‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 154 sur 275 · LE · texte numérisé non relu

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savons le nom de son auteur, les circonstances qui ont déterminé sa séparation et le Lieu où elle a surgi ; tout cela nous prouve que ses chefs ne descendent pas de apôtres.

3) Il est vrai que les évêques de l’Église grecque sont de vrais évêques ; le sacerdoce existe réellement chez eux, ils ont le pouvoir d'ordre. Mais ce qui leur manque toujours c’est le pouvoir de juridiction, c’est-àdire la faculté d’exercer licitement les pouvoirs reçus à leur consécration épiscopale. Cette faculté, c’est le

pape, le-véritable successeur de Jésus-Chist, qui la donne. Ltils ne reconnaissent pas f'autorité du pape.

4) L'apostolicité, — succession ininterrompue depuis les apôtres du pouvoir de gouverner et d’enseigner dans l’Église, — suppose nécessairement la profession inaltérable d’une même doctrine, et partant, l'unité. Or, l’Église grecque n'est pas üne, ni dans sa doctrine ni dans son gouvernement. Aux schismatiques d’aujourd’hui, nous pouvons adresser les mêmes paroles dont saint Hilaire se servait pour réfuter ceux de son temps : ‘“ Vous êtes venus trop tard ; nous savions longtemps avant vous ce qu'on doit croire de Jésus- Christ, de l’Église et des sacrements. Votre apparition tardive est votre condamnation. Le bon grain a été semé et il a poussé avant l’ivraie» (Trinité, Liv. IV).

168. L'Église grecque n’a pas la catholicité.— 1) Cantonnée seulement dans quelques pays, formée d'églises nationales qui n'ont aucun lien entre elles, l’Église grecque n'a donc pas l'unité dans l’espace ou la catholicité.

2) Soumise aux pouvoirs civils, spécialement en Russie elle n’a d’autres extensions que les progrès politiques de la domination grecque ou russe. Elle est donc privée du caractère de la catholicité.

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& Dixa-t-on que l’Église grecque, toute nationale et etl

nique qu’elle est, fait partie de la chrétiente universelle qui, avec elle, comprend l Église romaine et l’Église es Corde dre hégrie.d gs trois Branches. Cette conception, pour être ingénisuse, n en resté pas moins fictive. La catholicité n’est pas constituée par la réunion idéale de plusieurs sociétés distinctes, indépendantes et rivales les unes des autres ; mais uniquement par la diffusion relativement et moralement universelle de la même société visible a travers les nations. Or cette diffusion ne peut pas s'appliquer à l'Église grecque. Celle-ci n’est donc pas catholique.

9 L'É ne voit pas chez elle cet esprit de presélylisme généreux et dévoué qui, par des travaux incessants, cherche à communiquer Ja foi aux peuples qui en sont encore

privés. Où sont ses missionnaires et ses apôtres? Où vont-ils chercher les âmes à sauver æu prix de leurs sueurs et de leur sang? En fait de prosélytisme le schisme grec ne connaît que celui qui s’exerce par la violence et l’oppression, qui force les peuples à l'apostasie par lex vexations les plus iniques, les déportations les plus barbares, la persécution la plus perfide et la plus implacable!.»

169. L'Église grecque n’a pas la sainteté.— 1) On ne saurait le contester, l’Église grecque offre une certaine supériorité sur les Églises protestantes. En effet, sauf quelques points spéciaux, elle a conservé presque tous les moyens de sanctification qui sont dans l’Église romaine : les sacrements y sont les mêmes, c’est le même sacrifice de la messe, le même culte voué à la sainte Vierge. Cependant, on ne peut pas dire,

1. Rurren, Cours élémentaires d’Apologétique, cité par VALVE- KENS, p. 567.

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pour cela, que l’Église grecque a véritablement la sainteté des principes ou active. Les sacrements, le | saint sacrifice de la messe, et les autres moyens de sanc-

par l'autorité légitime, qui est Jésus-Christ lui-mé le fondateur de l’Église véritable.

Or l'Église grecque, comme le rameau séparé du cep de la v” ne, se dessèche et ne donne plus de fruits. Aussi bien est-elle vouée à une absolue stérilité. Elle

produit pas, dans quelques-uns de ses membres ni sans un grand nombre, ces vertus héroïques et supérieures qui, continuellement pratiquées, constituent la sainteté. En d’autres termes, il lui marque aussi la

sainteté passive @,Les Églises orientales ont bien cano-

nisé quelques personnages depuis la séparation, mais

ils ne sont qu’un tout peti e,et dans leurs procès

de canonisation, il ny a guère d'enquête rigoureuse et

méthodique sur le fait même qui serait-capitek-au point

de vue qui nous occupe : l'héroïcité des r'ertus.

LE. Les vertus supérieures que l'esprit des conseils évangéliques doit multiplier dans la véritable Église du Christ, comme son bien social, son trésor de famille, l'Église grecque en offre des exemples peu nombreux et plutôt espacés.

@) La vie sacerdotale et la vie monastique n’y repré- \ suatent généralement pas une ferveur spirituelle, une excellence morale qui dépasse de beaucoup l'honnêteté commune,

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