‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 121 sur 275 · RS EE · texte numérisé non relu

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admettons qu'après ce laps de temps, par suite d’invasions barbares, il ne reste plus qu’un nombre restreint de documents sur les méfaits des révolutionnaires, estce que leurs actes de barbarie ne nous Paraitront pas encore bien plus exagérés ct invraisemblables? Et cependant, tout ce que l’on sait est la pure vérité.

2) « Loin des faits on est porté à tout simplifier : c’est la a de l'esprit humain, qui embrasse à grand’peine, distinctement, un vaste ensemble et de menus détails. On oublie que dans tout homme la bête sommeille, et que, dans les circonstances favorables, ses instincts sauvages, aiguillonués par les Passions, se réveillent avec des éclats terribles. Si ces contrastes peuvent se rencontrer dans le même individu, à plus forte raison dans une société. Surtout comme celle de l'empire romain, où fourmillent toutes les races, dans une ville qui est, comme Rome, au confluent de tous les vices!.»

3) Il est vrai que quelques écrivains de ce temps-là assaisonnent leurs Ouvrages d' maximes vertueuses: Lc malheureux est une chose sacrée, Res sacra miser écrit Sénèau», et l’on doit un grand respect à l'enfant, dit à son tour Juvénale, Mais ces enseignements, si beaux soientils, ne sont Pratiqués que par un groupe bien restreint. Le divin Platon ne recommande-t-il pas dans sa république idéale de laisser périr les individus mal conformés et d’abandonner les enfants mal faits? Et ces théories abominables, les esprits délicats les suivaient sans sourciiler, eux qui se pâmaient d’admiration sur cette sentence de Térence : Je suis homme, et rien de ce qui est

humain ne m'est étrang-r,— Homo sum, humani nihil a me alienum puto.

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