Judée et de la Samarie ”’ (AcrTrs, Vi, 1). Cette dispersion n'aboutit qu’à étendre la foi, parce que « ceux qui avaient été dispersés s’en allaient de côté et d'autre annonçant la parole de Dieu‘ (Acres, TE, 4). c) Saint Pierre, invité par une vision, et mandé par le renturion Corneille, vient de Joppé à Césarée, et commence à prêcher la foi aux paîens : (La grâce du Saint-Esprit se répand sur les Gentils... et ils sont baptisés ” (Acres, X). d)‘Saint Paul, l’ancien persécuteur, converti et ins-
truit par Jésus-Chri - es missions vèrs le milieu du premier siècle : « Grands voya-
ges ap. stoliques qui lui font courir, en quinze ans, tout le versant occidental de l’Asie-Mineure, Cilicie, Lycaonie, Pisidie, Isaurie, Phrygie, Mésie, Asie p xensulaire, les iles de Chypre, de Salamine et de Paphos, la Macédoine, l’Ackaïe, peut-être l’Illyrie'.» En un mot, trente ans à peine après la mort de Jésus-Christ, vers l’an 64, à l’époque où Néron va persécuter ouvertement les chrétiens, l'Évangile a été prêché dans presque tout l’Empire.
2) Le témoignage des auteurs erclésiastiques. a) Selon saint Clément (91-100), un des successeurs de saint Pierre, quelques années après la mort du chef des apôtres, le nombre des chrétiens surr assait celui des Juifs. b) Dans son Dialogue avec Trypton, saint Justin, au Ile siècle, déclare «qu’il n’y a aucune sorte d'hommes, Grecs ou barbares, et de quelques noms qu’ils soient appelés, parmi lesquels il ne soit offert des prières et des actions de grâces à Dieu le Père au nom de Jésus-Christ crucifié.» <) Vers l’an 208, Tertullien écrivait dans son Apologéti, *: «Nous ne sommes que d’hier, et nous remplissons io à L £ TAUX, VOS bousgades, vos conseils, vos camps, vos tribus, vos décuries, le palais, le sénat, la place publique ; nous ne laissons que vos temples... Si nous nous séparions de vous, vous frémiriez dans votre solitude.» d) Au Ille siècle Arnobe prouvait déjà la divinité du christianisme par la rapide diffusion de l’Évangile (Livre 11 Contre les Gentils,n.5). e) Les cinquante concites qui furent tenus dans les différentes parties du monde avar la conversion de Constantin sont encore une preuve irrécusable