‹ Leçons d'apologétique [microforme]Chapitre 172 sur 275 · Mar GouraAup, ouv, cit. p.298; VALVEKENS, ouv. cit., p · texte numérisé non relu

Mar GouraAup, ouv, cit. p.298; VALVEKENS, ouv. cit., p

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} PB. [A PRIMAUTÉ CONFÉRÉE A SAINT PIERRE DE- VAIT PASSER A SES SUCCESSEURS. 1) Pierre est le fondement de l Église ; celle-ci, au témoignage de son foneur, doit durer jusqu'à la fin des temps. Il s'ensuit donc que le fond c'est-à-dire Pierre, investi de la primauté, devra durer aus gtemps que l'Eglise. Cette durée jusqu'à la fin des temps est inexplicable si l’on n’admet pas que l’autorité souveraine de Pierre

devait passer à ses successeurs.

‘À 2) D'ailleurs la primauté du ch jse est né de s D1 À à Rersa”

aussi, c'est-à-dire se transmetise d'âgeenige,

3) Cest l’enseignement de la tradition. ù ier-

re, dit saint Ambroise, là est l’Église. » (Pierre, écrivent saint Léon et saint Pierre Css slogue, occupe toujours son siège. »

184. Les évêques sont de droit divin supéricurs La distinction entre les évêques et

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aux prêtres. — 1) les simples prêtres a toujours existé dans l’Église.

| est donc de droit divin. Rome, Antioche, Alexandrie | et Jérusalem ont des listes épiscopales qui remontent jusqu'aux apôtres. Ces listes témoignent explicitement l de l'existence d’une hiérarchie composée d’un évêque de prêtres et de diacres.

2) On ne trouve nulle part aucun document qui prouve que la distinction entre les évèques et les prêtres soit une innovation introduite dans l’Église à cette époque, vers le milieu du second siècle, par exemple, au dire des

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hérétiques. Cette distinciton doit donc remonter à Jésus-Christ lui même, 85. La hiérarchie dans l’Église Romaine.—

Église romaine n'est pas une démocartie, où tout le pouvoir réside dans le peuple et émane de lui. Elle est une société inégale composée de deux parties principales dont l’une commande, et l’autre obéit ; dont l’uneenseigne, et l’autre est enseignée. Mais les membres de l'Église enseignante ne sont pas égaux. C’est la distribution subordonnée du pouvoir aux membres de l’Église enseignante que l’on appelle hiérarchie.

Il y a deux hiérarchies : la hiérarchie d’ordre et la hiérarchie de juridiction.

I La mÉRARCHIE D'ORDRE est le pouvoir sacré que " rames = « .

confère le sacrement-de l'ordre, c'est-à-dire l'ordination

et La consécration. Le pouvoir d'ordre est ?nséparable de la personne consacrée : de droit divin, il comprend trois degrés ; le pouvoir des érèques, le pouvoir des prè re celui des ministres (diacres, sous-diacres, = La hiérarchie d'ordre a pour principal objet l’administration des sacrements. Han cs E: La HIÉRARCHIE DE JURIDICTION est le pouvoir sacré que confère l'institution canonique, c’est-à. dire la nomination, la délégation. Le pouvoir de juridic. tion peut être enfevé à la persons qui en est investie- Elle comprend la primauté, l’épiscopat et la prétrise-

Son objet principal est le gour "à du 5 L'ensemble hiériarchique des personnes consacrées au service de Dieu dans l’Église catholique, soit par l’ordination seule, soit par l’ordination et l'agrégation à un ordre religieux, s’appelle clergé. I] y a le clergé séculier, qui ne reçoit que l'ordination, et est destiné à vivre dans le siècle, c’est-à-dire dans le monde ; et le

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clergé régulier, qui fait profession de vivre en dehors du monde, dans l’observance des vœux de religion et des ègl nastiques.

L'administration dans l’Église Romaine.— ” Le paPpEe. Le pape doit, par sa charge, veiller sur l’Église entière au point de vue de la prédication de l'Évangile, de l'administration des sacrements et de l'observation des lois ecclésiastiques. Il excrce son autorité soit à Rome, soit en dehors de Rome.

1) A Rome le pape peut être considéré comme éréque de Rome, comme souverain des états pontificaux, comme chef de l’Église.

a) Comme évêque de Rome il est aïdé par le cardinalvicaire et son vice-gérant.

b) Comme souverrin des États de l'Église, le pape est aidé par le cardinai-cameriingue et le cardinal secrétaire d’État.

2) EN penors DE ROME, le pape est aidé par les légats, les nonces apostoliques, les délégués apostoliques et les ablégats. Le pape se sert aussi des évêques pour savoir ce qui se passe dans le monde catholique.

Quand il s’agit d’affaires particulières, le pape répond par des brefs ou des bulles. Au sujet des questions d’intérèt général, le Souverain Pontife fait connaître ses décisions par des définitions dogmatiques, par des décrets des congrégations. Aux époques critiques, le pape adresse des encyclicques ou des lettres lesquelles ont surtout pour but de définir un point de dogme, de morale, de discipline contesté ou mal compris. Les allocutions consisroriales que le pape prononce lors de la préconisation des évêques et la nomination des cardinaux servent à faire part des vues du chef de l’Église sur la situation

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de la chrétienté en général ou de quelque contrée catholique.

Les cardinaux sont les conseillers intimes du pape. Celui-ci les consulte, mais il n’est pas tenu de suivre leur avis. Les cardinaux font partie des congrégations ; ils en sont toujours préfets ou membres consulteurs.

21. Les Evèques. Les évêque n’ont juridiction ou pouvoir de remplir leur charge que sous la direction suprême du pape et dans leslimites de leurs diocèses. Ils ont dans leurs diocèses réspectifstesdrôits étendus au triple point de vue du ministère sacerdotal, du ministère doctrinal et du ministre gouvernemental.

Ils sont aidés dans l’administration par le chapitre, les vicaires généraux, l’officialité et le sécrétaire général ou chancelier. Ils communiquent avec Rome au moyen de correspondances, et, tous les cinq ans, ils doivent rendre compte au Souvercin Pontife de l’état de leur diocèse. Ils font alors le voyage appelé ad limina. Les évèques qui résident en dehors de l’Europe peuvent faire ce voyage tous les dix ans. Ils communiquent avec les autres diocèses par les conciles généraux, nationaux et provinciaux. Tous les quatres,ans, ils doivent visiter une partie de leur diocèse, et ‘!- -’adres sent à toutes leur ouailles au moyens de lettres pastorales et de mandements. Les évêques ne participen: au gouvernement général de l’Église que lorsqu'ils se réunissent en corps pour prendre des décisions concernant l’Église, et de concert avec le pape. Pour être en union avec le Saint-Siège, il ne leur suffit pas d’avoir recu la consécration ou le pouvoir d’ordre, mais, avant tout, il faut qu’ils soient investis du pouvoir de juridiction.

III. Les prêôrres. DAns une certaine mesure, les simples prêtres participent aussi au gouvernement de l’Église. Par suite de l’ordination reçue, ils peuvent

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