VALVEKENS, ouv. cit., p
salut. Or les moyens d'arriver à cette fin sont la grâce,
la pratique des vertus, la vie de la foi. Ft les sacrements donnent la grâce, its assurent la pratique des-vertus, ils entretiennent la vie de la foi. Il faut donc dans l'Église une autorité investie du pouvoir de sacerdoce
et chargée de régl-r tou: les détails du culte divin. 181. L'Église Romaine possède le pouvoir de ouverner.— Le pouvoir de gouverner consiste dans le droit de faire des lois qui obligent en coascience et de voir à Teur observation-en jugeant et en punissant les délinquants. Autrement dit, le pouvoir de gouvérñer implique le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire
et le pouvoir répressif ou coactif.
A. L’ÉG1i8E ROMAINE POSSÈDE LE POUVOIR LÉGISy’? VATIF. 1) Les paroles du Sauveur aux apôtres : (Tout c que vous lierez sur la terre sera lié au ciel »,"si-
conscience.
1 2) Saint Pierre reçoit les clefs et la charge de paître # es brebis et les agneaux. Or les clefs sont le symbole f de Ta direction et de l'exercice de l'autorité. Et l'autorité * ne peut s'exercer san: le droit de faire des lois. Com-
ment aussi saint Pierre pouvait-il paître, c’est-à-dire
conduire ses brebis et ses agneaux sans le pouvoir de
« légiférer ?
8) Les apôtres ont usé effectivement du pouvoir légis- ‘."T latif. Dans leurs épîtres, il est souvent question des » lois ecclésiastiques concernant la régie de la commu-
nauté chrétienne (I Cor., x1, 2, 34, etc.)
4) Les successeurs des apôtres n’agirent pas autrement, et étendirent conformément aux besoins de l’Église le cercle du pouvoir législatif. La tradition et la pratique
constante de l’Église en sont la preuve.
5) Sogiété pur l’Église ne peut exister sans une ‘ autorité législative, laquelle a pour mission de diriger
à les membres d’une facon conforme à la fin qu'ils veulent obtenir.
| B. L'ÉGLISE ROMAINE POSSÈDE LE POUVOIR JU DI- | CIAIRE. 1) L’Évangile démontre l'existence de ce pou-
My'otr : (Si ton frère a péché contre toi, va, reprends-le nt'e toi et Jui seul. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. Maïs S'il ne t’écoute pas, prends avec toi une o4 deux personnes, afin que touie l'affaire soit réglée par l'autorité de deux ou trois témoins. S'il ne t’écoute pas dis-le à l’{glise, et s’il n’écoute pas l’Église, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain. En vérité, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre, sera aussi lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre, sera aussi délié dans le ciel » (MATTH., XVI, 15, 17). Dans ces paroles, n'est-il pas vrai que nous trouvons tous les éléments essentiels du jugement : la cause ou le litige, l’accusé , ou l’accusateur, le juge et la sentence ? Il suit de là que l’Église possède incontestablément le pouvo:: de reprendre, de juger, de condamner. 2) L’apôtre saint Paul à son tour fait mention de ce pouvoir dans ses Épitres où il recommande de ne point admettre en jugement contre un prêtre une accusation qui ne puisse être prouvée par deux ou trois témoins. D'ailleurs, lui-même a exércé le pouvoir judiciaire con-
tre l’incestueux de Corinthe que « par la puissance du e Q » cl 7 mme -v ——
Seigneur Jésus »,il Jivra à Satan pour que celui-ci « le hâtiâät dans son coprs, » (1 Tim, 19 ; I Cor., v, 3, 5).
3) Le droit canonique constitué depuis les premiers
[1/7 âges de l'ÉBRSC jt nôS jours, nous atteste que le pouvoir Judiciaire a rempli un grand rôle dans Ta dis-
Dita bte anbnranse de fui mms
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