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Et dans cette société si disparate il y avait comme une cloison étanch iffé lasses. On n'avait aucune estime les uns pour les autres : c'était le règi e du mépris et de la haine. Les sujets obéissaient à l’autorité, mais ce n’était pas par esprit de soumission : aussi cherchaient-ils la moindre occasion de -’y soustraire, ou le moment favorsble de s’insurger contre les tyrans!. eu
Les relations internationales étaient celles qui exis-
tent entre les peuples habituellement à l’état de guerre. Vavictis, malheur aux raincns, telle était la devise universelle. Aussi bien, hommes, femmes et enfants devenaient la proie du vainqueur qui avait le droit de les faire passer au fil de l'épée, de les vendre comme esclaves, de les immoler aux divinités ou de les livrer aux sanglants spectacles des amphithéâtres. Pour déclarer la guerre à une nation n'im orte quel motif suffisait. “Venait il à l'esprit d’un potentat de faire des captifs, de conquérir du butin ou d’asservir ses voisins, c'était plus qu’il n’en fallait pour prendre les armes.
LECTURES
Les classes populaires et l'esclav
age, PAUL ALLAaRD, Esclaves chrétiens, pp. 3-47.
Les maîtres, Pau. ALLARD, tbid., pp. 112-148. Les esclaves, Paux ALLARD, tbid., pp. 148-187.