L.-A. PAQUET, ouv. cit., p
400 1ECONS D’'APOLOGÉTIQUE
RÉPONSE — « Non, s’écrie le comte Albert de Mun, ce n’est pas le désouragement et la lassitude, ce n’est pas la déception du cœur ni l’effroi de la vie qui peuplent les couvents ; c'est l’irrésistible et impérissable attrait du sacrifice et du dévouement ; c’est le mystèrieux besoin que la foi met aux âmes croyantes d’accomplir, par le don de soi-même, la loi fondamentale du christianisme. Ne cherchez pas ailleurs le secret de la vie religieuse ; il est là, à des profondeurs où les lois et les gouvernements ne peuvent atteindre, où s’alimente sa source intarissable et d’où s’élance sans trève, vers le monde refroidi par l’égoïsme, labouré par la misère et la souffrance, ces hommes et ces femmes qui ont renoncé à lui demander ses joies pour lui donner leurs exemples de pauvreté volontaire, de chastété héroïque, l’obéissance réfléchie, de dévouement sans récompense humaine, quelquefois payé par l’outrage et le mépris, et qui font aiusi, dans le sacrifice de leur liberté, le dernier, le plus magnifique, le plus décisif usage de la liberte elle-même!. »
241. Quatrième objection : les religieux entravent l’action du clergé séculier.— Les religieux entravent l’action du clergé séculier ; aveuglement soumis au pape, ils sont indépendants de toute autorité locale et nationale.
RÉPoxsE. Voici comment Léon XIII, dans sa lettre au cardinal Richard, résout cette objection : « Nous n'ignorons pas que pour colorer certaines rigueurs, il en est aui vont répétant que les congrégations religieuses empiètent sur la juridiction des évêques et lèsent les droit du clergé séculier. Cette assertion ne peut se